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(Exclusivité Aimeles) Agression sexuelle du métro de Lille : « Oui, j’ai laissé faire ».

Publié le 27 avril 2014 par Léonidas Durandal à 18 h 43 min

 

sachant que votre site seul serait susceptible de publier mon témoignage en entier.

Témoignage Anonyme reçu suite à l’agression sexuelle du métro de Lille.

« J’ai décidé de prendre la plume parce que je suis outré. J’ai lu de nombreux commentaires dans les journaux. Tout le monde sait, ou tout le monde croit savoir plutôt. Ils voudraient pouvoir se payer une bonne conscience sur notre dos. Nous étions là. Nous n’avons rien fait. Nous sommes des monstres. Je suis un de ceux qui était dans la rame du métro à Lille quand la jeune fille s’est faite agresser sexuellement. Nous ne sommes pas des monstres.

Quand le jeune homme éméché a commencé à avoir une attitude inappropriée, j’ai pensé que cela lui passerait. Et puis je ne sais pas si cela vous l’a déjà fait, mais oser intervenir, c’est risquer l’incident. Personne d’entre nous ne voulait provoquer l’incident. Je pense qu’à cet instant, nous nous sommes tous dit que le plus raisonnable était de nous taire. C’est instinctif. J’ai l’habitude des transports en commun et cela se passe toujours ainsi. Un poivrot entre. Il dit n’importe quoi. Nous, les personnes sociables, nous nous taisons. Nous avons la loi et nos certitudes pour nous. C’est comme si ça n’existait pas. Chacun d’entre nous peut se dire « encore un ». Et chacun prie pour que cela ne se termine pas trop mal. Et à chaque fois, cela ne se termine pas trop mal. On descend en l’entendant brailler. Ou bien il descend. L’affaire est close. Quand je lis les commentaires des internautes, je me demande pourquoi tant de personnes se disent offusquées alors que je n’en ai jamais vu réagir dans la vraie vie.

Personne ne réagit dans la vraie vie, parce que tout le monde est enkysté dans son petit confort personnel. Tout le monde sait bien que la police vous reprochera d’être intervenu. Ou même que la victime se considérera assez forte pour se défendre toute seule. J’en ai connu une qui m’a insulté après que j’ai choisi de la défendre. Depuis j’ai appris à vite ranger ma galanterie. Tout cela est d’un autre âge. Je n’ai jamais aimé avoir des ennuis pour rien.

 

Le jour de l’agression quand le type sous alcool a commencé à observer les filles de la rame, j’ai senti d’instinct qu’il allait finir par se tourner vers elle. Elle avait, comment dire, la tête et le physique. Cette morgue féminine est une pure provocation pour un de ces mâles de banlieue. Imaginez ce pauvre gars, étranger, qui rêvait de venir en France pour s’enrichir. Le voilà arrivé à l’état de déchet. Et on lui dit que c’est lui l’oppresseur patriarcal et toutes ces conneries qu’on entend à la télé et à la radio. Lui, il boit toute la journée. Il n’a pas un rond, pas de femme, pas de famille. Et il voit ce qu’il juge être une petite pute nouvellement intégrée qui rentre du boulot, intéressée uniquement par sa gueule, qui pue le narcissisme. Le grand écart.

 

Pour éviter d’être présents, par réflexe, mes voisins pianotaient sur leur téléphone. Les autres fixaient le vide, peut-être plus intensément que d’habitude. Je sentais qu’ils pensaient tous : « Pourvu que cela ne me retombe pas dessus. En quoi cela me regarde ? ». Très vite, la fille a commencé à protester, mais plus elle avait peur, plus cela excitait le type. Et plus elle s’adressait à la communauté plus nous nous enfermions individuellement. Cependant si j’ai donné l’apparence de l’indifférence, je n’ai pas fui intérieurement. J’étais bien présent. Je dois vous avouer que ce genre de spectacle est jouissif en ce qui me concerne. Tous les jours, je vois au boulot une bande d’hypocrites qui ne pensent qu’à eux et qui voudraient que le monde aille mieux. Ils répètent tout le temps « chacun fait ce qu’il veut chez lui, en quoi ceci ou cela nous regarde ». Et s’ils ne le disent pas, on sent qu’ils le pensent fort. Je ne peux plus les supporter ceux-là. Les mecs qui provoquent des incidents dans le métro bouleversent les règles. Ils obligent tous ces petits cul-terreux à sortir de leur confort intellectuel. C’est le principe de réalité appliqué au métro.

 

Le sale type aviné commence donc à peloter la fille. Elle se dégage, tente de sauver les apparences. Elle aussi ne veut pas sombrer dans la provocation. Elle garde sa petite attitude mièvre. Elle se réfugie près d’un homme qui lui semble plus viril qu’un autre. Mais ils ont le regard aussi bovin l’un que l’autre. L’agresseur sait « >

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392 Commentaires

  1. Commentaire de Laurent:

    Excellent témoignage que certains taxeront de lâche à tort.

    Pour l’anecdote, il y a qq années, dans le train, un mec aviné vociférait, insultait, crachait sur de pauvres types et personne ne bronchait. Tout le monde pissait dans son froc.

    Au bout d’un moment, je pète un câble (mauvaise journée), je l’attrape par le col et fais mine de lui en mettre une (le mec était totalement sous le choc) ….

    Et là…. hé bien tout le monde s’interpose en me disant qu’il faut avoir pitié, que je suis un malade alors que je ne l’ai même pas tapé mais que je voulais le « calmer » !!!

    J’ai beaucoup appris ce jour là !

    Oui, beaucoup méritent de se faire violer (et pourtant j’ai des filles.. mais bien informées…) ou défoncer.

    Rien de tel que le réel ou une éducation accélérée à la dure (même si ça ne fonctionne pas toujours).

    • Commentaire de kasimar:

      N’empêche que le jour où il y aura une guerre civile ou une émeute, ce qui hélàs ne manquera pas d’arriver dans quelques années peut-être, tout le monde sera obligé de se défendre, malheureusement tout le monde ne pensera qu’à sa pomme, alors qu’il faut au contraire sauver les gens à proximité contre les pillards, les individus hostiles et autres. Les gens sont lâche et cette lâcheté nous la paierons cher un jour

  2. Commentaire de Léonidas Durandal:

    « Contrainte à une fellation en pleine rue, ses amis laissent faire » Valeurs actuelles du 17/03/2017.

    A ce niveau là, peut-on parler de contrainte ?

  3. Commentaire de Léonidas Durandal:

    « Ils étaient 5 contre moi : 5 bras cassés ou démis, nez cassés, côtes enfoncées, quelques dents perdues… », résistance républicaine du 16/10/2016.

    Au tribunal pour s’être défendu.

  4. Commentaire de Léonidas Durandal:

    « Philippe Vardon condamné pour s’être défendu et avoir défendu sa femme et ses enfants contre trois racailles », NDF du 05/10/2016.

    Il est « sonné », il ne comprends pas…

    Ils sont quand même long à la détente, même quand ils ne sont pas charlimoutons. .

  5. Commentaire de Léonidas Durandal:

    Vincent Lahouze empêche une belle histoire d’amour dans le métro de se conclure au lit, et il n’a pas honte !

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    • Commentaire de Manuela:

      une belle histoire d’amour? oh oui certainement mais je ne comprend pas pourquoi les femmes ne disent rien? j’avais une copine qui prenait le train pour aller chez son compagnon en région parisienne et à chaque fois elle se faisait peloter par des hommes d’âge mûr et elle ne disait rien non plus, le mieux je crois c’est de ne pas prendre de transport en commun toute seule en fait.

      • Commentaire de kasimar:

        Ou de les prendre tout court, sachant les inconvénients plus nombreux que les moyens de transports personnels. Mais c’est sur que la Défense et Paris où la plupart des postes à pourvoir sont proposés;  en voiture, bonjour le stress des embouteillages. Pour les plus audacieux d’entre nous qui n’ont pas froid aux yeux, il reste le 2/3 roue.

        Il y a aussi le covoiturage qui se développe timidement, mais c’est loin d’être démocratisé, nombreux sont les gens qui n’ont pas le réflexe d’éviter les transports en commun. Et comme les entreprises restent essentiellement à Paris et 92, ça donne des trains bondés et des énergumènes qui en profitent pour se coller ou peloter les malheureuses.

        • Commentaire de Léonidas Durandal:

          Vous croyez vraiment que toutes les femmes sont malheureuses d’être pelotées ?

          • Commentaire de sonia:

            Aucune femme n aime être touché contre son gré. Et si une femme ne parle pas quand sa arrive c est la peur qu empêche de parler surtout quand on fait moins d 1 mètre 60 comme moi

          • Commentaire de Léonidas Durandal:

            Ne parlez pas à la place de toutes les femmes. Dîtes « je » et assumez votre personnalité. Effet ruche.

          • Commentaire de kasimar:

            Pas toutes, la femme est une personne très complexe et difficile à cerner.

  6. Commentaire de Léonidas Durandal:

    « Debout avec l’honneur dans l’injustice », NDF du 31/10/2015.

     

    La naïveté de mes concitoyens m’étonnera toujours.

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