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Antiféminisme Aimeles

“Tomboy” : le film des blancs dégénérés.

Publié le 1 avril 2014 par Léonidas Durandal à 9 h 59 min

Pas de divorces, pas de situation dramatique, pas de cris dans ce film où on touche presque à la banalité du mal. Les parents en manque de garçon habillent une de leur deux filles en pantalon, la mettent dans une chambre bleue, le père lui fait boire de la bière et conduire la voiture. Pour tout le reste, les deux adultes qui les ont mis au monde leur laissent faire tout et n’importe quoi, sans rien dire, tant qu’ils ne les dérangent pas, jusqu’au jour où… ces parents sont mis face à leurs contradictions. Car leur laisser-aller mêlé de désirs déviants a fini par avoir des conséquences : la petite Laure se fait désormais appeler Mickaël auprès des enfants de son nouveau quartier. Or la rentrée des classes va bientôt sonner, et il va falloir que Laure assume son sexe. Tomboy Mais elle n’y a pas été préparée et maintenant refuse carrément son identité de fille. Elle a poussé comme du chiendent au milieu de parents surtout préoccupés de satisfaire leurs désirs et qui ont déménagé de villes en villes sans offrir de stabilité sociale à leur progéniture. Ils laissent les clés de la maison à Laure qui les met autour de son coup afin qu’elle puisse se débrouiller toute seule, entrer et sortir comme elle en a envie, responsable de son destin, tout comme on lui a laissé croire qu’elle pouvait être responsable du choix de son propre sexe. Elle s’enfuit jouer avec les garçons au football, sans que ses parents ne soient au courant, se fait passer pour Mickaël, le nouveau venu du quartier, se laisse maquiller par Lisa, singe les garçons dans des gestes qui ne lui sont pas naturels et ceci afin de pouvoir s’intégrer à la meute, elle se fabrique un phallus en pâte à modeler pour ne pas être découverte quand ils se rendent en groupe à la baignade. En somme, elle est complètement paumée. Le retour à la réalité va être dur.

Quand sa mère s’aperçoit qu’ils ont commis une erreur, elle force enfin sa fille à devenir ce qu’elle est. Mais elle-même perdue au milieu de ce manque de repères propre à notre génération, se tourne vers son enfant, en pleurant, pour lui demander si une autre solution n’est pas envisageable. Assurément, la France n’est pas encore assez progressiste pour accepter l’enfant tel quel. Quant au père, féminisé au possible, il ne soutient pas sa femme après qu’elle se soit mise en colère de cet état de fait ! Il console sa fille en lui disant que maman finira par se calmer. La psyché de ces parents est donc complètement inversée, la mère rappelant la loi, le père consolant sa fille pour qu’elle accepte la situation, et il fallait bien que cela en soit ainsi dans une logique de déstabilisation psychique.

 tomboy3

La fin.

La mère enceinte tout le long du film accouche enfin d’un mâle, et le garçon manqué de la famille qui n’a plus une place aussi évidente qu’avant, va peut-être enfin pouvoir s’assumer en tant que fille. On ne sait pas. Le film se termine sur Lisa, la petite copine de Laure qui l’a embrassée en croyant qu’elle était un garçon, et qui lui demande son vrai prénom. « Laure » répond-t-elle. A mon avis, sa vie commence enfin. Les homosexualistes y verront une acceptation de Laure en tant qu’ « être humain », et peut-être un début d’idylle, puisque précédemment, Lisa l’avait rejetée. J’y percevrais plutôt le début d’un chemin de prise en compte des réalités de/pour chacune.

Garçon manqué

Mise en garde.

Ce film n’est vraiment pas à montrer à des enfants seuls. Il est sujet à caution et n’offre pas de prise symbolique sur le réel, ou d’explications suffisantes pour des enfants mineurs. Comme la petite héroïne du film, chaque spectateur y est laissé à l’abandon.

Que des adultes qui n’aient pas de repères soient incapables de peser le pour et le contre en voyant ce film, qu’importe, ils sont adultes. Mais faire cela à des enfants, est une forme de maltraitance. On ne peut laisser des petits sans perspective face à ce film sauf à les laisser se “>

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4 Commentaires

  1. Commentaire de Léonidas Durandal:

    “Angelina Jolie et Brad Pitt persistent dans l’éducation de leur fille”, NDF du 05/04/2014

    Quand elle leur demandera l’opération chirurgicale, qu’est-ce qu’ils lui répondront exactement ?

  2. Commentaire de Léonidas Durandal:

    Le Qatar doit donner des leçons de civilisation à l’Occident :

    Campagne pro-pudeur du Qatar sur les réseaux sociaux”, NDF du 04/06/2014

    Un comble !

  3. Commentaire de kasimar:

    C’est marrant comme les films et séries ont tendance à masculiniser les femmes (en en faisant des guerrières, d’ intrépides flics, …) et féminiser les hommes :http://www.20minutes.fr/cinema/1331678-jean-francois-livi-se-souvient-d-alain-resnais De plus en plus il y a des films où on se retrouve avec un homme d’intérieur aux petits soins et une femme d’extérieur. J’ai l’impression que l’on file tout droit vers les stéréotypes inversés, c’est à dire ce qui est unanimement vrai pour l’homme, l’est pour la femme et vice-versa. Toutes les séries adoptent la tendance consistant à rendre une femme forte, inconsciente voire invincible ce qui n’est évidemment pas le cas dans la vraie vie. Tout celà conforte les nouvelles générations dans le fait qu’une femme peut faire des trucs comme des roues arrières en bécane sans casque (par exemple) et encourage l’homme à faire du tricot en regardant son feuilleton dans son canapé. Je me souviens lorsque j’étais enfant, je vivais encore en province, du film “un flic à la maternelle” de Schwartzenegger. Je me demande si ce film n’était pas une version de Tom Boy en vaseline, bien que je retiens son côté humoristique. En tout cas si le but de l’éducation nationale était de rendre insouciant d’innocents gosses quand au fait que les enfants en bas-âge, nécessitent une figure maternelle pour leur apporter douceur, réconfort, câlins, plutôt qu’un camionneur; celà explique pourquoi moi et mes contemporains sommes devenus longtemps féminisés.Merci à la thérapie du docteur Durandal, Soral et d’autres, car sans les rares figures masculines que j’ai croisé dans mon existence virtuellement ou pas, je serais resté dans cette féminisation ambiante.

  4. Commentaire de gastirad39:

    J’ai visionné ce film en accéléré. Il s’agit ni plus ni moins d’un film de propagande pour faire avancer la Cause du Genre !Aucune parcelle de réalité là dedans ! Ni psy, ni sociale, ni … Seulement la chasse aux subventions et aux récompenses “officielles”Un tableau éloquent de la pauvreté intellectuelle de cette notion de genre, simple avatar du féminisme.  A mon sens, aucune chance que ça intéresse des enfants  !

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