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Antiféminisme Aimeles

Hugh Laurie, le Docteur House ou l’autorité paternelle qui manque à notre société

Publié le 10 décembre 2013 par Léonidas Durandal à 15 h 25 min

Les meilleures séries télévisées parlent plus de ce que nous aurions envie d’être que de ce que nous sommes réellement. Bien entendu, elles s’appuient sur une forme de réalité, et les scénaristes ne racontent pas autre chose que leur propre histoire. Mais celle-ci, magnifiée, fantasmée, plonge le spectateur dans une autre dimension. Il y aurait un champ infini d’étude pour un antiféministe. Il y aurait une façon de revisiter l’histoire de manière incroyable pour quelqu’un qui aurait le temps de revenir sur notre inconscient collectif, la façon dont ceux qui fabriquent la culture, s’en font le relais ou bien essaient de l’orienter.

 

La série télévisée, un conte moderne.

 

 

Dans ce monde désespéré, la série télévisée est le nouvel hôpital de nos vies sentimentales et parfois intellectuelles. Sans elles, nous serions obligés de penser nos vies autrement. Nous devrions certainement en revenir aux contes traditionnels, le soir, au coin du feu, aux histoires étranges qui ont nourri notre inconscient collectif jusque là. Les séries télévisées ne sont que les nouveaux contes traditionnels que nous nous racontons le soir, plus ou moins seuls, sur un coin de canapé. Les fans forment communauté. Ils aspirent à se faire peur, à voyager, à rire ensemble. Grâce à elles et comme avec un conte traditionnel, ces vies qui nous semblent superficielles peuvent être transcendées. Nous pouvons nous projeter dans un monde alternatif qui peut faire évoluer nos représentations collectives, et ceci pour le meilleur et pour le pire.

 

 

 

L’ambiguïté de la série télévisée : donner à réfléchir ou interdire de penser.

 

 

Encore plus qu’un conte traditionnel, la série télévisée pensée à l’aune de la psychologie et des moyens de manipulation modernes, possède une ambiguïté intrinsèque: elle peut nous ouvrir à notre propre vie, comme elle peut nous enfermer ou nous implanter, comme le ferait une puce électronique, des idées complètement réductrices et artificielles du monde. La série télévisée est irréelle, elle nous parle pourtant de nous, et de temps en temps, pour notre plus grand malheur, elle veut faire réalité. Le monde du fantasme ne peut sortir impunément de l’écran.

 

 

Evolution des thèmes.

 

 

A côté des séries purement familiales qui nous ont donné à voir des couples unis (…) (« Rosane », « Cosby Schow », « Mariés deux enfants », « La petite maison dans la prairie » etc…) plusieurs autres modèles sont venus se surajouter à celui-là : apparition de couples homosexuels dépeints de manière identique aux couples hétérosexuels, voire parfaits, familles décomposées, recomposées qu’on a cherché à nous vendre (« Arnold et Willy », « Buffy », « Plus belle la vie »…). La famille à la TV a semblé suivre « les évolutions » de notre société, tout en tentant de leur donner un cadre pacifié.

 

 

Un thème de fond des familles à problèmes : pile de la recherche de père, face de la femme indépendante.

 

 

Au-delà de ces opérations de marketing, plus ou moins réussies, une tendance de fond travaille depuis des années les scénarios de séries : la recherche de père, et la femme indépendante. L’une et l’autre de ces deux images semblent se répondre alternativement sans jamais pouvoir se rejoindre. Et pour cause… La tension qui se crée autour de ces deux concepts contradictoires semble indépassable. Mais elle nourrit notre imaginaire. Elle nous donne des perspectives quant à nos difficultés personnelles dans cette société moderne. Et ainsi, elles nous aident à continuer à y croire tant que les scénaristes savent faire preuve d’assez d’imagination pour cela. D’un côté, les garçons en manque de repère paternel, pourront se souvenir de « Madame est servie », « Papa poule », « Arnold et Willy » à l’âge où il sera temps pour eux d’endosser des responsabilités de père. De l’autre, les working girls qui échoueront tout autant leur vie familiale que les garçons sus-mentionnés, pourront se rappeler du « Docteur Quinn », « Charmed », « Sex and the city » et autres « Buffy » ou « Ally Mac Beal » de leur jeunesse quand elles voudront s’orienter dans leur vie professionnelle, ou bien attendre secrètement qu’un « Mentalist » incroyable professionnel, les comprenne entièrement, elles, et pas une autre, afin de réussir leur vie sentimentale.

 

 

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6 Commentaires

  1. Commentaire de Zorro le renard:

    « J » en plus d’être profondément débile a du mal à se choisir un pseudo. Mais qu’est-ce qu’ils ont tous les petits kapos à venir poster ici ? La charité religieuse doit avoir ses limites n’importe qui vient dire portnawak ici. Allez tire toi pauvre demeuré, va te suicider crâne d’œuf ! Moi ce qui me déprime c’est que des individus aussi neuneus que J existent et que cela prouve que notre combat est plus nécessaire que jamais. Allez ducon pour ta gouverne on lutte ici contre le féminisme pas pour la restauration d’un patriarcat t’as rien compris normal ta caboche est aussi vide que la signification de ton post.Ici c’est toi qui en insultant fait preuve de propos lénifiant et dogmatique tu es un fanatique qui s’ignore les plus dangereux à mon sens

  2. Commentaire de J.:

    Vous vous
    dites chrétien ? Drôles de valeurs que vous affichez là.
    Savoir que des gens comme vous existent
    me déprime profondément.

    Et, pour en venir à cet article sur ce
    qui est, je pense, ma série préférée… C’est encore une fois
    complètement ridicule, risible ! House, l’autorité paternelle
    qui manque à notre société ? Certains aspects du personnages
    me semblent relativement bien décrits dans l’article, je peux au
    moins vous accorder ça. Mais ils sont tout de suite complètement
    extrapolés et tournés à votre sauce de misogyne obsédé par le
    phallus (il faudrait s’amuser à compter le nombre de fois où vous
    l’employez dans nombre d’articles). La relation House-Cuddy n’a rien
    à voir avec la façon dont vous la traitez, et le portrait de Cuddy
    (fille mère : elle a 40 ans!) est simpliste et méprisant.
    House a autant besoin de Cuddy qu’elle (et l’hôpital) ont besoin de
    lui : leur jeu de séduction est basé sur la domination, mais
    sous la forme d’un jeu ; il est évident que c’est l’amour et le
    respect qui sont entre eux deux, et non une espèce de relation
    malsaine domination homme/femme…

    House n’a rien d’autoritaire: il joue
    avec les règles et se comporte en gamin, il rejette l’autorité.
    S’il a une quelconque autorité, c’est de par son statut de chef de
    département, et par ses aptitudes de médecin qui imposent le
    respect. Son autorité (même symboliquement) n’a rien à voir avec
    une quelconque autorité paternelle, d’homme viril qui apprend la vie
    à tout le monde et mène tout le monde sur le chemin de la vérité !
    D’ailleurs, cette sacro-sainte autorité, il la fuit en permanence.
    Il ne cherche pas à éduquer son entourage, ses collègues, amis et
    les spectateurs ne sont absolument pas ses enfants, même
    symboliquement… Cela n’a pas de sens.
    Cessez de croire que le monde entier
    recherche un père ou un Dieu. Les gens aiment House pour de
    multiples autres raisons : son humour, l’aspect fascinant de sa
    personnalité, la façon dont il voit le monde et dont il interagit
    avec les autres… Je ne vois franchement pas le lien avec un père
    idéal qui mènerait sa famille et la société bien droit comme il
    faut…

    Vous voyez tout ce qui vous entoure (et
    y compris les séries TV, apparemment) par le prisme de votre
    « idéologie » délirante et vous salissez une superbe
    série par votre vision misogyne, réactionnaire et patriarcale qui
    n’existe (heureusement) plus depuis bien longtemps. Cette série a
    bien d’autres buts, bien plus intéressants et louables que vos idées
    détestables…

    Vous faites partie des gens qui se
    battent avec vigueur pour des causes minables, alors qu’ils ne
    comprennent visiblement rien à la société et à la vie en général.
    L’ensemble de votre site est d’abord risible tant vos propos sont
    insensés, puis simplement profondément déprimants.

    • Commentaire de Léonidas Durandal:

      Joli exposé de vos névroses…..
      Vous voyez la différence entre vous et moi qui suis catholique, c’est que votre existence ne me déprime pas du tout. Par contre cela me fait de la peine que vous soyez à la limite de sombrer dans le cannibalisme. Elevez vous un peu spirituellement.

  3. Commentaire de flashou:

    Je penses que votre analyse ce trompe sur un point fondamentale : House n’est pas une image paternel pour la simple et bonne raison qu’il ne prend jamais ce rôle. S’il conteste l’autorité, s’il refuse de laisser place aux émotions et s’il agit contre la volonté des gens, c’est avant tout parce que c’est un égocentrique qui ne cherche que la vérité, SA vérité.Il veut donner du sens à tout, prouver ses théories, et surtout l’imposer aux autres via son point de vue. House est un être aux aspirations théoriques très « pures » et il s’applique a lui même (jusqu’à un certain point : ce n’est qu’un homme) cette rationalité alors qu’elle est justement inhumaine. Si on prend sa relation avec Wilson : ce dernier est parfois otage de House qui veut diriger sa vie. Il refuse ainsi le libre arbitre à un autre homme qui devrait être son égal puisque leur relation est une relation d’amitié.La surdomination de House sur son entourage sert sa mégalomanie qui elle même est un refuge face a la médiocrité de sa vie : oui c’est un grand medecin, oui il est le meilleur dans sa partie, sauf qu’a coté de ça c’est un piètre être humain, seul, sans famille et dont le seul ami est son exact opposé. Tout du long de la série il va lutter contre ce comportement et essayer autant que faire ce peut de changer. Il est tragique car ce qui fait de lui un medecin d’exception est ce qui le rend aussi pathétique et sordide.House est un personnage ou on peut se retrouver parce qu’il exprime ce qu’on aimerai dire et faire, mais c’est aussi le miroir de notre propre bassesse, des mesquineries infantiles auquel on se livre parfois avec les autres. House est un gamin, pas un père.

    • Commentaire de Léonidas Durandal:

      House est une image de père dans notre société parce qu’il n’est pas père et que sinon, notre société le refuserait tel quel, comme je l’écris.

      House est-il une image de père pour notre société mais aussi de gamin ? Peut-être. Chez tous les hommes il y a un côté gamin qui prend des risques qui aime dominer. Il a des limites, qu’il ne dépasse pas, donc pas si gamin que ça…

      A noter que pour moi, ce n’est pas une image de père à proprement parlé, mais l’image d’un père qui est fantasmé par toute une société. Si tel n’était pas le cas, les gens ne regarderaient pas de simples gamineries à la télévision. Ils s’éduquent en regardant docteur House…

  4. Commentaire de kasimar:

    Il y a aussi la série Walking Dead où les personnages principaux transpirent la masculinité bien que le langage des personnages est limite ordurier. Excellent pour que les jeunes hommes et les gamins puissent s’identifier à un archétype, dommage que les personnages soient grossiers

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