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Les femmes en meilleure santé, prennent pourtant plus d’arrêts maladie et les féministes s’en plaignent

Publié le 5 mai 2015 par Léonidas Durandal à 16 h 57 min

Situation

Courant avril 2015, deux études sont parues sur les arrêts maladie : « L’effet des arrêts maladie sur les trajectoires professionnelles » (1) et « Quel est l’impact du système d’indemnisation maladie sur la durée des arrêts de travail pour maladie ? » (2). Ces deux articles joints donnent un tableau édifiant des différences sexuées dans nos sociétés occidentales en matière d’arrêt maladie :

– Les femmes s’arrêtent plus que les hommes.

L’analyse selon le genre montre que les femmes ont une durée moyenne d’arrêt de travail de 16,3 jours (16,4 jours) contre 14,7 jours (14,8 jours) pour les hommes.(Irdes p 16)

Cela équivaut à des milliards de dépenses sociales en plus.

 

– Dans tous les pays occidentaux, c’est aussi le cas.

Les hommes ont des durées d’arrêt de travail pour maladie significativement moins longues que les femmes. Ce résultat est conforme à ceux obtenus dans plusieurs études empiriques (Allen, 1981 ; Bridges et Mumford, 2001 ; Ose, 2005). (Irdes p 25)

– Si les femmes s’arrêtent plus que les hommes c’est en raison de la longueur de leurs arrêts maladie.

La fonction de survie dans l’arrêt de travail des femmes est toujours située au-dessus de celle des hommes 7 : la probabilité de sortie de l’arrêt de travail pour maladie des hommes et des femmes est très proche pour les quatre premiers jours, mais au-delà, les femmes restent plus longtemps dans l’arrêt de travail pour maladie que les hommes. (Irdes p 20)

– Ce sont plutôt des femmes jeunes et en forme qui s’arrêtent plus longtemps.

Longueur des arrêts maladie (Irdes p 45) pour la tranche d’âge 25-34 ans :

16,27 jours pour les femmes

13,21 jours pour les hommes

– C’est dans le privé que les femmes sont plus malades (Irdes p 45) :

Commerce :

17,43 jours pour les femmes

15,33 jours pour les hommes

Administration publique :

15,65 pour les femmes

15,73 pour les hommes

– Les arrêts maladie des femmes affectent leur rentabilité à long terme dans l’entreprise :

Hansen (2000) montre un effet négatif de la prise d’arrêt maladie sur la trajectoire salariale en Suède mais seulement chez les femmes, (p4 Etudes et statistiques)

– Même sans prendre en compte les arrêts maternité, les femmes, dans tous les cas, prennent plus d’arrêts maladie que les hommes :

 

arret travail1

(graphique Etudes et statistiques)

– Les congés maternité sont financés majoritairement par des hommes. Ils affectent grandement le temps de présence des femmes dans l’entreprise.

Si on inclut les congés maternité, L’emploi associé à des arrêts longs concerne trois fois plus de femmes que d’hommes. (p7 Etudes et statistiques)

 

Les reprises de travail après congés maternité sont plus fréquentes qu’après arrêts maladie :

arret travail3

(Graphique 2 Etudes et Statistiques)

 

Concernant les arrêts maladie en général, la situation semble donc univoque. Alors qu’elles ont une santé et une espérance de vie largement plus forte que celles des hommes, de l’ordre de 7 ans, les femmes s’arrêtent plus longtemps. Sans augurer des raisons de ces arrêts, on peut donc déjà en conclure qu’elles profitent d’un système qui leur est largement favorable. Maintenant sur les raisons de ces arrêts, deux hypothèses sont à envisager : soit le système économique permet aux femmes plus qu’aux hommes de s’arrêter quand elles en ont vraiment besoin, soit elles bénéficient d’arrêts de complaisance. J’étudierai ces deux hypothèses plus loin. En attendant, il faudrait déjà que cette situation avantageuse soit reconnue par la société. Or qu’en est-il dans la réalité ?

 

 

La plainte féministe.

Dans la presse, le déni est organisé grâce à un flot de détails concernant la reprise du travail après arrêt maladie des femmes par rapport aux hommes. En effet, après des arrêts longs, les femmes seraient plus susceptibles de tomber en précarité que les hommes. C’est notamment l’information qui est donnée par le Figaro en premier (3), puis progressivement reprise par des sites de plus en plus classés à l’extrême gauche (drapeaurouge.com (5)). Entre-temps la fausse question prudente du Figaro « Arrêt de travail, l’entreprise pardonne-t-elle moins aux femmes ? », est devenue sans faux-semblants « Arrêts de travail : mieux vaut être un homme ».

Nul besoin d’attaquer « >

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13 Commentaires

  1. Ping de Léonidas Durandal:

    "Charge mentale, effets sur la santé… le télétravail creuse les inégalités entre les genres, et entre les femmes" Figaro du 17/06/2020.

    Formidable. Aller au boulot ça crée de la charge mentale. Mais rester à la maison ça crée de la charge mentale. Et fermer son clapet, est-ce que ça crée de la charge mentale ?

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