Les hommes se sont trompés

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Depuis que les féministes ont commencé à imposer leur discours, les hommes ont commis plusieurs erreurs manifestes qui expliquent la situation déplorable dans laquelle nous nous trouvons.

 

1 Tout d’abord nous nous sommes surestimés. Nous avons cru que notre masculinité n’était pas menacée. Les féministes nous ont conforté dans nos illusions en nous peignant comme des personnes viriles voire violentes. Nous étions ces patriarches inamovibles qui ne laissaient leur place à personne, dominateurs, sûr d’eux. Il était impensable que nous ne puissions plus jouer aucun rôle dans cette société, puisque cette société était une société d’hommes!

Or, l’impensable est survenu. Nous devons déposer le bilan : tous les métiers «honorables» sont des métiers à majorité féminisés. Et pire, ils continuent à se féminiser sans fin, jusqu’à exclure le moindre garçon… Mais les hommes n’ont toujours pas réagi. Ils continuent à se juger plus forts, supérieurs, dominateurs, exploiteurs. Quand on demande aux féministes d’entériner la domination féminine sur la société, elles nous répondent que les femmes le méritent bien. Ce qui était une discrimination dans un sens, est devenu de la justice dans l’autre!!! Alors, sans fin, sans homme pour s’opposer à elles, elles continuent à faire justice et à s’accaparer les postes qui les intéressent. Aujourd’hui il est urgent de faire ce constat : cette société fonctionnera bientôt sans homme dans les métiers intellectuels. Les hommes sont rejetés dans les métiers où on use de leur force de travail, où on exploite leur corps et que les femmes refusent d’assumer. Faut-il dépeindre également la situation des hommes en matière familiale pour démontrer à quel point nous nous sommes surestimés ? Aujourd’hui, les hommes sont élevés par des femmes avec pour modèle, des hommes absents, dévalorisés ou qui n’ont plus aucune autorité sur leurs enfants, qui ne représentent guère qu’un simple épouvantail quand les femmes veulent bien se servir d’eux. Enfin, sur le plan politique, si la loi sur les violences faîtes aux femmes réussit à passer, désormais, nous serons des sous-citoyens.

 

2 En même temps que nous nous sommes surestimés collectivement, individuellement, nous avons commencé à avoir honte d’être des hommes. Nous avons intégré ce discours et nous ne l’avons jamais remis en cause car nous savions qu’il y avait une part de violence en nous, nous culpabilisions des guerres, des viols, des vols et autres crimes dont on nous chargeait bien. De plus nous ne savions plus bien pourquoi nous avions fait ces guerres. Leur sens ne nous apparaissait plus dans une société pacifiée. Et les féministes étaient là pour nous rappeler que sans hommes, il n’y aurait jamais eu de guerre (triste rigolade quand on connaît un peu l’histoire). Et il ne nous apparaissait plus que nous les avions faîtes pour protéger nos femmes et nos enfants.

 

Ce manichéisme a vu le triomphe moral de la femme. Si les hommes admettaient qu’ils était dangereux et violents, il fallait qu’à l’opposé, nous ayons à faire à des femmes vertueuses et pacifiques. Et nous avons fini par admettre que les femmes étaient incapables de violence. Confondant de plus en plus virilité et violence, celle des femmes devenait secondaire à nos yeux. Le Général de Gaulle n’était-il pas contre la peine de mort pour les femmes car il les jugeait «émotives» et non machiavéliques ? Quant aux féministes elles appuyaient bien sur notre erreur en insistant sur le côté victime de la femme et violent de l’homme (certaines féministes ont été jusqu’à émettre que toute pénétration était forcément un viol). Si une femme commettait un crime, comme l’avortement, c’était parce qu’elle ne pouvait pas éduquer l’enfant à naître, c’était parce qu’elle n’en avait pas les moyens, qu’elle aurait des enfants plus tard quand elle serait en possibilité d’en avoir etc… mais jamais animée par une pulsion de mort ou par négligence. Les différents cas de bébés congelés ou placardisés, nous ont ramenés à la réalité. Désormais, certaines femmes vont jusqu’à tuer leur enfant à la naissance pour satisfaire leur morbidité. Mais ce n’est pas un meurtre bien entendu, c’est un déni de grossesse.

 

Ainsi, progressivement le curseur de la moralité s’est déplacé pour que la société entière puisse conserver cette image parfaite de femmes dépourvues de violence. Il faut le reconnaître, nous avons été idiots, surtout lorsque nous, hommes, avons accepté ce genre de discours, voire l’avons encouragé. Nous ne pouvions pas compter sur les féministes qui dénonçaient des inégalités fabriquées de toute pièce tandis qu’elles militaient contre la société quand il s’agissait pour les femmes d’endosser leurs responsabilités de citoyennes. Désormais, déclarées irresponsables, des femmes tuent des nouveaux-nés ou des enfants handicapés par euthanasie et rien ne leur est reproché. Elles sont très vite relaxées. Une femme qui tue un homme en le rouant de coups, au final, passera 3 fois moins de temps en prison (voir le cas Catherine Bernard). Et nous acceptons tout ça parce que la femme est une pauvre victime qui a été poussée à la violence certainement par d’autres tandis que l’homme est un vilain pervers destructeur et dangereux qu’il faut écarter de la société pour que celle-ci puisse lui survive. Combien de temps les hommes continueront-ils à laisser se perpétrer un tel carnage ?

 

3 Troisième et grossière erreur, nous avons jugé que les méchants hommes, c’était les autres. Quelle surprise pour un homme de découvrir qu’il était le premier concerné par la discrimination, aux marches du palais de justice! Tous les hommes qui se sont retrouvés face à la justice familiale, se sont d’abord dits : «Je ne suis pas violent, je ne suis pas pervers, il n’y a pas de raison que je sois traité de manière inéquitable.» Puis découvrant la réalité, réagissant avec violence, ils ont conforté la société dans l’image qu’elle se faisait des hommes : de dangereux pervers et violents qui n’acceptaient pas de perdre leur femme ou leur famille… tandis qu’ils étaient seulement révoltés du traitement qu’on leur réservait, qu’ils comprenaient que la destruction de leur cellule familiale avait même été encouragée par le système. On ne peut comprendre les meurtres collectifs familiaux sans cela. Toute la société veut ignorer le message de ces pères qui tuent toute leur famille puis qui se suicident. Toute la société fait comme si «ça» n’existait pas. Mais «ça» existe. Passons sur les suicides de pères en masse qu’on ignore parce que les hommes sont une sous-espèce… et regardons ces hommes, qui comprenant, que, comme les autres, ils vont perdre leur famille, alors qu’ils se croyaient au-dessus de cette situation et voyons le désespoir qui les meut. Ils comprennent enfin qu’ils ne s’en sortiront pas individuellement. Qu’après avoir cru que ce combat ne concernait que «les autres», ils sont finalement aux premières loges du scandale. Par leur geste ils nous disent : «Vous ne voulez pas de moi comme père, alors je déclare que cette famille n’existe plus, je nie que cette famille n’ait jamais existé car elle était un mensonge. Je croyais que je travaillais pour cette femme et ces enfants. Malheureusement je me suis trompé et je ne l’accepte pas.» Si, en tant qu’homme, vous n’acceptez pas de vous être trompé sur le féminisme, voilà ce qu’il risque de vous arriver le jour où votre femme décidera de partir. Vous tomberez des nues, pitoyablement, comme les autres, découvrant que tout cela vous concernait bien.

 

4 Enfin dernière erreur, et la plus importante. Cela ne s’arrangera pas. Nombre d’hommes ont cru que tout cela n’était qu’une lubie de femmes déséquilibrées. Ils pensaient laisser passer la tempête puis que le beau temps reviendrait, qu’en accordant tous leurs droits aux femmes, leur colère, leur vengeance s’apaisera. Seulement cela partait d’un mauvais constat : qu’une discrimination réelle avait entretenu un ressentiment. En supprimant la discrimination, on supprimerait le désir de vengeance des femmes. Ce doit être encore le calcul de certains chevaliers-mamans. Or il n’y a jamais eu de discrimination sérieuse dans notre pays. Cette confusion a pu se faire parce qu’on a confondu équilibre et égalité. Le désir d’égalité entre hommes et femmes a supplanté la nécessité d »équilibre au sein du couple. On a jugé que parce qu’il n’y avait pas égalité, il y avait forcément discrimination. Il y a peu, on a même fait l’erreur de croire que l’égalité amènerait forcément l’équilibre. Or tout ceci fut un calcul dévastateur. L’équilibre du couple fut attaqué par ces revendications égalitaires et il l’est toujours, et il le sera tant qu’on refusera de prendre en compte les différences constructives qu’il y a entre hommes et femmes. Sauf sur le plan citoyen, hommes et femmes ne pourront jamais être égaux, comme le défend tous les féminismes, car ils sont différents. A force d’égalité dans la famille et dans le monde du travail, et d’échecs prévisibles de cette posture intellectuelle, on en a fini par déduire qu’il fallait qu’hommes et femmes soient identiques pour qu’ils sacrifient enfin au culte de l’égalité. Mais plus on tente de rendre hommes et femmes identiques plus on soulève un appauvrissement identitaire dans les familles, moins hommes et femmes s’entendent, plus chacun devient individualiste, détruisant le couple au passage, révoltés devant des différences minimes qui persistent qu’on cherche à réduire tandis qu’on détruit l’ensemble de la société. Ce mouvement ne s’annihilera pas de lui même car il s’auto-entretient. Plus le temps passe, plus la moindre différence est vécue comme une source d’inégalité, plus la violence augmente entre hommes et femmes. Et j’ai une mauvaise nouvelle pour vous les hommes, aujourd’hui ce sont les hommes qui sont appelés à passer à la trappe, et non les femmes. Vous êtes aujourd’hui relégués à des postes d’esclaves et plus le temps passera, plus on trouvera cela normal et moins vous aurez les moyens intellectuels de répondre à cette attaque, car effectivement vous serez obligés d’avaliser la supériorité des femmes dans le système scolaire à qui on donne les moyens intellectuels de vous rabaisser sans que vous n’ayez ceux de leur répondre.

 

Tant que vous ne remettrez pas en cause les discriminations qui vous sont faîtes, en particulier dans le système scolaire, vous ou vos fils seront ou deviendront des exclus. Ceux qui déborderont, on les mettra en prison ou sous camisole, ceux qui protesteront, on leur fera perdre leur emploi, ceux qui seront intelligents seront relégués à des tâches subalternes. Ce monde est déjà là, dans de nombreuses professions. A vous d’ouvrir les yeux. Jusqu’à quand allez-vous accepter votre propre mise au ban de la société ? De devenir des exclus ? Une sous-race ? Faut-il que ce soit des femmes qui volent à votre aide (Mme Polony en France ou Mme Bilodeau au Québec) parce que collectivement, nous en serions incapables ? Les hommes valeureux qui ont cru améliorer le sort des pères en se battant juridiquement ont échoué à changer quoi que ce soit dans notre société quant aux discriminations que les hommes subissent. Faisant ce constat, nous devons chercher d’autres combats. Pour moi l’antiféminisme est à la base de la lutte contre les discriminations faîtes aux hommes. Tant que nous aurons peur du combat contre le féminisme, la gangrène progressera, jusqu’à ce qu’il soit trop tard.

3 réponses à “Les hommes se sont trompés”


  1. Avatar de Léonidas Durandal

    (Vidéo) « LE CLUB TVL (Avec Julien Rochedy) – 01 LE MALAISE MASCULIN DANS LA SOCIÉTÉ ACTUELLE », TVL du 14/12/2017.


  2. Avatar de gastirad39
    gastirad39

    Non , non et non, Léonidas ! Je ne suis pas d’accord. Les hommes ne sont pas plus imbéciles que les femmes. Et vice-versa… Nous avons été trompés, collectivement, les hommes comme les femmes. Un peu comme Hitler ou Staline ont su tromper leurs peuples en énonçant des demi-vérités pour en faire des impératifs absolus. Ou bien comme on a semé les germes des guerres de religions, ou prêché la haine de l’ennemi en 1914 … On nous a manipulés pour nous coller la honte, à nous les hommes, et fait croire aux femmes qu’elles étaient irresponsables. On a fait croire aussi que quelques petits droits suffiraient à rétablir l’équilibre. Dans le même temps, ON a détruit cet équilibre dans les familles. Comme dans tout système totalitaire, on a fait croire à chacun qu’il n’était pas concerné, que le (la) méchant(e) c’était l’autre. Bref ON a divisé pour régner en établissant une fausse démocratie dont la caste dirigeante tire les ficelles et des profits faramineux sous prétexte de « défense des faibles ». Voilà la vérité et c’est en établissant une véritable démocratie qu’on nettoiera les écuries d’Augias. Sinon notre civilisation mourra, tuée par les appétits sans limites de ses propres dirigeants !
    Les preuves ? Il suffit d’étudier la succession des lois « égalitaires » qui ont détruit l’égalité de fait dans les couples depuis 150 ans.


    1. Avatar de Léonidas Durandal
      Léonidas Durandal

      C’est toujours la faute aux autres.

      Alors que pensez-vous d’un peuple qui vient de commémorer l’entrée en guerre en 1914 avec toutes les manipulations qui ont été dénoncées cette année. Un peuple qui a vu le 11 septembre et qui a craché sur les USA pour avoir fait plus de 500 000 morts en Irak après l’attaque terroriste, sans parler du chaos installé pour de nombreuses années au Moyen-Orient. Que pensez-vous d’un peuple qui a déjà oublié que nous avons financé le terrorisme en Lybie et en Syrie, et que nous avons donc contribué à installer Daesch au pouvoir.

      Ce peuple est-il moins responsable que ses gouvernants quand il alimente les réseaux sociaux en niaiseries et reproduit exactement les mêmes erreurs décrites ci-avant juste après le massacre de Charlie Hebdo ? Non, ce sont les gens les vrais responsables des lois liberticides, des attaques terroristes au moyen orient, de la déstabilisation des peuples, de la surveillance généralisée, voire des tortures comme à Guantanamo. Tous ces gens se croient plus intelligents que la moyenne. En vérité, ils ne sont pas à la hauteur de leurs ambitions civilisationnelles. Et les hommes politiques comme M Sarkozy ou M Hollande, courent après ce peuple pour être aussi bête que lui, le flatter et se mettre en avant sur les photos. Ils courent autant qu’ils peuvent pour se mettre à l’avant de la bêtise populaire, mais la bêtise populaire actuelle est si grande qu’ils ont toutes les peines du monde à être aussi bête que ce peuple et à courir assez rapidement pour pouvoir se mettre en avant de celui-ci. Il en est de même avec le féminisme. Nous avons un gros souci. Et tant que nous refuserons de nous remettre en question, nous ne progresserons pas. Si en tant qu’hommes, nous ne nous remettons pas en question, il en est fini de notre peuple.


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