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Antiféminisme Aimeles

Les morts ne parlent pas

Publié le 23 avril 2013 par Léonidas Durandal à 0 h 00 min

Jean 11 21-22

“Marthe dit donc à Jésus:  

“Seigneur, si vous aviez été ici, mon frère ne serait pas mort.

Mais maintenant encore, je sais que tout ce que vous demanderez à Dieu,

Dieu vous l’accordera. »”

 

Dans ce magasin fourre tout, un duo de lesbienne avec enfant traînait ses guêtres comme moi. Imaginez, la petite fille de 7 ans, tout ce qu’il y a de plus gentil, un peu boulotte avec de grosses lunettes ovales et naïves. Elle s’approche des livres. Je suis en face. Sa « maman », pleine de bonnes intentions, l’encourage à lire l’album qu’elle a choisi. Elle est très contente de la lecture à haute voix de sa fille, très contente de montrer au monde qu’elle sait si bien lire. Deux lesbiennes, ça donne assez d’amour aux enfants ! La petite fille continue : « et le papa retourna chez lui en apportant la bonne nouvelle. Tous étaient très contents à la maison… ». Elle me regarde du haut de ses lunettes, vérifie que je l’écoute toujours. Le cœur ému de paroles chargées, elle tente de poursuivre sa lecture. Mais la « maman » sent la honte monter en elle, stoppe gentiment les progrès de sa fille, referme le livre tout en lui demandant de le reposer sur le tas. Il leur faut aller ailleurs, s’échapper. Elle la presse de rejoindre sa compagne. Avant de partir, elle jette un coup d’oeil de biais, dans ma direction. C’est instinctif chez les femmes. Elle sait que même si je n’en avais pas l’air, j’ai été attentif à la scène. J’aurais dû être son faire-valoir. Je suis l’observateur passif de sa déconvenue. J’évite surtout de la fixer, triturant un objet quelconque entre les mains, en colère, figé. Je reste impassible face à la petite fille. Le désespoir monte en moi. J’aurais pu lui lancer un regard d’amour et d’espoir juste pour lui dire : « belle lecture petite, ton papa serait fier de toi. », mais je suis resté tétanisé par les convenances sociales.

 

 

Il n’est pas trop tard pour parler.

 

 

Halte aux mensonges : le coeur aussi peut dire la vérité.

 

Les enfants ont, caché en eux, un désir profond de grandir. Déjà au stade de foetus, ils provoquent de manière hormonale les contractions au moment de l’accouchement. Il faut beaucoup d’application, beaucoup d’acharnement pour casser en eux ce désir, et les enfermer à jamais dans des rapports maternels.

Dans cette solderie, le livre en question ne valait pas plus de quelques centimes d’euros. Malgré le désir évident de son enfant, cette « mère » ne le lui acheta pas, elle ne voulut même pas qu’elle continue à le lire, seule ou en silence. Elle n’agit pas ainsi par manque de temps ou par manque de moyens, mais parce que le désir de père de sa fille, n’entrait pas dans des considérations admissibles pour elle. Et il ne pouvait en être autrement. Pour qu’elle n’eut pas honte, il eut fallu qu’elle acceptât le désir de père de son enfant, pourtant élevée au milieu de deux femmes. Les quelques justifications sur l’égalité ou sur l’inutilité d’un patriarche qu’elles s’étaient données pour préserver leur conscience, n’eussent plus suffi. Il leur eût fallu renoncer à leur croyance. Mieux valait mentir à une enfant… car que représente le besoin d’altérité pour une femme qui s’est laissée aller à des pulsions lesbiennes ?

Cette mère aurait-elle pu lui acheter le livre en lui disant : « Puisque l’histoire te plaît, je te l’achète. ». Non, car cette histoire et le désir de son enfant allaient à l’encontre de toutes ses convictions.

Quand bien même elle la lui aurait achetée, aurait-elle été capable de la lui lire ?

Et quand bien même elle aurait été capable de la lui lire, lui aurait-il été possible de la lire avec conviction ?

Pour bien faire, il lui aurait pourtant suffi d’acheter ce livre, et qu’elle la laissât lire, qu’elle puisse se construire toute seule à défaut d’avoir le bon exemple. Mais cela, cette mère ne le pouvait pas. Cette histoire de papa formidable, ne vivait que dans l’esprit d’une petite fille qui désirait ardemment grandir, pas dans le cerveau d’une femme qui s’était construite dans le déni des hommes. Devant les évidences, devant un homme et le désir de sa fille de briller face à lui, il était un peu tard. L’enfant vivait, ses désirs aussi. Il fallait faire avec, même en assumant son égoïsme, quitte à imposer à la chair de sa chair, une situation contre nature à chaque fois qu’elle ouvrirait la bouche sur ce sujet.

 

 

L’enfermement s’éduque.

 

Si cette mère a bien intégré le discours dominant, elle se “>

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3 Commentaires

  1. Commentaire de Léonidas Durandal:

    Un couple d’homosexuels présenté comme un modèle de charité, viole leurs enfants adoptifs. Mais bizarrement la presse française et américaine ne veulent pas en parler. Imaginerait-on le même traitement médiatique si un prêtre avait commis les mêmes faits :


    NDF du 23/05/2013

  2. Commentaire de Léonidas Durandal:

    10 ans de suspension de travail pour un juge qui avait ordonné une expertise psychologique pour deux lesbiennes qui voulaient supprimer la filiation paternelle de leur enfant :

     

    NDF du 23/04/2013

  3. Commentaire de Léonidas Durandal:

    Pour retrouver leur place, beaucoup de pères sombrent dans une déviance inconsciente (il se comportent comme des mères ou bien de manière narcissique) :

    Figaro 13/09/2013

     

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