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AIMELES Antiféminisme

La traque

Publié le 29 juillet 2021 par Léonidas Durandal à 6 h 54 min

Les humains de sexe mâle sont redevenus des bêtes aux yeux du monde. Et ceux-là sont d’ailleurs convaincus d’être des bêtes. Normal alors qu’elles soient traquées en bêtes lorsqu’elles rencontrent le monde, de nouveau, en redécouvrant leurs limites bien humaines.

A la radio et à la télé, la chasse est mise en scène. Dans le parc naturel sauvage français la chasse à l’homme est filmée, et commentée jour après jour, heure après heure, aux yeux et au vu de tous. Et personne ne songe plus à trouver ce comportement étrange. Il est redevenu naturel de suivre la battue d’un humain sur les ondes. Une belle chasse à courre, planifiée de bout en bout par les lois et la société. Qui l’aurait imaginé voilà quelques années ? Mais comme le progrès est passé par là…

Les mêmes qui veulent interdire la chasse des animaux au nom de soucis soit-disant écologiques, l’autorisent pleinement s’il s’agit d’humains. Comme avec les infanticides par avortement. Il sera bientôt interdit de broyer le moindre petit poussin, lorsque de petits humains sont broyés par millions partout dans le monde, chaque année. A l’extrême limite, l’homme voit encore la nature,  mais il ne se voit plus. Parce qu’il n’est plus catholique et qu’il appartient au monde et que dès lors, il se confond avec. Grâce à Dieu, j’ai encore des yeux pour voir. 

Pour pouvoir traquer cet homme telle une bête, il faut l’avoir déshumanisé au préalable. Tous les génocidaires vous le diront. C’est impossible sans cela. L’homme en question est donc un monstre. Il a porté atteinte au sein des saints, une femme. N’importe laquelle. Car au contraire de l’homme, parce qu’elle est femme, elle est divine. Mais tout comme l’homme, enfermée dans ce statut irréel, elle n’est pas plus humaine que lui. Les deux bêtes se regardent en miroir.

Cet homme donc, a commis l’irréparable. Il a mis une balle dans la tête du dieu femme, pas simplement une balle dans la tête de sa femme, mais une balle dans la tête de toutes les femmes. Voilà ce que les féministes appellent « féminicide », c’est à dire, non pas forcément une attaque de tous les hommes contre une femme (ça c’est le patriarcat), mais une attaque contre toutes les femmes au travers d’une seule (ça, c’est l’effet ruche). Contre ce crime, la défense s’organise en forme de chasse à courre. D’autres hommes, investis en cela par leur mère, y trouvent là une raison de vivre. Ils vont traquer l’homme bête, supérieurs en tant que représentants de la loi, et pourquoi pas, la tuer, pour venger la divine femme. Nobles chevaliers maman exemplaires. Sauveurs de ces dames droits dans leurs bottes.

Officiellement, la bête doit juste être attrapée. Vous comprenez, nous sommes humains. Officieusement, sa mort est programmée. Tout un dispositif oppressif est mis en place pour aboutir à l’inévitable dénouement. Et le premier de celui-là, c’est la culpabilité. Ne lui a-t-on pas répété à cette bête que cela ne se faisait pas ? Qu’il ne fallait pas mettre une balle dans la tête de sa femme ? Et il n’a pas compris cet idiot ! Depuis l’enfance, les lois et la société féminisée, lui ont pourtant répété qu’on ne tuait pas les gens, qu’on ne devait surtout pas s’énerver contre une femme, ni porter la main dessus. Et lui, il n’a pas suivi cette directive si évidente. Il s’est exclu de lui-même de l’ordre qu’il avait accepté, et il le sait. Et cette idée le ronge car il était profondément d’accord avec ces principes qui lui avaient été vendus. D’ailleurs, il n’a pas d’explication à son geste. Il oscille entre un « je ne pouvais faire autrement » et un « c’est impensable d’avoir agi ainsi », les deux propositions étant aussi fausse l’une que l’autre.

Car il aurait pu se comporter différemment. Les mauvais sentiments qu’il a eus sont d’un banal… Seulement, dans notre société féminisée, ces sentiments d’agressivité qui font peur sont devenus tabous. Ils n’ont pas le droit de citer. Ainsi, les mères pensent-elles pouvoir contrôler définitivement la brutalité masculine par un manque d’éducation. Cependant ces sentiments éternels survivent au bourrage de crâne. A les nier, le jour où un homme y est confronté, il est à ce point désarmé que sa réaction sera forcément violente. Là aussi, le féminisme nourrit ce qu’il prétend combattre, tendant inconsciemment vers le viol et la destruction.

Notre homme lui, est perdu, dans tous les sens du terme. Perdu face à ce « >

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