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Antiféminisme Aimeles

Enquête Insee emploi du temps : des femmes de plus en plus fainéantes

Publié le 29 octobre 2015 par Léonidas Durandal à 16 h 15 min

La presse s’est faite l’écho ces jours-ci des résultats d’une enquête de l’Insee sur l’emploi du temps des hommes et des femmes de notre pays, enquête de 2010 (EDT 2010) dont les résultats ont été analysés par 3 chercheuses en octobre 2015 (Le temps domestique et parental des hommes et des femmes : quels facteurs d’évolutions en 25 ans?). Le Monde titre « Tâches ménagères : les inégalités ont la vie dure ». Le Figaro plus encourageant pour les hommes titre « Les pères de plus en plus présents auprès de leurs enfants ». Entre la plainte des femmes et l’encouragement des pères à bien se comporter, il y a un monde : celui du bon sens d’hommes et de femmes qui font ce qu’ils peuvent dans un environnement ultra-féminisé.

Pour revenir à la réalité, hommes et femmes se partagent les temps de travaux de manière assez équitable et ceci depuis 25 ans

A l’heure actuelle, en couple avec ou sans enfant, la femme s’occupe du foyer, l’homme consacre un peu plus de temps au travail salarié : 2h de travail salarié par jour en plus pour un homme, 1h30 de plus de travail domestique pour une femme à la maison, cet écart au foyer augmentant de 30 min en défaveur de la femme en cas de présence d’enfant(s) et de 1h en cas de présence d’enfants en bas âge. Après addition, il y a quasiment une stricte égalité sur toutes les périodes. La présence des enfants étant même minoritaire dans la vie d’un couple, il peut en être déduit que les femmes sont sérieusement avantagées.

Un autre chiffre qui va dans le même sens, c’est le temps de travail consacré aux tâches domestiques pour les célibataires : 2h00 pour un homme. 2H43 pour une femme. La femme seule consacre donc plus de temps au ménage qu’un homme, soit qu’elle y prenne plus de plaisir, soit qu’elle soit moins efficace qu’un homme, soit encore qu’elle soit trop exigeante. De toutes les manières, elle considère le foyer comme son territoire où elle exerce son pouvoir, loin de l’imagerie féministe sur l’oppression patriarcale (en effet qu’est-ce qui empêcherait une femme célibataire moderne subissant moins le chômage qu’un homme d’en faire moins ?).

Par contre, il semble que cette mainmise des femmes sur leur foyer s’exerce de plus en plus rapidement. En effet depuis 25 ans, elles se consacrent au ménage 1h de moins, ce qui n’est pas compensé par les 15 minutes de plus qu’elles passent sur le marché du travail salarié. Travailler moins pour gagner plus, elles n’ont pas élu Nicolas Sarkozy et François Hollande par hasard.

A noter que les situations d’hommes seuls avec enfants ne sont même pas étudiées tant elles sont rares. Les tensions dans le couple révèlent ainsi la réalité de la mainmise familiale des femmes sur les enfants. Le pouvoir familial est toujours et entièrement dévolu aux femmes, tandis que leur pouvoir en temps de travail sur le marché salarié est proche de celui des hommes.

Merveilleux papas poules à l’écoute du féminisme, ou résultat du chômage de masse chez les hommes jeunes, les pères qui ont des enfants en bas âge s’en occupent désormais 1/2h à 1h de plus selon l’âge de leurs enfants par rapport à 1986. D’ailleurs ils se plaignent peu des tâches ménagères, les jugeant moins comme des corvées que les femmes.

A l’inverse, les femmes cuisinent 19 minutes de moins par jour depuis 25 ans, soit 120 jours de vacances gagnées durant cette période. L’écologie a le vent en poupe, mais la mal bouffe et les transats ne sont pas prêts de disparaître…

Dernier point intéressant sur la méthodologie utilisée par les « chercheurs », le bricolage est considéré comme un « semi-loisir ». Vous me direz, une voiture qui tombe en panne, ou une plomberie qui fuie, cela a beaucoup moins d’importance qu’un coup de balai donné à la va-vite…

Conclusion :

Des femmes qui en foutent toujours moins et qui se laissent plaindre toujours plus par les féministes, arguant de différences dans les tâches exécutées pour crier au scandale de corvées qu’elles supportent moins bien que les hommes.

Les femmes fainéantes en avaient rêvé, le féminisme l’a fait.

8 Commentaires

  1. Commentaire de kasimar:

    J ai vu cette “étude” relayée a l unisson par les médias bien souvent unanime sur la vulgate féministe.
    Ce qui me gêne c est que l “étude” ne précise pas ceux qui ont des galères sur le trajet soit beaucoup de franciliens. Si l un des deux membres rentrent tard il est logique que le premier arrivé soit le premier à “être opprimé”.
    En ce qui me concerne j ai a peine le temps de bouffer me laver … Donc il est normal que mon épouse m assiste.
    Bref y a autant de raisons qu’il y a de couples.
    Cette obsession du ménage comme s il n y avait que ça dans l existence d un homme. Si les féministes râlent elles peuvent toujours le faire le ménage…

  2. Commentaire de gastirad39:

    Léonidas, vous avez encore raison. Cette enquête sur le temps “domestique et parental” fait une nouvelle fois l’impasse sur le temps de travail. Il y a 30 ans, les premières études ciblaient “Les temps sociaux” dans un couple. Désormais, sous le prétexte que les femmes travaillent à égalité avec les hommes, on évacue la question ! On cible le “temps domestique et parental” car on est sûr, vu les choix des femmes, d’y trouver la preuve de “l’exploitation des pôv’fames”.

    Hors, les femmes sont très loin de travailler professionnellement comme les hommes, et en qualité et en durée. Près de 80% des producteurs sont des hommes et 80% des emplois de services sont des femmes.  De plus, la plupart des emplois à temps partiels ou aménagés sont dévolus aux femmes. C’est ce qui explique que les 2/3 des revenus d’un couple sont toujours gagnés par les hommes. Et si on parle de temps de travail réel, en faisant la somme du travail domestique et professionnel, on  s’aperçoit que l’homme en fait souvent plus que son épouse !  Enfin pour juger de l’exploitation de l’une ou de l’autre, il faut parler du divorce où la femme s’adjuge, avec les enfants,  plus de la moitié des fruits du travail du couple alors qu’elle en apporte au mieux 35% !

    Dans nos sociétés féministes, qui exploite qui ?

  3. Commentaire de François ALLINE:

    Il faut tout de même tenir compte de l’oppression ancestrale de la femme ! Tenez, par exemple, dans classes moyennes aisées – 17ème 18ème 19éme siècle –    les femmes ne travaillaient pas et en sus avaient du personnel ce qui ne les empêchaient pas de coller leurs têtards à des nourrices  comme l’a écrit le lieutenant général de police de Parie chargé des naissances en 1780 : “Cette année, 21 000 enfants sont nés, 20 000 seront ne croiseront jamais le regard de leur mère pour être confiés à des nourrices mercenaires, seuls mille resteront dans leur famille”. Quelque décennies après, Boussicault a créé le bon marché où elles dépensaient vaillamment le fruit du travail de leur époux. On peut dire qu’elles furent les premières à bénéficier du salaire universel…  qui était d’évidence plus conséquent que la CAF !

    C’est l’église qui a milité pour qu’elles soient de bonnes mères en prenant exemple sur la vierge Marie (Y arriveront-elles ?) A en croire les résultats visibles sur notre belle jeunesse, ce n’est pas gagné… Quelle bonne idée d’avoir tué le père !

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