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Antiféminisme Aimeles

La morsure de M Suarez, le coup de tête de M Zidane

Publié le 1 juillet 2014 par Léonidas Durandal à 16 h 52 min

Il faut les entendre toutes ces vierges effarouchées. Un des meilleurs joueurs de football au monde aurait planté ses dents dans la chair fraîche d’un de ses adversaires et l’éducation de nos enfants serait menacée, l’acte serait inadmissible, la sanction de la FIFA serait largement justifiée, M Suarez aurait privé son équipe de ses talents et aurait commis une faute morale et sportive irréparable.

Cachez cette violence que je ne saurais voir, semblent nous dire tous les commentateurs en coeur. Ces personnes complètement déchristianisées en sont arrivées à s’imaginer que dans notre société moderne, dans nos équipes sportives bien éduquées, il ne subsisterait aucune part d’animalité ou tout au moins, qu’aucune part de violence ne saurait y être admissible. Par la suite ce sont les mêmes personnes qui vous parleront de sexualité comme expression de l’amour le plus élevé, confondant l’animal et l’homme.

A la vérité, si certains pensent qu’un joueur peut être performant sans être agressif ou bien même s’il est agressif, j’ai plutôt tendance à croire qu’il mord justement parce que c’est un joueur performant. Personne n’a de plus gros potentiel que celui qui possède en lui une forte dose d’agressivité. Les meilleurs sportifs sont les plus agressifs; les meilleurs vendeurs sont mués par l’agressivité; les meilleurs penseurs sont des inquisiteurs de la logique. La violence est partout où est la performance. Notre société féminisée gavée de pétrole ras la gueule ne veut plus le concevoir. Elle a bien tort. Toute sa réussite s’est construite sur ce sentiment de violence.

Que faire de la violence ?

D’abord, accepter qu’elle existe. Oui M Suarez ou M Zidane n’ont pas pu retenir cette violence parce qu’ils étaient les meilleurs joueurs du monde de leur temps. Il arrive toujours un moment où un être vivant et performant en arrive à dépasser les bornes. D’autres joueurs ont commis et commettent à chaque match des fautes volontaires et bien plus dangereuses. Celles-là devraient être sanctionnées plus durement que ce genre de réaction, car non seulement elles sont le signe d’une animalité mal contenue mais en plus, elles se doublent parfois d’une forme de machiavélisme (en tentant d’échapper au regard des arbitres, pour faire punir injustement un autre joueur). En droit, les fautes volontairement commises sont plus sanctionnées que les crimes passionnels. Le droit qui connaît mieux la nature humaine que le football et ses 150 années d’existence, agit aussi avec plus de justice. Nous avons appris à savoir avec l’expérience, que la nature humaine était faillible. Et ce n’est pas parce qu’elles nous rappellent que l’être humain possède en lui une tendance au cannibalisme et à la destruction, que des fautes devraient être plus sanctionnées que d’autres.

Si nous refusons l’agressivité.

En sanctionnant implacablement tout débordement, c’est à la performance et au beau jeu que la société s’attaque. Elle s’attaque en premier lieu aux garçons qui sont des experts en risque. La sanction contre M Suarez a été bien trop conséquente : 4 mois d’interdiction de jouer et 9 mois de suspension, c’était une sanction morale injustifiée. Le priver du match de 8ème de finale était déjà trop. Pris sur l’instant il n’aurait pas dû écoper plus qu’un carton jaune, voire un carton rouge sans match de suspension. Pour un coup de canine peut-être moralement mérité (ne se pose-t-on jamais la question de savoir pourquoi ce sont des Italiens qui sont systématiquement victimes de ce genre d’attaques ?), les vierges effarouchées nous auront privés d’un superbe 8ème de finale ainsi que du plaisir de voir le meilleur joueur du monde évoluer contre de grandes équipes. Pendant ce temps, elles laisseront encore longtemps les petites frappes ceinturer, simuler, chialer comme des gamines dans la surface de réparation, blesser pour plusieurs mois, ou tuer le jeu par leur manque de civisme. Il faudrait savoir si le football est encore un sport d’homme ou un délassement pour fiottasses.

Les puristes ici comme ailleurs, qui se la joue « immaculé », devraient se pencher un peu sur leur conception du monde et sur les nombreuses fautes qu’ils tolèrent au regard de celles qu’ils ne tolèrent absolument pas, parce que ces dernières leur rappellent leur faillibilité intrinsèque. Oui, l’animal doit être contenu. Mais il ne peut être éliminé. Comme Dieu domine la nature, nous devons dominer notre nature animale, et non l’éradiquer. S’il nous arrive de flancher, nous n’en sommes pas pour autant irrécupérables. « >

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3 Commentaires

  1. Commentaire de Léonidas Durandal:

    « Carton jaune et doigt dans les fesses : la double peine pour Cavani », L’Express du 25/06/2015.

    Au delà du côté trivial, le joueur est sanctionné pour avoir réagi à ce qui pourrait être qualifié d’agression sexuelle. Il est étonnant qu’on ne puisse répondre par une bonne tarte dans la tronche du mec qui vous fait un tel truc.

  2. Commentaire de Mindstyle:

    Bonjour Leonidas. Je vous demande de lire attentivement le titre de cet article car dorénavant, les femmes journalistes expriment explicitement que garçon = violeur : http://www.20minutes.fr/societe/1413643-argeles-sur-mer-deux-femmes-de-19-et-20-ans-violees-par-une-bande-de-garcons#commentairesIl ne fait pas bon être un homme en France à l’heure actuel; je suis dégoûté de ce climat nauséabond, surtout que ces 2 jeunes filles étaient dehors à 3h30 du matin, certainement en petite tenue. Ou étaient les parents ?! Où étaient les pères censés « tenir leur fille » ? Certainement des père fiotasses soumis à Madame leur épouse et qui épouse le consensus selon lequel : « Il faut bien les laisser vivre et profiter de leur jeunesse. » Ignoble. 

    • Commentaire de Léonidas Durandal:

      Il ne faut pas tirer de conclusions trop hâtives de ce genre de manipulations. Attendons. Si ça se trouve, tout est faux de bout en bout. Combien d’affaires ont été montées en épingle et se sont révélées être des mensonges. Les pères faussement accusés devant la justice en savent quelque chose. C’est vrai, les journalistes jouent sur l’émotionnel et ils pensent les gens assez bêtes pour les croire. Cependant, nous devons travailler dans le temps et éviter de nous laisser prendre à ce petit jeu. Attendons les informations complémentaires sur l’affaire. Et faisons un vrai travail de fond. Nous devons miser sur la vérité. La vérité ne se joue pas dans un article de journal fait pour émouvoir les femmes les plus bêtes.

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