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Antiféminisme Aimeles

Les femmes de Noël au regard bovin

Publié le 26 décembre 2019 par Léonidas Durandal à 12 h 06 min

Cette période est propice à la rencontre de femmes aux regards plus désespérés les uns que les autres. Probablement les films de Noël. Au détour d’une rue, elles vont le trouver. Elles s’affichent donc, l’oeil bovin, juste pour se montrer disponibles.

Mécaniquement si vous les fixez, elles cherchent à se faire désirer en détournant les yeux. Mais je sais combien elles espèrent que je les aborde, et que l’histoire la plus improbable de leur vie les réveille d’un long ennui. Alors, fini les déceptions, le spleen de l’hiver, le manque de lumière qui les pousse à de telles extrémités.

3 mois de pluies incessantes, ça doit jouer. Mon air dégagé aussi. Au milieu des doutes ambiants, je suis serein et heureux, grâce à Dieu. Le contraste est criant. Toutes ces personnes me l’ont révélé, pas seulement ces femmes. J’ignorais à quel point le monde avait crû en laideur ces derniers temps. Jusqu’à oublier l’existence de la joie, la vraie, pas celle que procure une bonne fiction, mais l’évident équilibre.

A force de renoncements et de compromis, elles sont nombreuses à avoir perdu le fil. Chez elles, l’instinct a repris le dessus, non l’hormonal, mais un vieux fond de survie. Il émet un message d’alerte sans que ce ne soit séduction. La femme qui joue de sa fragilité est irrésistible. Celles-ci cherchent à ne pas faire pitié. Pour un œil averti, la différence est gigantesque.

Il suffit de les ignorer pour comprendre la cata. Vous passez devant elles et ces aphrodites, qui n’auraient jamais daigné vous prêter la moindre attention en d’autres périodes de l’année, vont jusqu’à se retourner sur votre passage, comme si elles voulaient vous retenir.

La moisson est abondante, mais les ouvriers sont peu nombreux. Le réservoir d’hommes à engager n’a jamais été si faible. Les mâles n’en veulent plus. Ils en sont dégoûtés. Seuls les impuissants ont encore du désir pour cette espèce de lamantin. Ou bien, ils sont déjà pris dans des histoires qui vont les broyer. C’est le règne de l’amour. L’amour nous guide, jusqu’au jour où l’amour s’en va. Un juge vous fait alors comprendre l’ampleur de votre erreur. Elle voulait vivre dans un rêve. Elle ne vous pardonnera pas de l’avoir réveillée. La belle au bois dormant, mais à l’envers. Conte féministe moderne. 

L’immaturité, c’est la société du rebus. Les hommes sont interchangeables tout comme les femmes. Ils suivent. Elles espèrent. Comment trouver ? Comment se trouver ? Elles s’accrochent à leurs fariboles, surtout en cet hiver, pourquoi ? J’imagine qu’une crise sourde se prépare. Un de ces nombreux revirements qu’elles ont l’art d’orchestrer. Après la libération sexuelle, nous connaissons les soubresauts durs d’un retour au puritanisme. Je ne m’y suis pas encore habitué. Nous n’avons qu’une vie. Et elles m’étonnent encore dans leur fanatisme.

Personnellement, je ne comprends pas bien comment elles peuvent vouloir remonter en selle après de telles chutes, sans se poser de questions sur leurs limites humaines. La nuit peut-être. L’instinct ne se combat pas aussi facilement. Le reproduction leur parle toujours. Même lorsqu’elles sont ménopausées, elles continuent à croire et cherchent à vous imposer des rapports licencieux et stériles. Le désir d’être engrossée face à celui d’exister. La recherche éperdue d’une masculinité qui viendrait les sauver de leur face à face.   

Celles que je vois, leur prime jeunesse derrière elles, ne vivent que pour ça, sentir leur coeur bondir, surtout quand elles se sont déjà reproduites. Car libérées des objectifs qu’elles se sont fixées pour réussir une vie, pondre, les voilà à espérer l’amour encore plus fort qu’avant, tout l’inverse d’une noble démarche. Elles ont compris trop tard l’intérêt d’avoir un homme à leurs côtés, pas un simple faire valoir. Que la jeunesse est bête et manipulable. 

A la télévision, une rétrospective sur la pilule me fait bondir. Je vois une affiche nous vantant les naissances planifiées pour l’équilibre des enfants. L’exact inverse de ce qui s’est produit. Les enfants n’ont jamais été aussi désirés, mais inconsciemment, et ils n’ont jamais été aussi malheureux. Jamais un cadre si malsain ne leur a été offert, grâce à la pilule contraceptive, parce que les mères décident de tout. Le mensonge de l’image est pourtant flatteur, la mère et le bébé rient aux éclats. Seuls des choix assumés vous mèneront au bonheur. Ils nous « >

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3 Commentaires

  1. Ping de Léonidas Durandal:

    "A-t-on encore envie de tomber amoureux ?" Figaro du 07/02/2020.

    L'autrice veut en discuter comme un fait social. Les femmes peuvent discuter de ce marasme entre elles, si ça les intéresse. 

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