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Antiféminisme Aimeles

« La reine des neiges », un christianisme matriarcal et féministe de Disney

Publié le 26 mars 2014 par Léonidas Durandal à 17 h 06 min

underline;”>Les différences principales avec le conte traditionnel d’Andersen.

 

 

Dans le conte traditionnel (2), le binôme homme-femme est parfait, complémentaire et judicieux. Il n’y a pas d’incohérence et de superficialité sur ce point. Pas de tendance bipolaire non plus mais une magnifique rédemption de type junguienne et d’esprit christique : la référence à Jésus y est explicite. Il intervient pour sauver les deux petits êtres perdus qui font appel à Lui. Le mal y est bien mieux symbolisé par une histoire onirique. Les personnages du bien et du mal se repèrent plus facilement, alors même que ceux qui font le mal, vont aider les autres par leurs mauvais côtés. Le mal est venu dans le monde à cause du diable, un être menteur et père du mensonge, extérieur aux êtres mais qui a su les contaminer. Cela ouvre la voix de la rédemption pour tous ceux qui font le mal dans cette histoire et non seulement pour les personnages principaux. Enfin, le conte d’Andersen est une vraie histoire de femmes avec des caractéristiques psychologiques plus évoluées et qui donnent à voir des personnalités réellement différentes, et non simplement des psychés en forme de miroir narcissique féministe moderne. Et puis quelle belle fin dans Andersen quand la petite fille sauve le petit garçon en pleurant sur lui et en formant avec lui le mot « éternité ». Dans le long métrage de Disney, la fin réserve une suite possible, et en même temps cela ne complète pas vraiment l’histoire. Pas de « Ils se marièrent après une année de fiançailles et vécurent heureux », ou « La reine se trouva enfin un mari ». Non, on obtient une reine qui a réussi à rétablir le contact avec la civilisation mais sans avoir réussi à retrouver l’amour d’un homme. Et aussi un couple de pigeonneaux à l’avenir douteux.

 

 

 

Les réussites.

 

Les visages numériques commencent à avoir des expressions significatives. Seul le déplacement des corps n’est pas assez chaloupé. Les vêtements sont encore trop rigides.
Le scénario se veut assez positif pour ne pas sombrer entièrement dans la théorie du genre comme le regrette un de ces sites politiquement correct-orienté et qui ne dit pas son nom dans une analyse pleine de contradictions et manquant de repères culturels de base (3). La tentative féministe désespérée pour donner des perspectives à la femme moderne misérable, après l’avoir bien enfoncée, relève d’un pari audacieux. Et les sentiments nouveaux que ces situations dramatiques génèrent, y sont pris en compte. Les personnages sont assez bien vus dans l’ensemble même s’ils esquissent au final le portrait d’une société malade de partout. Une mention spéciale pour le petit personnage récurrent idiot de ce genre de séries, Olaf le bonhomme de neige, auquel les scénaristes ont réussi à donner une vraie épaisseur humaine. Le tout donne l’apparence du vivant.

 

 Les erreurs féministes.

Le plus criant dans cette histoire est l’absence de figures masculines positives, mais peut-être n’est-ce qu’un reflet de notre société féminisée. Seul Kristoff accompagné de ses gnomes qui doivent se cacher en pierres pour former des familles normales (papa + maman + enfants) échappe à la règle, et encore… Dans la chanson des pierres, le Kristoff en question est décrit comme ayant plein de défauts, voilà l’unique portrait que l’on dresse de lui. D’ailleurs, il est vendeur de glaçons, suceur de glace pourrait-on dire, ou symboliquement un homme incapable de s’émouvoir et peu utile à la société (la reine des neiges est bien plus apte que lui à fabriquer de la glace sur commande et sans se fatiguer).

 

Après lui avoir fait perdre son traîneau, sa dulcinée lui en paye un nouveau à la fin. Ainsi, il se fait acheter par sa riche amie en récompense de son geste d’amour, et il en est parfaitement comblé ! Il est pauvre socialement, il ne sert pas à grand chose, mais il est aimé parce qu’il a soutenu « madame ». Voilà ce que ces féministes encore hétérosexuelles attendent d’un homme moderne : qu’il les aide dans leur hystérie arriviste. Car il est vrai que peu de femmes voudraient le faire pour une autre, aussi vrai qu’aucune femme ou presque n’arrivera jamais à respecter un homme qui serait incapable de la protéger financièrement et socialement durant sa grossesse (même si elle a les moyens de se passer de lui). Mais ça, chut ! Il ne faut pas “>

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8 Commentaires

  1. Ping de Léonidas Durandal:

    “«La Reine des Neiges 2»: Elsa, première princesse lesbienne de Disney?”, 20minutes du 04/05/2016.

    Et pourquoi pas une aventure zoophile avec l’âne ?

  2. Ping de Manuela:

    si je compare les dessins animés de maintenant avec ceux que je regardaient quand j’était gamine je remarque à chaque fois que les dessins animés évoluent avec la société. la Reine des Neiges, Rebelle, Princesse Raiponce n’ont pas la même personnalité que Belle, Blanche-Neige, Cendrillon, Ariel ou Jasmine. dans les dessins animés actuels elles se battent par exemple, rien que ça, me suffit pour ne plus regarder en fait il n’y’a plus de “conte de fée”.

  3. Ping de Zorro le renard:

    Puis pour ta gouverne, les femmes n’ont jamais voulu se mouiller pour écrire des histoires ou montrer la force de leur caractéristique féminine, sans jouer au mec qu’elles ne pourront jamais égaler physiquement (la biologie ça te parle ducon ?) Bref, le prend pas mal l’ami mais ton raisonnement est très ambigu pour ne pas dire absurde.

  4. Ping de Zorro le renard:

    Oui je crois que notre ami n’a pas bien saisi ce billet, en même temps quand on a pas beaucoup de neurones et que l’on simplifie de façon péremptoire et caricatural ce qui nous dépasse.Celà dit c’est son point de vue, point de vue qui me rappelle étrangement celui dans l’ère du temps.Petit inquisiteur du dimanche “d’abord une femme aussi elle peut être forte adada prout prout”Faut sortir de ton nid le troll  

  5. Ping de bulleblue:

    J’ai l’impression que vous ne voyez la réalité que par le prisme de votre misogynie. Combien d’œuvres célèbrent les grands hommes de l’histoire ? Combien d’œuvres ont pour héros des hommes ?  Pourquoi cela vous dérange-t-il qu’un film d’animation présente des personnages féminins forts qui n’ont pas besoin des hommes pour vivre ? Plutôt que de porter une fois de plus sur un piédestal le schéma “l’homme sauve la femme” Disney a choisi de montrer l’amour fraternal et d’offrir un modèle différent aux enfants : non la femme n’a pas TOUJOURS besoin d’être sauvée par un homme. Les femmes peuvent aussi être fortes. Vous dîtes que les héroïnes sont parfaites mais votre argumentaire lui même va à l’encontre de cette phrase… Elsa et Anna sont bien loin d’être parfaites, certes elles ne sont pas mauvaises mais tout comme Kristoff n’est pas mauvais et seulement maladroit dans sa façon de s’exprimer.

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