Accueil » C'était mieux avant » « L’homme de sable », Catherine Ternynck, extraits.
Antiféminisme Aimeles

« L’homme de sable », Catherine Ternynck, extraits.

Publié le 14 décembre 2013 par Léonidas Durandal à 13 h 45 min

Cet article est entièrement constitué d’extraits du livre de Catherine Ternynck

La féminisation, l’indépendance des femmes

p56

Témoignage d’une patiente :

« J’ai grandi avec l’idée de construire une autonomie qui devait me préserver de toute dépendance, explique une quadragénaire. Il fallait rompre avec le schéma de domesticité ancestrale. Je suis aujourd’hui plus libre que d’autres femmes, plus seule aussi. Parviendrais-je à adoucir de telles exigences ? Est-ce que je le souhaite ? »

Au-delà de cette sensibilité égalitaire, ce qui participe à la mutation en cours des rapports hommes/femmes, et en constitue l’élément le plus nouveau, c’est la féminisation de plus en plus marquée du modèle de la ressemblance. Si hommes et femmes se rapprochent, c’est, pourrait-on dire, en terre féminine, dans un espace de féminisation de plus en plus marqué. Alors que le féminisme du début du 20ème siècle s’était donné pour mission de combattre la différence des sexes « à la loyale », c’est à dire dans une vision éminemment contestataire, le postféminisme contemporain procède, de façon moins frontale, par englobement, par contagion. Il s’étend à l’insu de tous par capillarité, créant de nouvelles façon d’être à l’autre et à soi-même.

Les stratégies développées par les femmes, intemporellement vouées à la résignation, se révèlent progressivement être leur force. Les vertus féminines d’écoute, d’accueil, de sensibilité, de compréhension, de disponibilité à autrui, cessent d’être perçues comme les marques stigmatisantes d’un sexe faible. Ces valeurs se retrouvent, au contraire, recréditées, réhabilitées, appelées à devenir des références dans la vie familiale et sociale. Les femmes ont des mots, des gestes et des recettes. Elles sont, dit-on, du « sexe de la sollicitude » (Fabienne Brugère). On assiste à l’intériorisation lente et progressive d’une pensée du féminin qui se mêle à des données inédites, des représentations plus anciennes et des comportements hérités.

Dans ce monde gagné aux valeurs et aux idéaux féminins, le masculin pourrait presque s’apparenter à un handicap. L’homme est moins à l’aise dans le maniement des sentiments, moins disposé à parler à s’épancher, à partager ses émotions et sentiments. Son autorité ne va plus de soi. Son agressivité dérange. Il est pressenti inapte aux soins et à l’assistance auxquels aspire toute une société inquiète et fatiguée de se porter. « Si seulement les hommes pouvaient être des femmes… », soupirait un analysante. Tout se passait comme si on s’habituait à l’idée que l’avenir de l’humanité devait se chercher du côté féminin ou, plus précisément, du féminin maternel.

Le manque d’autorité des hommes et la pédophilie.

p87

Dans notre société libérale, de nombreuses figures d’autorité sont trop fragilisées pour pouvoir soutenir la confrontation avec les jeunes générations et supporter la part de violence qui circule inévitablement dans toute collectivité. Mais où se déchargera cette violence si personne ne l’endosse ? On en vient à penser que le bouc émissaire prend les coups en lieu et place du chef, du père ou du maître qui, dans bien des cas, ne sont plus en mesure de supporter l’adresse de la violence. La même question se pose : le collectif pourrait-il vouloir inconsciemment se réassurer sur le compte du pédophile ? La chasse aux sorciers serait-elle là pour exorciser nos peurs ?

Si l’enfant est devenu une figure inquiétante, c’est qu’il exerce une force d’attraction considérable, une formidable mobilisation érotique et narcissique sous laquelle couve une haine indicible.

Ce qu’on appelle pédophilie est en réalité une pédophobie, une fascination doublée de peur et d’agressivité. Si notre culture est devenue pédophobe, c’est paradoxalement qu’elle manque de philia, cet amour distancié et respectueux de l’altérité. L’enfant d’aujourd’hui est plus aimé d’éros que de philia. Voilà ce qui l’offense.

Il existe une réalité pédophile et celle-ci doit être punie. (ndt : l’auteur se sent obligée de faire un rappel à la loi alors que son propos était pourtant clair sur ce point. Elle a donc peur de servir de bouc-émissaire à une société en plein délire mimétique) Mais sataniser les coupables ne saurait nous innocenter. D’autres maltraitances, plus subtiles, existent probablement auxquelles nous participons naïvement. D’autres violences, d’autres formes d’emprise s’exercent à bas bruit qui n’entrent pas dans les appareils grossiers du signalement. Ce que nous dit le crime pédophile, parfois jusqu’à l’horreur, et que « >

Lire la suite

Pour recevoir l'infocourriel mensuel

Dernière étape : Cliquez sur le courrier qui va vous être envoyé pour valider votre inscription

6 Commentaires

  1. Commentaire de kasimar:

    Suite à notre conversation avec gastirad plus haut, je viens de tomber sur un article qui démontre le vrai visage totalitaire du féminisme qui sous couvert de révolution cherche à contraindre la société dans ses propres normes.Evidemment pour que le combat soit plus crédible on le fait passer via une intellectuelle de la Sorbonne :http://www.homme-culture-identite.com/article-elsa-dorlin-le-feminisme-a-pour-ambition-de-revolutionner-la-societe-119537878.htmlLa théorie du genre n’existe pas dixit la dame. Tiens ça me rappelle une personne du gouvernement ça ?

  2. Commentaire de Léonidas Durandal:

    Un pédophile parle de son vécu :

    Rue89 23/12/2013

  3. Commentaire de gastirad39:

    KasimarDepuis l’invention des « études féministes » qui prennent la succession des « études marxistes  » des pays communistes, on sait que les universités ne sont plus que des relais de la Propagande officielle des Etats féminos.Et les lesbiennes leur plus zélées servantes.De plus, ces zélées sont choyées dans tous les corps de fonctionnaires, et un « couple » lesbien paient peu d’impôts et reçoit sa double part  d’aides en tant que parent isolé.A l’est pas belle la vie !Ps: les homo mâles, sont eux des « célibataires » qui ont droit à payer plein pot.

  4. Commentaire de kasimar:

    @gastiradBen quand tu vois que les premiers de la promo dans les facs sont des lesbiennes et mal baisées, qui « pensent » que la maternité est une « invention » « patriarcale » tu te dis effectivement que le niveau n’a jamais été aussi bas dans les universités.

  5. Commentaire de gastirad39:

    L’égalité est un concept mathématique THEORIQUE peu courant dans la nature et toujours de façon transitoire. Il y a 2 façons de faire en sorte que 1 soit égal à 2-soit ajouter 1 à 1 pour faire 2-soit retrancher 1 à 2 pour faire 1Tout Politicard sait que retrancher est la meilleure solutionLénine proposa ainsi de prendre aux riches pour donner aux pauvres. Electoralement très payant, les pauvres étant de loin les plus nombreux.Hitler fit de même avec les Juifs, et donna aux « pauvres allemands ».Le féminisme politicard suit la même voie.  Demander aux femmes (la majorité absolue en votes) de faire les mêmes efforts que les hommes ce n’est pas payant. D’autant qu’en passant, le »préleveur politique »se sert généreusement.De plus, rien ne l’empêche d’AUGMENTER la différence (toute théorique!) taxant LE riche d’avoir 3 voire 4 quand LA pauvre n’a que 0,8 !Ainsi, la part du  « préleveur  » sera plus conséquente.Voilà pourquoi, après avoir tenté sans succès d’élever les femmes au niveau des mecs, on en vient naturellement à abaisser celui-ci pour en faire une sous-femme. On prétend même l’améliorer ainsi !Voyez-vous de meilleures raisons à notre féminisme d’Etat ?

    Laisser un commentaire

    Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

    Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

    Pour recevoir l'infocourriel mensuel

    Dernière étape : Cliquez sur le courrier qui va vous être envoyé pour valider votre inscription