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Antiféminisme Aimeles

« La guerre est déclarée », nanard français familial prémium.

Publié le 17 septembre 2011 par Léonidas Durandal à 0 h 00 min

Par respect pour les autres spectateurs, j’ai étouffé les nombreuses crises de rire dont j’étais secoué durant la séance. Il aurait fallu que je m’ennuie durant tout le film, mais ce n’était pas possible. Dans la catégorie « navet français », celui-là a des airs de vainqueur pour l’année 2011. Rien ne nous est épargné dans ce film. Tous les clichés abêtissants de la gauche libérale y sont : on nous refourgue le couple de lesbiennes qui a bien élevé ses enfants, le gentil Arabe, le sexe comme ferment du couple, les parents de droite un peu réac et coincés, la mixité progressiste, les gentils fonctionnaires de l’hôpital, le noir menaçant qui emmène l’enfant en salle d’opération (cliché involontaire), le vote front national comme summum de l’échec personnel…

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L’histoire : un couple de « jeun’s » modernes se rencontrent, s’aiment, et très vite, font un enfant. Quelques mois après sa naissance, les médecins s’aperçoivent qu’il est atteint d’une tumeur. Dans une sensiblerie qui ne s’assume pas, les parents finiront par se séparer. Entre les deux, l’image d’un père souvent infantile et d’une mère hystérique qui ne vivent que par leur enfant malade, ne sera agrémenté que du mauvais jeu des seconds rôles, de l’insignifiance du scénario, du ridicule de nombreuses répliques, du pathétique des personnages, de la vulgarité de la mise en image de vies « petit-bourgeois » masquée par un voile de modernité, et de chansons actuelles niaises et anti-poétiques (chantées SVP par les acteurs!). Seul Vivaldi et son cessate omai cessate s’insèrent parfaitement dans le film et lui donne un peu de relief. Mais les quelques lueurs de ce méli mélo drame ne le sauvent pas d’un désastre total, et cinématographique, et philosophique. Le top du risible sera atteint quand le père de l’enfant briefera ses mamans lesbiennes sur le besoin impératif pour l’enfant d’avoir des structures…. Cinématographiquement il y a peu à rajouter si ce n’est les plans et les phrases inutiles.

 

Philosophiquement ce film se veut d’un réalisme qui n’en est pas un. Il nous propose des modèles délabrés maquillés sous l’apparence de la spontanéité. Les « héros » se battent futilement contre les circonstances et réinventent l’humanité sans culture religieuse, sans sagesse, et naïvement, redécouvrant seuls et isolés la mort et la vie de couple. Tout cela ferait une bonne thématique si l’auteur prenait ses distances par rapport à cette attitude puérile. A l’inverse, le scénariste et le réalisateur ont beaucoup de compassion pour ces personnages ridicules et futiles de notre époque. Ils en deviennent aussi ridicules que leurs personnages à la dérive.

 

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J’ai beaucoup baillé, j’ai beaucoup ri du film et non à cause de lui, mais j’ai surtout vomi cette image de la famille libérale qu’on essayait de nous vendre. Tout cela est emprunt d’idéologie prêt à penser féministe mortifère et toxique. La barque prend l’eau et les rats ne s’en aperçoivent même pas.

 

Film « jusqu’où va-t-on descendre ? »

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