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Il y a 4700 ans, Inanna chez les Sumériens, tente l’aventure féministe

Publié le 10 octobre 2012 par Léonidas Durandal à 0 h 00 min

met en danger et son père ne peut qu’assumer les défauts d’une éducation qu’il a lui même contribué à faire sombrer dans un état impulsif et caractériel.

 

Pour l’aider, son père crée donc deux divinités d’argiles, des homosexuels, êtres vivants et magiques mais dont l’existence n’a pour objet que de faire semblant de compatir aux douleurs de la mère universelle, mère universelle qui a le pouvoir de libérer Inanna. Seule la force de la maternité est capable de faire entendre raison aux féministes et leur est supérieure. Par la maternité, par la souffrance, la femme retrouve une forme de charité envers le monde. Ce passage est très riche en symboles qu’il serait intéressant de travailler. Ces êtres créés à partir de rien par le père et soumis aux desideratas de la mère, obtiennent la résurrection d’Inanna (signification?). Mais cette dernière ne peut quitter définitivement le monde d’en bas sans substituer à sa présence en ce lieu une personne choisie par ses propres soins.

Pour revenir dans son pays Inanna refuse de sacrifier les personnes en charge de son confort (beauté, plaisir, protection) et préfère détruire sa famille par alliance pour sauver ses conditions de vie (comme n’importe quelle féministe quand elle décide de divorcer dans notre monde moderne). Elle se fait l’intermédiaire des démons pour sauver sa peau. Et elle n’hésite pas à sacrifier son mari contre qui elle se met en colère sans raison. Dans d’autres textes, son mari, Dumuzi, est désigné pour la remplacer en enfer car il a profité de l’absence de sa femme pour s’en donner à cœur joie (et on le comprend…). La sœur de Dumuzi est prête à prendre la place de son frère même si tous les deux cherchent à échapper à l’emprise de cette tigresse. Finalement, après la trahison de la mouche, animal putride par excellence qui sert Inanna, ils seront envoyés tous les deux en enfer, mais leur charge sacrificielle sera partagée en deux. ls ne pourront jamais plus se rencontrer.

déesse-mésopotamienne-Inanna

Inanna

 

Inanna ou le côté transgressif de toute féministe : 

 

Il est très étrange qu’Inanna ait ignoré le caractère de sa soeur et la vengeance qui s’en suivrait immanquablement si son projet faillissait. Gilgamesh lui a pourtant opposé une première résistance victorieuse en repoussant ses avances. Au lieu de reprendre contenance, de passer sur l’incident, son égo est si développé qu’elle va concevoir ce refus comme une injure à sa divinité. Elle va chercher à défier une seconde fois le héros masculin en jouant de son pouvoir de domination indirecte. De la force de séduction, elle va passer à l’utilisation de la force brutale manipulée à distance. Elle devrait envisager l’échec. Mais il semble que personne n’ait su lui résister jusque là et que sa folie en ait été entretenue d’autant plus. Elle délègue donc le dieu taureau pour qu’il accomplisse ses desseins tyranniques à sa place de femme quitte à perturber et à mettre en danger toute sa famille. Plus Inanna s’entête, plus elle se met en danger, elle, et son entourage. A la mort de Gugalanna, elle ne comprend même pas son erreur. Elle va donc se donner l’obligation de participer aux rituels sacrés des funérailles de son beau-frère tout en ayant bafoué toutes les règles morales de responsabilité individuelle et sociale auparavant  : en condamnant sa sœur au veuvage, le mari de sa sœur à la mort, en exposant sa famille à sa place.

Inanna veut respecter les bienséances jusqu’au bout, assumer sa situation de déesse et les responsabilités qui vont avec (femme qui possède tous les pouvoirs). Elle ne comprend pas qu’elle a été trop loin et qu’elle remet en cause son statut même de divinité. Dans sa folie, elle s’imagine conquérir le monde d’en bas selon certains textes, ou comme ici, parer aux rituels sacrés dont elle se donne la charge sans tenir compte de toutes les attitudes offensantes qu’elle a accumulé envers « les autres », ce qui est déjà grave.

 

Il semble même qu’elle ait agi en sachant qu’elle mourrait forcément.  Il y a donc une sorte de curiosité morbide et de volonté jusqu’au boutiste chez Inanna.  Victime d’un père absent ou trop protégée du monde, Inanna en cherche les limites en frôlant la mort. En parta121010jeangreynt pour le monde d’en bas, elle accomplit son destin qui est de prendre conscience de ses propres limites. Inanna peut devenir mortelle parce qu’elle a « >

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9 Commentaires

    • Ping de kasimar:

      Si maintenant ces conneries de théorie du genre s’exportent dans les pays qui combattent justement les pays où cette « coutume » a lieu… En tout cas, ça va être dur pour elle de trouver un mari, une femme qui fait un sport à risque où même tous les hommes n’y adhèrent pas …du grand n’importe quoi :/

      Autant je conçois que ce soit ridicule d’interdire aux femmes de circuler en 2-roues sur la route (quoique il paraît qu’en voiture les femmes font plus de bourdes que les hommes mais bon je l’ai jamais franchement constaté à part chez les femmes d’un  certain âge à l’instar des hommes du même âge), autant là c’est ridicule de laisser des femmes qui potentiellement donne la vie faire un sport où si elles ont la chance de ne pas finir à la morgue, elles l’ont de devenir paraplégique, voire de perdre des ovules ou un truc dans le genre. Et contrairement à ce que les chantres d’un monde nouveau proclament, les femmes ne se débrouillent pas mieux que les hommes de ce point de vue là, elles sont soumises aux même risques que les hommes en moto, car pas protégées. A la limite faire du quad et encore dans un virage corsé, la course à la médaille risque de faire une hécatombe à ce niveau-là.

      En tout cas, c’est encore une preuve que dans le monde plus personne ne se soucie de préserver les femmes pour une vie de couple, pour enfanter… une société en plein effondrement

  1. Ping de Léonidas Durandal:

    « L’épopée de Gusinde », Le Point culture du 01/08/2015.

     

    Enième mythologie, cette fois amérindienne, qui nous rappelle combien le pouvoir tyrannique des femmes a laissé des traces dans toutes les sociétés anciennes.

  2. Ping de Léonidas Durandal:

    Voilà un grand moment de poésie religieuse et philosophique. Une conception de l’Eternel par la maternité.

    http://www.lejournaldepersonne.com/2014/04/etincelle/

    <iframe width= »560″ height= »315″ src= »https://www.youtube.com/embed/MF6s61M-7kc » frameborder= »0″ allowfullscreen></iframe>

  3. Ping de ALEXANDRE:

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    QUEL TRAVAIL!

    Merci de nous fournir sans cesse de nouveaux arguments pour contrer la mauvais foi féministe.

    A bientôt.

    • Ping de Léonidas Durandal:

      dad0bb8416af8cea57475981ff142636

      Y-aurait un tel champ d’étude à défricher…

      Et puisque vous me donnez l’occasion de le dire : j’ai au moins dix articles de retard. Je croule sous les imbécilités de la théorie féministe moderne, imbécilités qui sont pourtant prioritaires parce que je dois sensibiliser le plus grand nombre possible avant de me faire plaisir. Et franchement, je ne sais même pas comment j’ai pu trouver le temps de faire cet article qui m’a donné une bonne bouffée d’air frais.

      Je suis très heureux que vous l’ayez apprécié. Cela correspond plus à ce que j’aimerais travailler si l’actualité de ces fanatiques ne m’accaparait pas.

  4. Ping de kasimar:

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    C’est vrai que en temps normal, ç’aurait été très difficile de trouver le temps de lire. Une semaine d’inactivité ça aide 😉

    Quand l’activité en question reprendra de plus belle, ce sera une toute autre histoire

  5. Ping de kasimar:

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    Excellente cette analogie avec cette légende et notre époque, j’ai bien ri surtout vers la fin de cet article, qui est authentique et merci du conseil. 

    De tout temps l’homme a compris la manipulation dont sont capables certaines femmes. Ainsi quand Homère parle des Sirènes dans l’Odyssée d’Ulysse, c’est aussi une légende, qui de ce que j’en comprends, démontre la manipulation par la voix, le charme et la beauté qui fait que l’homme est faible, et vulnérable face à une femme. Ce qui fait que au mieux l’homme satisfera sa femme : combat, cadeaux … au pire il se soumettra complètement à elle et à ses caprices, ce qui en l’occurence décrit l’idéal des hommes modernes. Mais je ne pense pas que la soumission aux femmes date de notre chère époque de libération des moeurs. Le matriarcat a bien existé autrefois, les statues représentant des femmes avec une poitrine et un corps prépondérant datant d’il y a au moins 3000 ans le prouvent. Les hommes vénéraient les femmes avant l’arrivée des deux derniers prophètes sws, la prostituée de Babylone en étant un exemple parmi tant d’autres.