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Les inextricables situations dans lesquelles nous mettent les femmes dans les milieux mixtes : le cas du patinage.

Publié le 4 février 2020 par Léonidas Durandal à 17 h 47 min

En 1990, Gilles Beyer couche avec une des patineuses de 15 ans qu’il forme, Sarah Abitbol. Leur relation dure 2 ans. Il fait des avances à une autre patineuse, Laetitia Hubert, mais celle-ci le repousse. Eu égard à son comportement général, une plainte est déposée en 2000. Mais les faits ne sont pas jugés suffisants pour entraîner une condamnation judiciaire. Cependant la plainte remonte jusqu’au ministère des sports et Marie-Georges Buffet l’écarte en 2001. Il continue cependant à être responsable des tournées de gala, et d’un club de Hockey sur glace. Didier Gailhaguet l’intègre entre 2014 et 2018 au sein de la fédération française de patinage pour remplir des fonctions institutionnelles.

Des hommes chargés de testostérone au contact de jeunes filles

Ce trait est particulièrement caricatural dans le milieu du sport. Pour réussir, les hommes doivent être pourvus d’une bonne dose de testostérone. Et qui dit testostérone, dit aussi activité sexuelle débordante. Pour un homme moyen, il est déjà difficile d’apprendre à harmoniser son rapport au monde à ses propres pulsions. Tant qu’il est encore en activité, le sportif de haut niveau évacue une bonne partie de son énergie dans l’entraînement.

Puis vient l’âge où il arrête, où son corps fonctionne encore bien, et où il doit gérer son trop plein. S’il a réussi, c’est à dire s’il est celui dont les hormones le travaillent le plus, il va être sollicité pour des fonctions d’entraîneur. Et là, dans certains milieux, il va se retrouver en contact avec des femmes, parce que vous comprenez, elles doivent réussir aussi bien que les hommes.

Cet entraîneur est d’ailleurs parfois tenant de cette mixité comme nous l’a prouvé le basketteur Kobe Bryant juste avant de partir en fumée. Celui-ci, accusé d’agression sexuelle, aussi au début des années 2000, n’a pas hésité à faire la promotion des femmes dans le championnat masculin d’élite. Tout cela pour que sa fille suive ses traces. La vie de ces chevaliers maman, leurs décisions politiques, et leurs pratiques peuvent être complètement dissociées. Le monde leur dit d’encourager la promotion des femmes. Dans leur vie personnelle, ils en ont été victimes. Mais pour s’intégrer au groupe et suivre leur absence complète de remise en question, ils ne vont en tirer aucune conséquence.

Voilà donc notre sportif de haut niveau, promu parce qu’il est le meilleur, bourré d’hormones mâles, parfois au contact de ces dames.

L’inévitable dérapage

Donc, dans le groupe des entraîneurs hommes, des individus au comble de la virilité. Dans le groupe des jeunes filles, pas mal qui s’identifient à des hommes, ou bien en manque de repères paternels. Pour les premières, leur tendance au lesbianisme évitera tout « malentendu ». Par contre, pour les secondes, c’est déjà plus tendu. Certaines ont reçu une éducation suffisante pour savoir ce qu’elles veulent et ce qu’elles ne veulent pas. D’autres sont bourrées d’ambiguïtés. Elles aiment l’entraîneur, mais elles ne savent pas où s’arrête cet amour. Elles fantasment sur lui, et l’entraîneur qui n’est pas de bois, est aux aguets.

Il faut dire aussi que pour ces jeunes filles, cette autorité n’est pas intrinsèquement sans attraits. Pour ces hommes, ces jeunes femmes à initier au comble de l’attraction physique qu’elles exerceront sur leur entourage, ne peut pas les laisser insensibles. L’homme va se dire : « Si je ne tente rien, je ne suis pas un homme. » car ce qui fait l’homme, c’est aussi d’oser aller vers les femmes. La fille va se dire : « S’il m’aime, je suis donc une personne spéciale, surtout s’il déroge à toutes les règles sociales. » Bref, hommes et femmes vont être tiraillés entre le socialement inacceptable et l’orgasme physique. Très souvent, la saillie va l’emporter. Puis comprenant que le physique seul ne peut combler un individu, ces couples finiront par se séparer, surtout que la femme n’aura pas trouvé le « non » d’un père qui l’aurait fait grandir. L’homme lui-même se sera laissé aller, et il perdra pied, draguant les jeunes femmes jusqu’à être rappelé à l’ordre par la société. Ce quiproquo ne porterait pas tant à conséquence si…

Quand la ruche s’en mêle

Les femmes jalouses de leur pouvoir, commencent à trouver le comportement de cet homme inapproprié. Ce sont des mères, des jeunes filles abandonnées, ou vexées d’avoir été considérées « >

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