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« La faute de l’abbé Mouret » Emile Zola (1875)

Publié le 17 septembre 2016 par Léonidas Durandal à 15 h 44 min

L’histoire :

L’abbé Mouret est devenu prêtre grâce à Sainte Marie qui l’inspire depuis sa plus tendre enfance. Il a la foi du charbonnier sans en avoir l’indélicatesse. Il rêve de retraite spirituelle ascétique où il pourrait développer sa dévotion. Ainsi au sortir du séminaire va-t-il demander la cure des Artaud, un petit hameau de Provence perdu et inculte, remplis d’impies qui vivent dans la promiscuité voire l’inceste. Les paysages de cette vallée désertique lui conviennent et il s’accommode très bien de son entourage. Parmi lui, la Teuse, sa bonne, pleine de foi et bourrue. Le frère Archangias, moine issu de la paysannerie qui a plus de 50 ans et qui n’y va pas avec le dos de la cuillère en termes de foi puisqu’il n’hésite pas à la transmettre à coups de triques. Et Désirée, sa jeune sœur tarée mais très gentille, passionnée par les animaux de sa basse cours.provence2

A 26 ans, l’abbé Mouret croit qu’il va pouvoir vivre au milieu de ceux-là comme un saint, leur pardonnant leurs petits défauts, évangélisant les villageois malgré la rudesse de ce milieu uniquement préoccupé de matérialité, donc de sexe et d’argent. Les premiers mois répondent à ses attentes. Il prie avec force durant de longues heures, essaie de remplir ses obligations au sein du hameau dans lequel il est vu plus comme une institution que comme un prêtre. Rien ne vient troubler son absence d’ambition jusqu’à ce jour où il veut suivre son oncle médecin sur la propriété de Jeanbernat dit « le philosophe » car celui-ci serait à l’article de la mort. Mais le vieux est encore plein de vigueur à 80 ans et il se moque de ces deux compères venus le sauver, l’un pour son âme, l’autre pour son corps. Il tance particulièrement l’abbé Mouret et le met au défit de le convaincre de l’existence de Dieu. Il a déjà usé son prédécesseur à ce jeu là et compte bien faire de même avec le nouveau venu. Mais cette lutte n’intéresse pas l’abbé Mouret qui repart avec son oncle au presbytère.

 

Jeanbernat a recueilli sa nièce de 16 ans qui a été élevée comme une sauvageonne depuis que ses parents sont morts quand elle avait 10 ans. Celle-ci doit passer plus tard à la cure pour leur amener de petits oiseaux tombés du nid car Désirée sera heureuse de s’en occuper. Suite à la venue d’Albine, l’abbé Mouret est perturbé, tant et si bien qu’il tombe malade et commence à perdre la tête. Son oncle le ramène chez Jeanbernat, pour qu’il soit soigné dans un milieu propice à sa survie. S’il en réchappe, il pourra aussi évangéliser la petite, il fréquentera des gens intéressants, et le Paradou, c’est le nom de la propriété, avec ses grands arbres, sa fraîcheur et son calme, l’encouragera à un prompt rétablissement. Tel est en tous cas, le calcul du médecin. Or il est tombé en plein délire et a failli mourir non à cause de la chaleur des Artaud, mais à cause d’Albine, la nièce de Jeanbernat, dont il s’est épris comme l’image vivante de Marie. Au Paradou, le vieux va les laisser vivre ensemble, et ils vont apprendre à s’aimer comme deux innocents dans ce nouvel Eden tandis que Serge Mourret deviendra un (autre) homme pour l’occasion.

Or au loin, à travers la brèche d’un des murs de la propriété, il revoit les Artaud, et cette vision le rappelle à ses obligations. Il quitte brutalement Albine. Par la suite, le frère Archangias veille à ce qu’il ne soit plus tenté de revenir au paradisiaque Paradou. Mais Albine va essayer de le reprendre avec elle et il va finir par céder à la tentation, mais il s’apercevra en la rejoignant que si elle possède son corps, son âme veut vivre son sacerdoce de prêtre. Voyant qu’elle ne récupérera jamais Serge comme avant, Albine se laisse mourir enceinte de lui. L’abbé Mouret officie à son enterrement tandis que Jeanbernat vient à l’ensevelissement du corps et coupe l’oreille du frère Archangias par derrière. La vache de Désirée accouche d’un petit veau au même instant. L’histoire se termine.

 

L’abbée Mouret, un prêtre qui devient homme et qui redit oui à son sacerdoce.

Enfermé dans son culte marial, l’abbé Mouret n’est qu’un enfant qui ne connaît rien au péché. Le frère Archangiais plus expérimenté se méfie d’ailleurs de sa dévotion. Par la suite, le jeune prêtre va naître à la “>

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