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Antiféminisme Aimeles

Emmanuel Macron le père, Alexandre Benalla le fils

Publié le 22 septembre 2018 par Léonidas Durandal à 11 h 53 min

Emmanuel Macron n’en finit pas de nous surprendre. Autant François Hollande avait un sens du ridicule lumineux. Autant la présidence d’Emmanuel Macron prend des atours de drame sentimental passionnant. Avec lui, nous découvrons tous les affres de la moderne famille et les tentations qui vont avec. Que celui qui n’a jamais eu envie de baiser une de ses profs lui jette la première pierre. Que le professeur qui n’a jamais eu envie de se faire trépaner par un de ses élèves en fasse de même.

Au contraire de la très grande majorité qui pressent bien toutes les implications rocambolesques d’une telle situation, Brigitte et Emmanuel se sont volés dans les plumes à la première occasion. Ils n’ont pas franchi le Rubicon, ils l’ont survolé, loin, très loin, au-dessus de la bourgeoisie locale, des institutions religieuses, de leurs familles. « Yes we can » et ils l’ont fait.

Bon nombre de Français pensent qu’il n’y a aucune implication entre vie privée et décisions politiques. Je ne crois pas que ce soit entièrement vrai. Nous ne pouvons nous détacher aussi facilement de notre vécu et si nous ne devons pas tomber dans une sorte de puritanisme, il ne faut pas non plus être trop naïf sur ces questions. L’affaire Benalla vient de nous en donner un exemple.

Alexandre Benalla, attaché à la sécurité du président, fait un travail de maintien de l’ordre somme toute habituel durant une manifestation. Mais les réactions de la doxa ont été très importantes.

Les journalistes cherchent une explication, les commentateurs également, mais il me semble qu’une voie principale n’a pas été explorée. Celle d’une décision affective.

Les cyniques qui voient des réseaux et de la raison partout, nous expliquent qu’il s’agit d’un rapport de force entre puissances qu’ils ont pourtant du mal à identifier. En effet, pourquoi ceux-là mêmes qui ont fait élire Emmanuel Macron, se mettraient subitement à le dénigrer ? Pour eux, il faut donc qu’il ait été mis au pas par quelque organe d’influence obscur parce qu’il n’aurait pas respecté tel ou tel plan de l’oligarchie mondiale. Qu’est-ce qu’il n’aurait pas respecté, quel est ce fameux plan ? Bien entendu, nous le découvrirons plus tard. En attendant, je préfère moi, me baser sur des faits.

Effectivement, Emmanuel Macron a été élu par l’entremise d’un réseau. Effectivement ce réseau lui a lancé un signal durant l’été. Pourtant, je crois que ce genre de décision répond plus de l’affectif que du pensé.

 

L’oligarchie

Emmanuel Macron agit avec la plus grande des libertés, comme il l’a toujours fait d’ailleurs, représentant pourtant paradoxal d’une domination institutionnelle ancienne, celle de la révolution française. Enfant d’une révolution qui ne le supporte pas, comme tous ses enfants, il est le fruit de cette révolution en ce qu’il vit dans le péché avec une femme mariée, en ce qu’idéologiquement, il tend vers le progressisme, c’est à dire la bonne gestion des intérêts particuliers, défiant envers la morale.

Intelligent, il a senti que les racines de la France plongeaient bien avant 1789. Mais pour lui, cette évidence s’apparente encore à un mystère, une donnée pragmatique plus qu’à un horizon. Le système oligarchique révolutionnaire lui, ne peut supporter personne à sa tête. La terreur n’est pas survenue par hasard. La guillotine était la réponse évidente à la volonté d’en finir avec l’autorité.

Contradiction inhérente à la révolution : il faut de l’autorité pour gouverner. Emmanuel Macron cristallise cette tension pour l’oligarchie. Il prend des décisions qui lui sont favorable. En même temps, les résultats escomptés n’arrivent pas. Au contraire, il choque les positions de chacun. Il apparaît de plus en plus comme un tyran qui nous resservirait du réchauffé. Cette caste incapable de se remettre en question, ne peut accepter d’être perturbée dans ses croyances. Il lui faut donc se servir de son pion comme d’un bouc émissaire. La révolution rate toujours à cause d’un Staline, d’un Robespierre, d’un Pol Pot…

 

Emmanuel Macron

Voilà un homme dont nous avons appris qu’il plaçait ses amis. Alexandre Benalla est l’un de ceux-là. Seulement d’habitude, les hommes politiques n’ont pas d’amis. Ils n’ont que des réseaux. Ce sont des animaux à sang froid.

Emmanuel Macron n’est pas vraiment l’un de ceux-là. Alors qu’un jeune qu’il a placé, s’est fait prendre par la patrouille en train de taper sur du gauchiste, la première réaction logique aurait voulu que le type soit définitivement écarté. Au contraire, Emmanuel Macron fait tout pour le soutenir, affolant en cela son “>

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4 Commentaires

  1. Commentaire de Léonidas Durandal:

    (Vidéo coub) “Emmanuel Macron drague Donald Trump”, Durandal coub du 24/11/2018.

    J’essaie d’élever le débat, mais…

  2. Commentaire de Léonidas Durandal:

    “Collomb et Macron: du père spirituel au parent éloigné”, L’Express du 03/10/2018.

    Décidément, l’ambiance est très familiale au sein du pouvoir…

  3. Commentaire de Léonidas Durandal:

    “Juger Macron sur le fond, pas sur la forme”, L’Express du 21/09/2018.

    La forme dit aussi beaucoup de ce que nous ne voulons pas entendre et qui entrave les réformes dans son propre camp.

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