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Antiféminisme Aimeles

Dès aujourd’hui, Aimeles se met sous le patronage de Saint Germain de Paris (496-576) fêté le 28 mai.

Publié le 4 juillet 2014 par Léonidas Durandal à 13 h 30 min

Sa toute jeunesse : la tyrannie des femmes de son entourage.

Saint Germain de Paris réchappa aux désirs infanticides de sa mère. Il survécut non seulement à l’avortement que celle-ci attenta à son encontre, mais aussi à la tentative d’empoisonnement de sa grand-mère qui lui préférait un de ses cousins, Stratide. Pour la petite histoire, la bonne qui devait lui servir la potion intervertit les bouteilles et c’est l’enfant chéri de la grand-mère qui fut victime de sa volonté homicide. Ce dernier en réchappa mais resta handicapé jusqu’à la fin de sa vie. A cette occasion Dieu permit que la vie de Germain fut sauvée en même temps qu’il autorisât la rédemption de ces femmes pécheresses. En effet, si celles-ci ne purent assouvir leur avidité matérielle en tuant l’enfant pour des questions d’héritage et de confort, elles conservèrent encore longtemps toutes leurs chances d’accéder au Paradis par les remords, la confession et la demande de pardon. Pourtant, elles ne saisirent pas leur chance et continuèrent à maltraiter l’enfant. Au 6ème siècle, le pouvoir réel des hommes dans leur famille était limité et son père ne put jamais les empêcher.

 

Son adolescence : il prend exemple sur un Saint oncle.

Mais Germain, épris de Vérité sur son chemin de Vie, ne pouvait rester ad vitam aeternam dans ce cadre maternel malsain. A l’âge de 13 ans, il décida donc de s’enfuir auprès de son oncle Scopilion, qui était ermite près de Lusy. Durant 15 ans, il grandit auprès de lui et reçut de grandes leçons de piété de sa part. A cette occasion, il apprit notamment à faire passer ses devoirs avant ses plaisirs. Et les petites vertus qu’il déciderait de cultiver, allaient devenir d’immenses arbres qui donneraient beaucoup de fruits. D’ailleurs dès qu’Agripin, l’Evêque d’Autun, entendit parler de ce jeune homme, il comprit quel était son amour pour Dieu, combien il s’identifiait à Jésus, et à quel point l’Esprit Saint l’accompagnait donc. Dès lors, il entreprit de lui donner une place prépondérante dans l’Eglise. Il le fit diacre, puis prêtre trois ans après, et enfin le plaça à la tête de l’abbaye de Saint Symphorien.

Grandeur et difficultés à l’âge adulte.

Or les moines de l’Abbaye étaient des hommes de peu de foi. Il fallut que le Seigneur leur envoie des signes pour qu’ils s’amendent et que Germain gagne en autorité auprès d’eux. Par exemple quand ils contestèrent les privations de pain qui permirent pourtant de nourrir de nombreux pauvres, Germain pria de tout son cœur pour que les moines fussent remplis de confiance en Dieu. Or, suite à sa prière, il advint qu’une femme vint les livrer gratuitement et en abondance en blé. Quand le feu prit dans le grenier, le courage et la foi extraordinaire de Germain les surprit et les inspira tous. Entre-temps ils demandèrent tout de même son arrestation à l’Evêque diocésain qui agréa à leurs suppliques. Il en sortit miraculeusement et les explications qui s’en suivirent permirent d’éclairer plus justement l’apôtre de Dieu sur la nature du Saint homme.

Il donna aussi l’argent nécessaire à la libération d’une famille d’esclaves maltraités. Le maître prit de folie devant l’acquiescement de Germain à sa demande démesurée, ne fut délivré de sa possession qu’après les prières de ce dernier sur le tombeau de Saint Symphorien. Il rendit l’argent et l’allongea d’un quart de la somme d’origine, après s’être subitement converti au catholicisme. Suivant son exemple, ses enfants devinrent des serviteurs zélés de la très sainte religion.

Appelé auprès de Childéric, le deuxième roi de France, il conserva sa mesure au milieu des richesses, des honneurs et des bassesses des femmes et des hommes de son temps. Il empressa d’ailleurs la reine Brunehaut de mettre fin à la guerre qui l’opposait à la reine Frédégonde. Mais celle-ci en pleine gloire et ivre de son orgueil, refusa. Elle perdit bientôt tout pouvoir en France. Il n’hésita pas à excommunier le roi Caribert qui avait répudié son épouse pour vivre avec une servante. Il combattit les Francs qui voulaient déposséder l’Eglise pour s’approprier ses biens et vivre dans le luxe. Il dénonça les mariages incestueux de ceux qui voulaient conserver leur patrimoine sur plusieurs générations. Il essaya d’anoblir une Eglise prise dans les tourments de son époque et qui suivit bien trop souvent l’exemple déplorable du monde « >

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