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Antiféminisme Aimeles

Les relations hommes/femmes : antiféminisme VS MGTOW

Publié le 14 février 2017 par Léonidas Durandal à 15 h 29 min

L’acronyme Men Go Their Own Way, désigne ces mâles déçus par les relations hommes/femmes dans notre société moderne, et qui ont décidé de réagir en :

  • Prenant les femmes pour ce qu’ils imaginent être.
  • Ayant une attitude franchement indépendante de ces dernières.

Ce mouvement nous vient des Etats-Unis où il s’est développé de manière empirique sur internet face à l’échec cuisant des relations hommes/femmes modernes basées sur la rencontre des désirs individuels. Il est difficile de comprendre le mouvement MGTOW sans cela. Des garçons éduqués par un système féminisé -mères toutes puissantes, enseignantes incompétentes et/ou détraquées, médias complaisants- leur a vendu le mariage d’amour comme la panacée universelle, et le féminisme comme une libération. Arrivés à l’adolescence, beaucoup se sont aperçus qu’il leur était demandé beaucoup d’efforts, alors qu’en échange, des femmes vénales profitaient de l’éducation qu’ils avaient reçue.

Le MGTOW vient donc en réaction à ce que beaucoup d’hommes considèrent comme une duperie. Engagés par amour, ils sont majoritairement quittés, ne semblant satisfaire aucune de ces dames. Mariés, ils divorcent, perdant de vue leurs enfants mais devant continuer à financer une famille qui n’existe plus pour eux, dans un monde où il leur avait pourtant été certifié que les femmes étaient indépendantes. Divorcés, cherchant à briser la solitude, ils doivent assumer l’éducation et les besoins matériels des enfants d’une nouvelle compagne, sans pour autant être reconnus de ceux-là. Quittés de nouveau, il ne leur reste plus rien.

Si un jeune homme des années 70 pouvait se nourrir d’illusions quant au chemin qu’il allait suivre, il est de plus en plus difficile de tromper un jeune homme d’aujourd’hui. La société féminisée, l’a ramené lui et la femme, à l’état de bête, dans une meute où des femelles se reproduisent sur le dos de la partie masculine de la société (par la fiscalité, les lois sur le divorce et leur prévalence dans les relations inter-personnelles sur les hommes). A côté, il y a la baise, de plus en plus séparée d’un engagement vrai. 

Le constat est clair. Il est celui d’une faillite complète de notre civilisation qui n’arrive même plus à se reproduire sans faire appel en majorité, à des éléments qui lui sont étrangers.

Si j’approuve l’analyse, je pense que la réaction Mgtow participe plus au problème, qu’elle ne le combat.

 

La vision du couple

Dans les temps anciens, une part plus grande était faite au choix des parents. Ces derniers donnaient leur avis avant l’union de leurs enfants, voire les incitaient clairement à faire tel ou tel choix. Après avoir ridiculisé ce genre d’union, désormais, notre société pourrait en comprendre la nécessité. Si une famille veut survivre, tant physiquement que spirituellement, elle a besoin du regard expérimenté de ses aînés. Des enfants de 15, 20, et aujourd’hui de 25-30 ans ont rarement le recul nécessaire pour savoir à quoi ils s’engagent et avec qui, pour toute une vie. Devant les difficultés, nos âmes trompées accusent l’autre sexe de tous les maux. Du côté des féministes, l’échec s’explique par un refus des hommes de renoncer à leurs privilèges dans un monde où nous n’avons plus vu l’ombre d’un père depuis des décennies… Du côté des MGTOW, les femmes sont accusées de réagir selon leurs intérêts en singeant une forme de romantisme. Les uns comme les autres idéalisent la femme, ou l’ont idéalisée. Trompés par leurs fantasmes, les féministes refusent de se remettre en question. Pour leur répondre, les MGTOW veulent en revenir à des considérations strictement matérielles et objectives.

Or que ce soit pour les féministes ou les Mgtow, ou pour tout autre personne, la réalité s’impose. Si le fantasme égalitaire des féministes relève du délire, le culte de la raison MGTOW n’en est pas moins qu’une vérité partielle. La réalité n’est pas une utopie que nous pourrions réduire à nos désirs individuels, même tangibles.

Dans cette société de la consommation matérialiste, il est bien difficile d’aller au-delà du mensonge, et de s’en sortir par le haut sans y participer. Ainsi, dans un monde où les hommes sont les dindons de la farce féministe, les Mgtow entendent consommer les femmes, ou bien ne plus du tout les fréquenter. Ils prennent la partie de leur matérialisme comme un tout, l’accepte et le font leur, sans considérer que la vie doit être envisagée comme matérielle, en partie. Le puritanisme féministe de l’indépendance des femmes, fait ici écho à celui d’hommes qui les accusent de promouvoir un monde où seuls les plus forts survivent. Mais c’est toujours cette même caricature. Cette aspiration à la pureté “>

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85 Commentaires

  1. Commentaire de Léonidas Durandal:

    “MGTOW : la critique de Léo”, Hommes d’influence du 19/10/2017.

    “MGTOW -J’analyse la critique de Léo (Hommes d’influence)”, L’Observateur du 29/10/2017.

    Autant, il y a des ponts possibles entre antiféminisme et entraînement des hommes à la séduction , antiféminisme et mgtow. Autant l’opposition idéologique est frontale entre Mgtow et séducteurs.  Les uns assument leur attirance pour les femmes, les autres la combattent. Ces mouvements sont foncièrement et à jamais irréconciliables.

    • Commentaire de Alban:

      Etant dans un groupe MGTOW, ce qui me permet d’observer et d’échanger avec les différents intervenants et leurs publications, j’en ai conclu qu’il y a peu de règles, la première étant de se protéger des femmes en général, la seconde d’éviter les sujets qui fâchent, la troisième d’être courtois. Si certains combattent bien leur attirance pour les femmes, il me semble que la grande majorité assument leur attirance pour les femmes. Cela peut sembler étonnant, mais les deux types cohabitent dans le groupe car chacun suit son propre chemin (MGTOW). Après, il est possible que la communauté MGTOW anglophone soit différente, je ne la connais pas assez pour me prononcer.

      Certains MGTOW sont contre les coachs en séductions parce qu’ils font payer leurs clients pour leurs services et considèrent que c’est une arnaque puisque cela ne remplace pas le statut social ou la beauté par exemple, alors qu’une autre minorité pratique la séduction tandis que la majorité s’en moque.

      J’ignore si les intervenants avec qui j’échange et que j’observe dans ce groupe sont représentatifs mais comme c’est un mouvement né sur internet peu centralisé, les intervenants que je ne connais pas ne sont pas forcément représentatifs non plus.

      • Commentaire de Léonidas Durandal:

        J’ai écrit un article théorique. Après, heureusement que les gens dans ce genre de mouvement ne sont pas aussi caricaturaux que les idées qui les guident.

        • Commentaire de Alban:

          ça doit venir de nos zones d’influence respectives: selon Pierre-Yves Rougeyron dans son dernier entretien sur la virilité, les Etats-Unis ont à la base un féminisme dur alors que la France avait un féminisme plus doux dans ses manières, ce qui a probablement créé chez les Américains le mouvement Red Pill en général et la philosophie MGTOW en particulier. A mon avis, Comme le féminisme américain influence le féminisme français, qu’il le transforme, certains français vont s’intéresser à ces mouvements. Voici la vidéo en question:

           

          Sinon, que pensez-vous de cette vidéo? Ce vidéaste prétend que la domination des femmes est inéluctable.

          • Commentaire de Léonidas Durandal:

            Sauf qu’aux USA le féminisme n’a jamais réussi à imposer l’assassinat des enfants en masse. Tandis qu’en France, il est généralisé. Alors quand j’entends parler de féminisme doux pour la France, ça me fait un peu rire. L’homme français est une lavette, qui se croit supérieur de femmes qui l’écrasent.

          • Commentaire de Alban:

            J’ai écrit qu’en France que le féminisme était “plus doux dans ses manières” pas qu’il l’était en réalité.

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