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Antiféminisme Aimeles

Le jeune est con (pardon de devoir rappeler cette évidence)

Publié le 16 novembre 2019 par Léonidas Durandal à 13 h 07 min

Suivant en cela le dicton qui dit que l’homme aime la femme, que la femme aime l’enfant et que l’enfant aime le hamster, je voudrais creuser. Oui, à chaque génération le jeune se sent limité par le monde des adultes, enfin le monde des adultes qui a grandi, mais tel est son destin. Car le jeune ne va pas révolutionner le monde, il ne va pas faire mieux que ses aînés s’il ne les comprend pas avant. Il peut même nous mener à la catastrophe, notre histoire récente autour de mai 1968 ne nous le prouvant que trop.

Le jeune est donc idiot par nature mais il ne faut pas lui en vouloir spécialement, car ce n’est pas de sa faute. Quand tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes, sa maman lui a dit qu’il était parfait, et il lui a fallu le croire pour se donner un peu de contenance. Ainsi va-t-il se lancer à la conquête de l’univers aussi implacablement qu’il est idiot et qu’un père n’a pas fait contrepoids à sa fantaisie.

D’abord va commencer la première phase nécessaire d’individuation, à l’adolescence, où pour se séparer du cocon familial et prendre ses marques sur terre, il va pourrir ses illustres géniteurs. Normal. A cette phase cruciale, s’il ne lui est pas donné de vraies responsabilités, il va s’enferrer dans le “tout est possible”. Or voilà qu’en persistant, il va se fourvoyer jusqu’à devenir un parent qui transmettra à ses enfants toutes ses frustrations, tout ce qu’il a cru possible mais qui ne s’est pas réalisé parce que vous comprenez, “le monde est trop con”. Du coup, l’idiot qui reste jeune engendre à la pelle d’autres idiots qui vont rester jeunes, ad vitam eternam.

Il faut bien comprendre que la jeunesse n’est certainement pas un âge, ou une forme d’immaturité, mais qu’elle se conquiert. Rester à l’état jeune, n’est pas progresser, mais au contraire, être certain de ne jamais avoir l’occasion d’acquérir une fraîcheur éternelle appelée jeunesse. Elle est son envers. Or le jeune, appuyé par des parents jeunes, va se persuader qu’il est doté de ce que je viens précédemment de définir comme “jeunesse”. Il va alors échouer pitoyablement à prendre sa place dans le monde de manière positive. Il va le pourrir.

Les compétences du jeune

En amour, le jeune est bête, naïf, il ne sait rien, il a tout à apprendre, et il va d’échecs en échecs.


En matière sentimentale, le jeune de sexe masculin est pris entre deux désirs contradictoires : baiser n’importe quoi, et trouver un substitut unique à sa mère. Débordant d’une énergie qu’il a toutes les peines à contrôler, et alors que les adultes de son entourage lui demandent de la conserver pour plus tard, bien plus tard, il craque parfois, non disons-le plutôt, souvent, en faisant l’amour à du coton. Du coup, il n’est jamais bien présent au monde. Il patiente, bêtement, l’oeil fumeux, la queue molle, le teint terreux. Il reluque les seins, les fesses de la moindre catin comme autant de promesses de réalisation de son moi. Et revigoré par une courte abstinence, il sombre de nouveau dans les mêmes fantasmes libidineux qui l’éloignent toujours plus de la réalité. Zombi tu me fais peur, zombi je t’aime.

Perdant de nature, le jeune homme en voyant l’adolescente, ressent le pouvoir irrationnel qu’elle exerce sur lui et en est humilié d’autant plus qu’il est intelligent. Malhabile, il comprend vite qu’il ne peut conquérir sans se soumettre. Seconde humiliation. Il va tout devoir aux femmes qui l’auront déniaisé, mais il leur en voudra aussi de lui avoir révélé l’affreuse vérité : son désir n’était rien, ou si peu. Il se sera dilué à leur contact, et jamais il ne le retrouvera auprès d’une seule de celle-là. Sauf s’il reste à l’état d’enfant, et là, c’est encore pire.

En amour, la jeune femme appréhende plus ou moins violemment son pouvoir et l’attraction qu’elle peut exercer sur le mâle. Elle cherche. La meilleure chance d’en attraper un consiste-t-il à jouer la maman ou la putain ? Si je ne suis pas aimé pour ce que je suis peut-être puis-je être aimée pour mon cul ? Ou peut-être un peu des deux ? Non, je cherche l’amour. Toutefois avant de l’avoir trouvé, je ferais “>

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5 Commentaires

  1. Ping de Guy Bernard de sexe male:

    Bonjour Léonidas Durandal

    Votre article sur la jeunesse est tout bonnement époustouflant. J'espère que votre pensée et vos idées , puissiez les insérer sur des supports médiatiques plus consultés. Merci à vous

  2. Ping de Léonidas Durandal:

    "Première fois: comment bien vivre cette expérience?" Figaro du 16/11/2019.

    Ne pas en faire toute une histoire et passer à la casserole de préférence après le mariage. 

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