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Antiféminisme Aimeles

« La domination féminine », Vincent Dussol (2011) : extraits

Publié le 14 mars 2014 par Léonidas Durandal à 16 h 05 min

Je manipule ce concept de « domination féminine » depuis pas mal de temps. Et quand j’ai ouvert le livre de Vincent Dussol, je m’attendais au minimum à me retrouver en terrain connu. Tel n’a pas été le cas. Ce livre a étendu ma vision de l’antiféminisme au champ de la biologie et même dans certains domaines de la psychologie. Qui pourrait croire que la prévalence féminine est déjà inscrite dans nos gènes depuis l’aube de l’histoire ? Et pourtant.

L’histoire du vivant commence par une cellule primitive qui fait figure de principe féminin de base se reproduisant indéfiniment à l’identique jusqu’au jour où ce qui ressemble à un principe mâle bouleverse l’ordre de ce clonage. Le principe mâle surgit comme un accident mystérieux dans l’ordre du vivant mais qui va le précipiter vers une infinité différenciée, de génération en génération, et de plus en plus différenciée.

A partir de là, l’auteur, Vincent Dussol, va organiser son concept de domination féminine. Le livre véritablement axé autour de la biologie et débouchant sur la psychologie est marqué par l’immanence qu’il cherche parfois à relier à une forme de révélation, cette articulation fonctionnant mal. Mis à part cela, la démonstration est transcendante. Comme l’homme qui se sait en position d’infériorité, il avance ses idées sans en faire des affirmations marquées. Mais je crois que ce sentiment qui a pour but de laisser place aux raisonnements du lecteur cache une certitude profonde appuyée sur une démonstration scientifique sûre. Même en prenant ce genre de pincettes, l’idée restera difficile à admettre : des êtres d’une fragilité physique certaine, ayant à peu de choses près, le même cerveau que nous et l’apparence psychique de la faiblesse, partent avec une longueur d’avance en termes de maîtrise de leur environnement, et ce depuis le début du vivant. Les hommes viendraient des femmes, non seulement par leur naissance mais encore par leur histoire, philologiquement et ontologiquement diraient certains.

Grâce à sa façon minutieuse de décrire cette évolution biologique, l’auteur enrichira certainement le lecteur antiféministe qui sera capable d’envisager l’hypothèse de sa propre domination. Les liens d’interdépendance entre hommes et femmes n’ont pas été assez explorés à mon goût, mais dans une époque comme la nôtre où le féminin semble être partout et le masculin nulle part, ce livre participera à rééquilibrer la balance en donnant des points d’appuis forts à un lecteur homme qui voudrait grandir en maturité et en intelligence.

EXTRAITS

Sur le déni de grossesse.

P120

« S’agissant des mères qui abandonnent ou éliminent leur bébé, les cas recensés au cours de l’histoire sont beaucoup plus nombreux qu’il n’y paraît. A cet égard, les statistiques concernant la mort subite du nouveau-né ont été revues à la baisse. Un certain nombre de ces morts inexpliquées seraient en réalité imputables à des négligences de la part des mères sinon à des actions directes. De plus, dans la grande majorité des cas d’infanticides, les rapports statistiques font état de femmes jeunes, généralement célibataires, sans aucun lien direct avec le père de l’enfant et en tout état de cause totalement étrangères à tout projet de filiation. Ce sont les plus exposées à ce que les psychiatres ont appelé « le déni de grossesse ». beaucoup plus que les circonstances défavorables qui amènent les femmes à abandonner leurs enfants voire à les éliminer, il semble que ce soit l’absence de tout projet parental coordonné avec le père qui soit à l’origine de ces « déraillements » de l’instinct maternel. Ici encore l’éthologie animale a permis de comprendre et peut-être d’interpréter autrement cet attachement instinctif de la mère à ses petits. La reproduction, dont la mère reste le sanctuaire, lui consacre naturellement ce pouvoir ontologique de donner la vie, cela ne fait aucun doute. Mais elle tout aussi capable de donner la mort… Les exemples tirés de l’observation animale où la mère précisément tue et dévore ses petits dépassent largement en fréquence les cas similaires chez le mâle. Il est vrai que les hommes se montrent aussi parfois très agressifs et violents envers leurs enfants. La plupart du temps ce ne sont pas leurs propres enfants. Il leur arrive hélas dans des accès de colère clastique de les brutaliser au point de les tuer. En revanche lorsqu’une mère élimine son enfant, elle le fait bien souvent à l’insu de tout le monde, froidement, presque naturellement pourrait-on dire, et parfois même sans aucun état d’âme comme nous le révèle l’actualité. Sans véritablement en comprendre le « >

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7 Commentaires

    • Commentaire de gastirad39:

      Leonidas: Cet article est très intéressant, car il montre bien qu’aux USA , dès 1930, la « libération des femmes » était en cours. Pas étonnant, puisqu’elles avaient déjà le droit de vote.

      Elles dominaient déjà la littérature depuis le 19 ième siècle (G. Sand et sa promo du mariage d’amour, Agata Christie et son intelligence policière…) et étaient de fidèles spectatrices. Il a suffit de la « pilule » pour les libérer totalement … des hommes. A moins qu’en fait de liberté des femmes, il ne s’agisse d’établir « l’esclavage des hommes ».

      Mais, je continue à penser que derrière les metteurs en scène d’avant garde, il y avait des politiciens qui flairaient une bonne occasion d’établir leur pouvoir pour mieux détourner la « démocratie » à leur profit.

  1. Commentaire de Léonidas Durandal:

    Aristote rapporte que les femmes spartiates vivaient dans
    une licence extrême et s’adonnaient à tous les plaisirs (Polit., B, 9.
    1269 b).

  2. Commentaire de gastirad39:

    Je pense depuis longtemps que la soit disant domination patriarcale n’est qu’une apparence.  En fait, les femmes ont toujours bénéficié de protections particulières selon leur statut de future mère, mère ou ex mère.Protections d’ordre religieux ou d’Etat.Un petit groupe d’hommes, soutenu par les femmes exerçaient le pouvoir, ce qui signifiait une domination quasi absolue sur les autres hommes, avec l’approbation de l’ensemble des femmes, qui étaient prêtes pour cela à TOUTES les compromissions envers ce groupe d’hommes, y compris sur le plan sexuel. Dès qu’un homme a le pouvoir, elles se jettent littéralement à ses pieds ! (voire affaire récente !)C’est par l’intermédiaire de ces « mâles alphas »que  les femmes exercent leur domination et leur violence, pouvant aller jusqu’au meurtre !

    • Commentaire de Léonidas Durandal:

      Raison pour laquelle l’insertion sociale joue comme un facteur progressif de respect et d’attirance de la part des femmes. Les hommes sont poussés à s’élever dans leur métier, et à l’intérieur de leur classe sociale, de protéger leur femme. Double contrôle. Les féministes essaient d’ailleurs de sortir de cette logique car il y a également une forme de dépendance des femmes envers les hommes (être la plus séduisante pour conquérir le meilleur parti, attitude qui les oblige un peu).

  3. Commentaire de kasimar:

    Excellent cet auteur je ne connaissais pas. Moi qui commençait à pencher un peu sur la psychanalyse et ses spécificités, me voilà servi.

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