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AIMELES Antiféminisme

Lettre aux survivants

Publié le 24 février 2020 par Léonidas Durandal à 13 h 50 min

Bravo d’être encore là après la catastrophe. Ne dit-on pas que tant qu’il y a de la vie, il y a de l’espoir. Vous maintenez le flambeau de l’humanité allumé au milieu de l’ordure. Grande est votre mission. Petits sont vos moyens. Fausses sont vos idées. Doublement fausses même. Fausses parce que la vérité est une, mais qu’elle nous est cachée et qu’elle le restera à jamais, sauf si Dieu en décide autrement. Mais fausses aussi parce que vous avez survécu pour de mauvaises raisons. Vous étiez là au bon endroit au bon moment, par hasard. Il en est toujours ainsi durant les crises. Les plus chanceux ont survécu, est-ce une chance d’ailleurs ?

A côté des circonstances, vous êtes aussi là, parce que plus médiocres que les hommes qui vous ont précédés. Ne vous réjouissez donc pas de cette situation. Vous en êtes probablement responsable, vous l’avez provoquée et vous n’avez eu que la monnaie de votre pièce quand vous avez souffert. En dehors des questions de fatalité, chacun souffre d’autant plus qu’il a survécu longtemps et qu’il a été méchant et qu’il a contribué au massacre. L’humanité n’en arrive pas à de telles situations sans s’être aveuglée sur elle-même. Si tel n’était pas le cas, elle aurait mis à sa tête les personnes les plus aptes à la guider, elle n’aurait jamais pris à la légère le choix d’un chef, ni laissé les mœurs se dérégler.

En me lisant, vous vous dîtes certainement « mais je n’ai décidé de rien, au contraire, de tels choix ne m’ont jamais appartenu. C’est de la faute à nos politiciens, à notre roi, à notre tyran, à nos prêtres, à nos fonctionnaires. ». Ô orgueilleux, Ô insensé, ne sais-tu pas que tu n’as aucune prise sur l’âme des autres, et toute prise sur la tienne ? Ne sais-tu pas que les erreurs du monde sont faites pour t’améliorer et te faire évoluer personnellement ? En vérité, tu te crois irresponsable et tu l’es devenu à force de le croire. Puis devenu irresponsable, tu constates ton impuissance et tu te dis « je n’y pouvais rien ». Mais c’est bien à cause de toi que nous en sommes arrivés là, pas d’un autre, parce que tu es devenu raisonnable et que tout un troupeau a voulu faire comme toi en devenant « raisonnable ».

Tu n’as pas voulu déranger la marche du monde. Et il fit faillite. Et tu es encore vivant, parce que justement tu as cru les imbécillités du troupeau. Vas-tu donc continuer ainsi, prisonnier de ton intérêt, persuadé de ton matérialisme qui te condamne à l’enfer de n’être qu’une bête ? Attendant qu’un autre te précède dans la mort ? Ou vas-tu te lever contre tes certitudes et les affronter, faire amende honorable, demander humblement pardon pour toutes tes lâchetés, toutes tes colères ridicules, tes abandons d’orgueilleux, tes justifications de vermisseau, ta tristesse, sans parler de tous les autres péchés capitaux que tu as cultivés avec délectation jusqu’à ne pouvoir vivre sans te repaître de cette misère que tu entretiens ?

Tu tournes en rond vermisseau et comment pourrait-il en être autrement, puisque tu ne diriges pas ton regard vers le saint étendard du sacrifice ? Toujours, il faudrait que les autres y passent les premiers. Qu’ils se sacrifient d’abord et tu les suivras. Encore que, tu ne suivras personne d’honorable avec une telle attitude. Tout juste garderas-tu à l’esprit l’idée de beau, de bien et de juste. Plus souvent, tu la jalouseras dans ta médiocrité jusqu’à en oublier son importance.

Sache bien que ce ne sont pas les crises écologiques qui vont tuer le monde. Pas plus que les guerres, les famines et les maladies. Nous devons tous mourir un jour. Le tout est de savoir comment. Les souffrances supplémentaires que nous nous imposons, proviennent de personnes en manque de sens, comme toi, surtout dans notre monde libéral et prospère. Nous mourons prématurément de notre bêtise, et plus souvent encore de notre ennui ou de notre désir de protéger les autres. Dans notre France décadente, je pourrais te citer des centaines d’exemples. Je vais en prendre deux ou trois pour essayer de te faire sortir de ton ignorance. Tu me diras que ceux-là ne correspondent plus à ton époque mais là encore, c’est ta bêtise qui parle. Si tu étais intelligent, tu ferais la transposition « >

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92 Commentaires

  1. Ping de Léonidas Durandal:

    "Une centaine de personnalités plaide pour une « relance paritaire » dans une tribune" AFP du 31/01/2021.

    C'est pas ce qu'on fait depuis des années et qui nous a mené à la catastrophe, notamment dans la fonction publique ? Et puis avant de parler de relance, il ne faudrait pas envisager de juste s'en sortir ? Non ?

    • Ping de Hansel de sexe male:

      Je me demande si l’idéologie paritaire (et le féminisme triomphant qui se cache derrière) n’est pas à l’origine de l’échec honteux de l’Institut Pasteur dans sa tentative de créer un vaccin anti-covid.

      • Ping de Léonidas Durandal:

        Mais enfin, me voilà à vous sermonner, ne voyez-vous pas que le délabrement est complet, total et qu’il touche toutes les strates de nos institutions ? Bien entendu, les féministes vous montrent toujours un exemple de « réussite au féminin » comme elles appellent cela. En l’occurrence, une femme qui n’aurait jamais eu besoin de leur soutien, et qui par contre, a été cooptée par une foultitude d’hommes. Cependant cette réussite au féminin cache une volonté d’imposer ses modes de fonctionnement au monde du travail (en tout cas en occident). Par là même, nos valeurs ne sont plus « engagement », « courage », « risque », mais au contraire, « protection », « prévalence des sentiments individuels sur la raison objective », prise en compte des « minorités », des faiblesses de chacun, et tandis qu’au plan individuel, les femmes sont impitoyables et égoïste, qu’elles ne pensent qu’à leurs enfants, ou à leur intérêt personnel, qu’il en a toujours été ainsi, et qu’il en sera toujours ainsi. En fin de compte, les femmes imposent ces valeurs là parce qu’elles leur permettent d’être impitoyables et de régner en maître dans le monde professionnel comme elles en avaient l’habitude dans le couple. Du coup, il est impossible à ces milieux féminisés de fonctionner. Notre pays en est le triste exemple, comme la Grèce, l’Italie ou l’Espagne. Des pays où la mère était toute puissante, et où cette toute puissance est complètement invalidante pour la société qui veut l’imposer professionnellement. Pour conclure : il n’est pas possible que l’institut pasteur ait échappé à ce mouvement, en particulier parce qu’il est très lié à l’état. Et que notre état est féminisé. Il y a quelques mois, j’avais fait une illustration en comparant l’équipe du professeur Raoult et la pouliche mise en avant par le gouvernement. Dans certains milieux, il reste encore des pôles masculins pour faire tourner la machine. Ce sont des dinosaures en passe d’être remplacés. La masculinité est très fragile depuis l’aube des temps, et elle ne résistera pas au désir totalitaire de nos femmes. Les femmes ne comprennent en rien les hommes compétents. Elles les identifient à des menaces pour leur situation personnelle. A l’inverse sont-elles très tolérantes envers les losers qui les mettent en valeur et leur sont soumis. Un pays ne peut pas fonctionner en leur laissant un quelconque pouvoir social, sauf à la marge.