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Mad Max Fury Road féministe ? Pas si sûr

Publié le 19 mai 2015 par Léonidas Durandal à 16 h 34 min

de répéter « Action ! » au moment où il va entamer ses destructions. Celui-là est le serviteur le plus zélé du mal, hermétique à toute vraie morale. Il deviendra aveugle mais continuera jusqu’à la fin à accomplir son œuvre de mort. Belle métaphore. Quant au chef comptable, gras et dégoulinant, il limiterait presque les folies de ces hommes. Mais il n’est pas écouté. Si les scénaristes avaient réellement compris le sens d’une vraie écologie, ils lui auraient donné une place plus positive.

 

Des hommes sanguinaires et lâches parce que soumis à une image de femmes parfaites.

Les scénaristes de Mad Max 4 ont refusé de travailler consciemment l’idée que tous ces hommes devenus fous étaient motivés par autre chose qu’une simple avidité matérielle, qu’ils étaient mus par le besoin des femmes. Cet asservissement des hommes, leur propre asservissement, n’est pas compris par les scénaristes même s’ils en font un portrait plutôt exact. Faut-il rappeler ici qu’il est demandé à ces artistes couillus de produire des films « féministes » qui dénoncent le pouvoir des hommes, et ceci à coups de 100aines de millions de dollars, mais que cette évidence ne les interroge pas plus que cela ? Ils ne voient pas qu’ils font partie de ceux qui courent après les femmes dans un désert alors même que leur inconscient leur fait produire des films pour dénoncer cet état de fait. Ils voudraient que les femmes se libèrent, non pour les rendre heureuses, mais surtout pour ne plus avoir à courir. Telle est l’irresponsabilité des hommes modernes qui veulent des femmes indépendantes afin de pouvoir se décharger de leurs devoirs. Quant aux femmes, elles construisent ces déserts qui font d’elles des êtres désirables. Ainsi assoient-elles leur pouvoir. Mais ce film ne va pas jusque là. S’il fait un portrait éloquent de l’homme moderne, il ne voit rien des femmes, ou pas grand chose.

 

Les hommes.

Ils sont détruits, ils n’ont que peu de mots dans leur vocabulaire, comme s’ils avaient été coupés de leur langue « maternelle ». Mad Max a perdu son identité depuis qu’on lui a enlevé sa famille.

Ne jamais essayer de museler un vrai mec.

Ne jamais essayer de museler un vrai mec.

Celle-ci est morte et ses membres lui reviennent en hallucination. Il est l’image du père déchu car divorcé, écarté des siens et pour qui plus rien ne compte. Il est devenu indifférent au monde et aux femmes en tant que telles. Seule le fantôme de sa fille le perturbe encore. Elle va le guider jusqu’à la rédemption.

Quant aux serviteurs déshumanisés du tyran, ils quêtent seulement un peu d’amour dans le regard du gourou, eux qui n’ont pas été aimés dans leur enfance, eux à qui il manque un vrai père. Les « war-boys » serviteurs métrosexuels d’« Immortal Joe », n’hésitent pas à se sacrifier parce que leur chef a daigné les regarder une fois. « Je vis, je vaincs, et je vis encore », idéal de performance et d’immortalité qu’ils se répètent pour se donner du courage au moment de partir dans l’au-delà. Or contrairement à l’idée défendue dans Fury Road par les scénaristes, je ne crois pas que des mères qui sont à l’origine de ce manque de par leur féminisme, puissent être aussi la solution à nos problèmes de société.

 

Les femmes.

Mad Max n’est pas le seul a être empli d’un désir de rédemption. L’impératrice Furiosa, le personnage principal féminin l’est aussi. Ils vont se retrouver sur ce terrain là. L’ancienne féministe cherche à retourner sur la terre mère de son enfance pour retrouver une vie, plus naturelle. En effet, elle a été arrachée à ce monde et le regrette comme si elle avait eu une responsabilité dans l’affaire.

En fait, elle a souscrit au féminisme et cherche le pardon en revenant sur la « terre verte ».

Furiosa est pardonnée ou le retour de la fille prodigue.

Furiosa est pardonnée ou le retour de la fille prodigue.

Elle y sera accueillie chaleureusement par des matriarches déchues. Car nous ne sommes plus dans les années 90′, où la société idéalisait la venue au pouvoir des femmes, comme dans le film « La belle verte ». Désormais, pas mal de femmes ont compris, mais aussi certains hommes, que leur promotion sociale dessexuée avait ses limites. Ainsi Furiosa en est-elle revenue du monde salariée. Quant aux matriarches « >

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8 Commentaires

  1. Ping de kasimar:

    Rhôôôô les femmes viennent de Vénus et les hommes de Mars … vous cherchez à provoquer  Vide-all Leonidas ?

  2. Ping de Léonidas Durandal:

    « Vous aimez la politique : allez voir Mad Max », Rue89 du 23/05/2015.

     

    C’est marrant comme le journaliste perçoit le côté actuel et politique du film tout en ignorant la dialectique qui nous a conduit à la catastrophe sociétale présente.

  3. Ping de kasimar:

    J’ai constaté – après peut-être est-ce de la paranoïa de mon côté- que les personnages fictifs féminins avaient tendance à devenir des guerrières : femmes fortes, brillantes …  notamment dans les séries, tant et si bien que celà finit par en devenir lassant. Je pense que je vais commencer par boycotter les séries US, surtout celles les plus récentes.

    En tout cas il y a en permanence une certaine propagande qui est effectuée. Sans doute pour « évoluer » les mentalités

    • Ping de Léonidas Durandal:

      C’est certain. Nombre de séries sont maintenant faites pour des célibataires femmes qui s’identifient au personnage brillant etc… pour compenser leur vie médiocre. Mais ici, ce n’est pas tout à fait cela.

      • Ping de kasimar:

        Désolé du HS Leonidas, mais j’avais vraiment besoin d’extérioriser. A part certains films comme Insidious 2 où il y a un message latent qui dénonce les dérives de la théorie du genre et qui nous invite à imaginer que la théorie du genre n’est pas si « moderne » que celà.

        En effet, en lisant par exemple violence des femmes de Régina ce dernier a rapporté que chez les Parthes dans l’Antiquité il y avait certaines cérémonies où garçon et fille s’échangeaient leurs attributs (atours).

        On pense à tort que la société « évolue ». Mais comment un être humain qui a les mêmes contraintes depuis le début de son existence pourrait évoluer ? La violence de nos sociétés et les femmes ont largement démontré qu’elles en été capables autant si ce n’ est pire de la violence.Ce qui casse le mythe de la femme « innocente ».

        N’oublions pas que la femelle est bien souvent plus dangereuse que le mâle dans chaque espèce.

        • Ping de Léonidas Durandal:

          Il y a toujours eu des inversions encadrées dans les sociétés traditionnelles. Durant les carnavals, des hommes jouaient des femmes et inversement. Ces fêtes avaient pour but de renforcer la cohésion du groupe le reste de l’année. La gay pride jouait un peu ce rôle il y a quelques années. Mais désormais, le carnaval essaie de rester toute l’année. L’antinorme devient la norme. C’est le renversement du renversement. Pour le moins absurde.

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