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Antiféminisme Aimeles

Les syndicats enseignants défendent une théorie du genre qui selon eux n’existe pas.

Publié le 3 février 2014 par Léonidas Durandal à 14 h 42 min

Les syndicats enseignants passent leur temps à protester contre chaque mesure gouvernementale jugée totalitaire ou inadaptée pour l’école, et à envoyer pour ce faire, des messages aux écoles. Avec la théorie du genre, plus question de contestation. Les masques sont tombés, encore une fois. Le syndicat majoritaire relaie le totalitarisme gouvernemental et on apprend même qu’il avait fourni aux enseignants, avant l’élection de François Hollande, un dossier pédagogique complet pour accompagner les dispositifs ministériels en termes de lutte contre les inégalités entre hommes et femmes :

Document général (signé par presque tous les syndicats) :

http://www.snuipp.fr/IMG/pdf/Ecole_primaire_et_LGBT.pdf

Document de base (fabriqué par le syndicat enseignant majoritaire):

http://www.snuipp.fr/IMG/pdf/document_telechargeable-2013-30-05.pdf

Je ne vous raconte pas combien l’élaboration de tels dossiers (presque 200 pages pour le plus volumineux) a dû coûter. L’Etat et les syndicats enseignants vivent en symbiose entre eux, et en parasite sur le dos du reste de la société.
Sur cette affaire particulière, les messages envoyés aux écoles par les syndicats ont été d’une toute autre nature que ceux dont ils ont l’habitude. Fini la contestation pour la défense d’intérêts corporatistes et matériels. Affolés par la dénonciation publique de Farida Belghoul sur la théorie du genre dans les écoles (JRE2014) qui les concernait effectivement, les syndicats se sont défendus en masquant leur rôle idéologique réel et en accusant les « zextrémistes proches de la droite » à droite tentant de rallier ainsi, idéologiquement, le corps enseignants. Fini aussi les questions d’augmentation de salaire, de décharges de direction, de réduction du temps scolaire et autres résultats de mouvements négociés, nos chers professeurs ont eu droit à la « préservation de notre noble école et de ses valeurs républicaines ». On rigole et de nombreux enseignants encore lucides, ont dû bien rigoler aussi, même si cette franche tranche de bonheur a dû être compensée par la peur de voir les parents jeter un œil sur leurs enseignements.

 

Syndicats par syndicats.

Du côté du SNUIPP, le syndicat majoritaire, même stratégie que le gouvernement au sujet de la « théorie du genre » : le déni. Dans ce billet du SNUIPP du 30/01/2014 à l’attention des enseignants, cette « théorie » ne semble être qu’une « rumeur scandaleuse » :

message syndical

 

Et dans la lettre aux parents qui accompagne ce billet, il n’est même plus fait mention du terme « homosexualité » :http://www.snuipp.fr/IMG/pdf/30_01_14_mot_destine_aux_parents.pdf

Le syndicat SNUIPP n’ose plus employer ce terme, ni celui de “lutte contre l’homophobie” qui n’aurait plus qu’un lointain rapport avec “la lutte pour l’égalité hommes-femmes”. Et pour cause. En rappelant que dans l’idéologie du genre, ces concepts sont liés entre eux, il aurait fallu expliquer en parallèle aux enseignants que la réalisation de ces objectifs passaient nécessairement par un nivellement des comportements entre filles et garçons. Et là, on aurait pu en conclure logiquement que cette lutte pour l’égalité nous menait vers la pente dangereuse de l’indifférenciation entre filles et garçons dénoncée si justement par Farida Belghoul. Il aurait fallu affronter des parents sourcilleux qui sont une “chance pour la France” quand ils votent PS, et deviennent subitement “des parents gênants voire irresponsables”, comme j’ai pu le lire dans certains commentaires de journaux de gauche, quand ils rappellent aux enseignants qu’il n’est pas du rôle de l’école de faire l’éducation genrée de leurs enfants, ni même leur éducation sexuelle. Disparue donc la lutte contre l’homophobie dans les documents à l’adresse des parents et des enseignants, et bonjour la lutte ABCD pour l’égalité ! (pourtant basée, elle-aussi, sur le concept de genre)

Idem du côté de la SE UNSA dans son courrier aux écoles du 30 janvier 2014

« La théorie des genres n’existe pas. »

La CGT éducation, elle, se la joue super stratégique : pas de référence à la théorie du genre dans le courrier pour les parents, pas de référence au document SNUIPP (syndicat adverse), et surtout ne prévenir les parents que dans les écoles où la journée de retrait a été suivie, pour éviter la contagion bien entendu ! La lettre de la CGT renvoie directement au dispositif ABCD égalité,

lettre aux enseignants

et cette lettre n’assume même pas les termes des documents qu’elle a pourtant signés en tant que syndicat :

signature unitaire

 

 

La « théorie du genre est une campagne d’intox… pour que les inégalités perdurent » dixit un mail de la CGT aux enseignants datant du 02/02/2014.

Rien que ça. On les dirait aux abois les pauvres. Ils reculent, ils se cachent, ils accusent les autres, les autres, “>

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19 Commentaires

  1. Commentaire de Léonidas Durandal:

    “Les syndicats ne soutiennent pas les gilets jaunes”, Les Echos du 08/11/2018.

    Quand il s’agit de défendre les vrais gens, et ici leur pouvoir d’achat, chose en quoi les syndicats sont missionnés, il n’y a plus personne.

    • Commentaire de Manuela:

      Est-ce qu’on a besoin d’être syndiqué pour défendre ses intérêts et ceux de ses collègues?

      A part les feignants et/ou quelques crédules idéalistes qui veut faire partie de cette secte.

      • Commentaire de Léonidas Durandal:

        Les syndicats sont, à la base, normalement, des représentants de la société civile. Ce sont des corps intermédiaires qui devraient pouvoir faire le relais entre nos demandes individuelles et l’état/l’entreprise, car une demande individuelle est méprisée, jugée non représentative etc… Nous ne devons pas nous résigner à avoir des représentants incompétents, lâches, vendus et idéologues. En fait, nous ne le pouvons pas sans souscrire à la décadence la plus complète.

  2. Commentaire de Léonidas Durandal:

    “« On veut faire porter à l’école des responsabilités qui ne sont pas les siennes »”, Le Point du 22/10/2018.

    Les mêmes qui veulent prendre en charge l’éducation sexuelle des enfants, veulent aussi se délester sur les parents quand ils sont dépassés en matière de violence.

    Aucun professeur n’a à faire l’éducation des enfants, que ce soit en matière sexuelle ou de violence. Un professeur est là pour sanctionner les manques et informer les parents en cas de manquement.

    Et en matière d’éducation, cet homme devrait d’abord s’interroger sur ses affirmations, comme quoi rien n’a changé, mais qu’il faut quand même installer des caméras de surveillance dans les établissements. Ca, c’est le fruit d’une éducation hypocrite qui ne vient pas de banlieue, mais de notre bonne vieille gauche.

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