Accueil » Retour sur nous » Les peuples vertueux ont de grands chefs
Antiféminisme Aimeles

Les peuples vertueux ont de grands chefs

Publié le 26 novembre 2018 par Léonidas Durandal à 11 h 39 min

Dans notre monde où toute forme d’opposition crédible aux puissances d’argent/étatiques semble avoir été décapitée, trouver une réponse à cette question devient cruciale : qu’est-ce qu’un chef ?

Josy Eisenberg , dans son émission Judaïca, faisait régulièrement allusion à ce trait d’humour qui circulait dans la communauté juive : « Comment un peuple rempli de gens aussi intelligents (Israël) peut se choisir des chefs aussi médiocres ».

J’ai mis longtemps à trouver la réponse, mais pour moi, maintenant c’est clair, le choix d’un chef a très peu à voir avec l’intelligence. Les personnes intelligentes peuvent être des personnes intéressées, mauvaises, égoïstes, dont le coeur est corrompu. L’intelligence peut servir le mal et ne sera jamais un gage de transformer une tribu en civilisation. Certes, l’intelligence est aussi vertu. Mais elle n’est qu’une petite vertu parmi de nombreuses autres, surtout en matière de choix d’un chef.

La Vertu avec un grand « V » commande donc seule de se choisir un grand chef. Mais pourquoi et comment ?

Après chaque élection, les citoyens déçus de leurs choix, se disent que la prochaine fois, ils auront plus de nez. D’autres finissent par abandonner l’espoir démocratique. Dans l’imaginaire collectif d’aujourd’hui, l’idée d’une sorte de messie politique qui nous guérirait de tous nos maux, est revenue en force.

Beaucoup de petits imaginent que le chef est tout, qu’il est le guide des peuples, qu’il va les former à ses idées et les guérir du médiocre train-train démocratique. Ainsi, parmi la dissidence, des groupes de pensée vénèrent la mémoire d’un Napoléon. D’autres rêvent du retour d’un roi, tandis qu’au même instant un Emmanuel Macron, un Nicolas Sarkozy ou un François Hollande est élu.

Que ce soit par un choix majoritaire ou dans l’idée qu’une minorité pourrait imposer la félicité à une majorité, tous échouent actuellement en France à se trouver un chef à la hauteur de leurs attentes. Ils rejettent la faute sur l’absence de choix, les circonstances, les mensonges des uns et des autres. En vérité, ils échoueront encore longtemps tant qu’ils n’auront pas recouvré des vertus civilisationnelles.

Le premier manque de vertu d’un peuple qui se fourvoie, c’est de se positionner en enfant qui attendrait tout de son papa monarque, tendance bien présente en France. Les peuples d’enfants ne peuvent se choisir qu’un chef qui les entretiendra dans leur immaturité.

Le choix d’un chef doit donc être ancré dans l’idée que le chef ne privera pas les individus de leur autonomie, qu’il n’est pas là pour cela, mais au contraire pour exalter la force de chacune des familles de patriotes.

La promesse démocratique de payer les citoyens pour obtenir leur vote est une régression tribale qui cloisonne les individus à un stade enfantin, tout comme le désir d’un tyran ou d’une bureaucratie qui nous priverait de toutes nos libertés parce que nous serions incapables de les exercer. C’est rassurant mais médiocre.

Un grand peuple est aussi capable d’affronter la réalité. Il ne se réfugie pas derrière de grandes idées résumées souvent par des mots creux, « liberté, égalité, fraternité », ou des slogans « il est interdit d’interdire », qui n’ont jamais amené que le servage, la guerre et l’indifférence.

Accepter le propre de la réalité est une qualité d’adulte. L’enfant a tendance à se réfugier dans son imaginaire quand le monde ne lui convient pas, auprès de sa mère dans le soin. Il fantasme que nous soyons tous égaux avec des fonctions différentes, divers dans nos êtres sans avoir à affronter de différenciation sexuelle par exemple et pour développer un exemple propre à notre époque.

En effet, dans notre société, pleins de personnes intelligentes rêvent d’amour comme d’une valeur générale et très abstraite qui suffirait à vaincre toutes les difficultés, notamment familiale. Perverties par leur propre vécu, elles n’imaginent aucunement que l’amour puisse s’ancrer dans la différence sexuelle, dans l’engagement, dans le respect de la loi naturelle. Les exceptions sont érigées au rang de règles pour permettre à l’individu de continuer à s’imaginer que tout est possible.

Idem en matière de différences culturelles ou encore génétiques. Ces peuples infantiles sont capables de parler de progrès au moment même où ils stérilisent la société, où ils l’euthanasient, où le non sens n’a jamais été aussi répandu. Toutes les réalités objectives prouvant l’échec grandissant de leurs idées ne les empêcheront aucunement de persister dans l’erreur, tant ils ont plus peur du changement, qu’ils n’ambitionnent une quelconque prise de risque intellectuelle.

Pour ce faire, il leur faudrait avoir cultivé une grande humilité. Non seulement pour accepter d’avoir tort, mais de surcroît dans le choix même du chef.

Sans humilité, les gens préfèrent se « >

Lire la suite

14 Commentaires

  1. Ping de Léonidas Durandal:

    "Résistance à l’invasion migratoire en Grèce. Des citoyens armés patrouillent à la frontière" Breizh du 10/03/2020.

    Après le large accueil de la population locale, ils commencent à comprendre. Rien à attendre des bons sentiments et de l'état. 

  2. Ping de Léonidas Durandal:

    "Les explications lunaires de Joachim Son-Forget qui a relayé les vidéos intimes de Griveaux" L'Obs du 14/02/2020.

    « Ce qui lui arrive est inadmissible », a-t-il ajouté auprès du « Parisien », précisant que s’il avait relayé le tweet, c’était pour « prévenir » Benjamin Griveaux. « Je lui ai même envoyé un message », ajoute-t-il.

    S'il se présente aux présidentielles, je sais peut-être enfin pour qui je vais voter. C'est la première fois que Gaston Lagafe est candidat.

  3. Ping de Léonidas Durandal:

    Premier livre de Samuel 8,4-7.10-22a.

    En ces jours-là, tous les anciens d’Israël se réunirent et vinrent trouver Samuel à Rama.
    Ils lui dirent : « Tu es devenu vieux, et tes fils ne marchent pas sur tes traces. Maintenant donc, établis, pour nous gouverner, un roi comme en ont toutes les nations. »
    Samuel fut mécontent parce qu’ils avaient dit : « Donne-nous un roi pour nous gouverner », et il se mit à prier le Seigneur.
    Or, le Seigneur lui répondit : « Écoute la voix du peuple en tout ce qu’ils te diront. Ce n’est pas toi qu’ils rejettent, c’est moi qu’ils rejettent : ils ne veulent pas que je règne sur eux. »
    Samuel rapporta toutes les paroles du Seigneur au peuple qui lui demandait un roi.
    Et il dit : « Tels seront les droits du roi qui va régner sur vous. Vos fils, il les prendra, il les affectera à ses chars et à ses chevaux, et ils courront devant son char.
    Il les utilisera comme officiers de millier et comme officiers de cinquante hommes ; il les fera labourer et moissonner à son profit, fabriquer ses armes de guerre et les pièces de ses chars.
    Vos filles, il les prendra pour la préparation de ses parfums, pour sa cuisine et pour sa boulangerie.
    Les meilleurs de vos champs, de vos vignes et de vos oliveraies, il les prendra pour les donner à ses serviteurs.
    Sur vos cultures et vos vignes il prélèvera la dîme, pour la donner à ses dignitaires et à ses serviteurs.
    Les meilleurs de vos serviteurs, de vos servantes et de vos jeunes gens, ainsi que vos ânes, il les prendra et les fera travailler pour lui.
    Sur vos troupeaux, il prélèvera la dîme, et vous-mêmes deviendrez ses esclaves.
    Ce jour-là, vous pousserez des cris à cause du roi que vous aurez choisi, mais, ce jour-là, le Seigneur ne vous répondra pas ! »
    Le peuple refusa d’écouter Samuel et dit : « Non ! il nous faut un roi !
    Nous serons, nous aussi, comme toutes les nations ; notre roi nous gouvernera, il marchera à notre tête et combattra avec nous. »

    Laisser un commentaire

    Premier commentaire ou VPN ? Le commentaire sera mis en attente de validation

    -

    Votre sexe SVP :

    -

    Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.