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Antiféminisme Aimeles

(Commémoration novembre 1918) Morts pour rien ?

Publié le 11 novembre 2018 par Léonidas Durandal à 14 h 21 min

Ainsi, selon notre président Emmanuel Macron, les Français seraient morts pour rien, victimes d’une inévitable lutte fratricide entre systèmes pervers. L’Europe d’aujourd’hui construirait une paix que l’existence des nations rendait impossible.De cette époque, il ne resterait que la mort et la désolation issues d’erreurs à ne plus jamais répéter.

Je veux m’inscrire en faux contre un tel raisonnement. Il n’est pas inutile de se battre et de mourir pour les idées qui nous animent. La guerre a certes un aspect monstrueux, mais la vie n’en est pas moins ridicule, et vouloir la préserver à tout prix mène à la lâcheté et aux compromissions les plus viles.

Plus encore, nos aïeux ne sont pas morts pour rien. La foi chevillée au corps, ils ont défendu un pays salement gouverné par la gauche idéologique, mal engagé et follement rêveur. Ils ont stoppé les desiderata totalitaires d’un pays mené par une ambition sans mesure. Et ils n’ont pas été assez loin. Car la mollesse de notre élite face à l’Allemagne a permis à cette dernière d’espérer une revanche, de croire qu’ils avaient été trahis par leurs généraux, et que sa défaite n’avait pas été totale. Déjà notre faiblesse de cette époque préparait des lendemains qui devaient déchanter.

Aujourd’hui cette nouvelle gauche nous explique que la notion de nation, qu’elle-même a sali, et de combien de manières, en détruisant les régionalismes, en devenant totalitaire, en écrasant les autres peuples par le colonialisme, en sacrifiant combien de soldats inutilement, que cette notion de nation donc, ne devrait plus exister, qu’il ne devrait plus nous rester qu’un patriotisme de bon aloi. Mais un patriotisme sans soutien institutionnel, n’est qu’une idée désincarnée menacée par des puissances d’intérêt étrangères. La nation, si elle doit être totalement inféodée au patriotisme n’en a pas moins la nécessité d’exister.

En nous coupant de notre souveraineté, des personnes comme Emmanuel Macron nous laissent pieds et poings liés à des oligarchies bureaucratiques, à des multinationales sans scrupule, à des pervers qui pourront exercer leur pouvoir en dehors de tout contrôle. Un peuple a besoin de faire ses erreurs pour grandir, d’assumer ses décisions. Lui mentir parce qu’il serait trop bête pour comprendre, ne sert à rien, car il finit par rejeter des décisions qu’il comprend de moins en moins.

Nos gouvernants depuis pas mal de temps, se considèrent comme nos maîtres et non comme nos représentants. Il s’est instauré entre eux et nous une relation de colonisé à colonisateur, qui nous infantilise chaque jour de plus. Et face à notre impossibilité à exercer la responsabilité, et à la désirer, ces gouvernants justifient toujours plus leur mainmise sur nos destins.

Ainsi l’Europe a-t-elle été conçue comme le constat d’un échec de la part de gouvernements de gauches désirant exercer le pouvoir, mais ayant échoué dans les cadres nationaux dans lequel ils évoluaient. Le problème n’est pas le cadre, mais l’idéologie qui l’anime. Cette idéologie de fracture entre les gens, aujourd’hui par le combat des minorités contre la majorité, persiste à travers les époques de notre histoire contemporaine. Les nouveaux coupeurs de tête comme les anciens, cherchent chez leur adversaire un ennemi à abattre, pas une personne qui vous permettra d’apprendre de vos erreurs. Du coup, pour stopper toute cette violence dont ils sont à l’origine, ils en sont venus à penser que les peuples n’auraient plus certains droits, dont celui de se défendre par les armes. L’Europe est chargée de pacifier les gens qui devraient se résoudre à adhérer à ses idéaux de paix. Ainsi devrions-nous accepter de perdre progressivement toute liberté pour que ce nouvel avenir radieux se réalise cependant que la réalité des conflits d’intérêt, du mal dans le monde, des divergences de points de vue, resurgissent à chaque instant pour menacer l’édifice.

Cette vision infantile  d’une paix éternelle sur terre ne se réalisera jamais. Ce rêve se solde immanquablement par l’instauration d’un totalitarisme privant les individus de leur liberté de conscience. Et ce totalitarisme mène à l’implosion ou à la guerre civile.

Issue d’un refus de mourir bêtement qui peut se comprendre aussi comme un élan de vie, cette ambition gauchiste débouche sur un refus de vivre, tout simplement. Là encore, il n’y a pas de liberté sans Dieu, sans une instance supérieure qui nous permet en même temps d’exercer notre liberté, en même temps d’y mettre des limites. L’homme qui veut définir lui-même ses lois, tout d’abord massacre ses concitoyens pour leur imposer ses idées, puis va massacrer d’autres nations, avant de s’apercevoir qu’il doit priver tout le monde de liberté de conscience pour éviter le moindre “>

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3 Commentaires

  1. Commentaire de Léonidas Durandal:

    “Honorer les combattants noirs, nos frères de lutte”, Libération du 11/11/2018.

    Notre capacité à humilier les peuples étrangers en faisant preuve d’une arrogance sans mesure, est proprement stupéfiante.

  2. Commentaire de Léonidas Durandal:

    “Terrorisme: les morts ont un sens”, L’Express du 12/11/2018.

    Le story telling moderne n’est qu’un moyen de donner un sens au chaos pour éviter la dépression.

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