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Antiféminisme Aimeles

L’hypergamie n’explique rien de l’être humain et tout de l’animal

Publié le 6 avril 2019 par Léonidas Durandal à 15 h 29 min

Quand je dis que l’abus de concepts en provenance d’Amérique peut nuire à la pensée, et nous entraîner dans une forme de régression en France, je pense entre autre à l’hypergamie. Les femmes, tel des animaux, sélectionneraient le partenaire le plus riche possible. Et dans le même esprit, les hommes se tourneraient vers la femme la plus apte à lui donner des enfants vigoureux. Ainsi se perpétuerait notre espèce. Or personne ou presque ne se reproduit ainsi chez les humains.

Premièrement, dans un tel système, la polygamie devrait être la règle générale, soit un homme riche pour plusieurs femmes. En effet l’homme le plus prompte à assurer la survie de l’espèce dans un tel cadre, serait le riche qui offrirait à plusieurs femmes jeunes et jolies en même temps, et à plusieurs moments de son existence, ses subsides. Ce système existe et il peut être qualifié de régressif, de tribal, en Afrique. En Islam, cette possibilité a été limitée, par la loi, preuve que les décisions humaines tendent à s’opposer à cette idée. Chez nous, la polygamie signe son grand retour, mais de manière successive, au moment même où notre civilisation déchoit. Elle est un signe de décadence de personnes pour qui le mariage peut possiblement être dissout. Avant, la polygamie était tellement honnie que les enfants nés hors d’unions officielles, n’étaient pas reconnus. Bien entendu, la fille-mère trouvait toujours le moyen d’extorquer du fric à son partenaire sexuel, et ses enfants étaient mieux reconnus par la société que si elle avait eu des moeurs honnêtes. Cependant les épouses contrôlaient de tout leur pouvoir l’hypergamie de leurs maris, et dans l’ensemble, ceux-là se tenaient à carreau.

A l’inverse de ce concept, les femmes de la haute, cherchaient plutôt à privilégier l’amour. Elles avaient un mari riche, qui possiblement les préservait de toute déconvenue, cela ne les empêchant pas d’avoir un ou plusieurs amants, voire de leur faire des enfants dans le dos, apparemment peu comblées par le statut social de leur époux. L’hypergamie n’explique donc rien, ou si peu.

Quand nous nous penchons sur les détails des moeurs pratiques des gens, nous nous apercevons qu’ils ne suivent pas cette règle de la bonne poule pondeuse et du riche étalon. Ils tombent amoureux avec un partenaire qui leur convient ou pas, qui va réussir dans la vie ou pas, parce qu’ils sont malades ou sains d’esprit. En fait l’hypergamie n’est qu’une tendance animale parmi d’autres chez l’être humain, basée sur l’idée que chacun poursuivrait son intérêt et que, de surcroît, cet intérêt résiderait dans un désir de sélection des gènes des femmes pour les hommes, et de puissance sociale des hommes pour les femmes.  En vérité, nous ne connaissons pas notre intérêt, et ce dernier a des aspects bien plus complexes que la seule sélection génique ou sociale. 

Nous ne connaissons pas notre intérêt

Comme dans la théorie libérale, avec l’hypergamie, tout va bien quand la concurrence est pure et parfaite. Or pratiquement, elle ne l’est jamais et elle ne le sera jamais tant l’information nous manque, tant le pouvoir nous manque, tant les humains s’évertuent à poursuivre justement, leurs intérêts. L’intérêt des puissants, c’est de fausser les règles du jeu, comme tout à chacun, et donc de détourner les règles de la concurrence à leur propre profit en utilisant de manière privilégiée l’instrument étatique. Dans les relations humaines qui devraient valider l’hypergamie, il en est de même. A 15 ans, quand il devient temps pour les femmes de se reproduire, à part prendre un vieux barbon qui a déjà réussi dans la vie, aucune femme ne sait quelle monture va lui offrir une sécurité absolue. Si tant est que son objectif soit de se trouver un riche, elle n’est pas en moyen d’anticiper qui le deviendra. De plus, son environnement est limité, ses fréquentations aussi. Elle ne peut s’orienter que vers un nombre restreint de partenaires, et encore faut-il que ce partenaire accepte de lui faire des enfants, ce qui est impossible puisque s’il est riche ou s’il a un fort potentiel, il se tournera vers la meilleure pondeuse de l’univers, dans un environnement plus large. Et ainsi de suite devient-il impossible de posséder cette seule information : “Qui sera le meilleur partenaire pour moi ?” car au début, vous ne connaissez rien de la vie, et “>

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3 Commentaires

  1. Ping de Léonidas Durandal:

    (Chanson) “Amour Anarchiste – Gaston Couté autour de l’année 1905” Archiviolibertario du 26/10/2013.

    A comprendre que l’amour est anarchie par essence. 

     

  2. Ping de Léonidas Durandal:

    “Pourquoi 10 % des trentenaires japonais sont-ils toujours vierges ?”, Les Echos du 09/04/2019.

    Cachez ce sein que je ne saurais voir. La virginité des hommes et le manque de natalité du pays s’expliqueraient par l’absence d’emploi stable… dans un pays qui ne connaît pas le chômage. C’est un comble. En fait, les “scientifiques japonais”, cherchent des explications traditionnelles pour ne pas perturber la société. Typique du rôle que doit jouer un individu au Japon : ne pas perturber l’harmonie sociale. Dans l’imaginaire collectif de ce pays, être sans emploi est forcément l’explication à tout. Hommes et femmes compris d’ailleurs, quand bien même l’article souligne que les femmes fécondes sont en fait, celles qui ont arrêté de travailler… Il faut que la fourmilière continue à produire sans trop se poser de questions sur elle-même, c’est à dire, devenir consciente de l’existence d’individus en son sein. Tout comme relier la virginité à l’absence de fécondité est un trait grossier (puisque les gens des grandes villes sont moins vierges tout en devant être moins féconds, ici comme ailleurs), assimiler virginité et chômage dans un pays où le chômage n’existe pas, c’est vouloir fuir les évidences : les hommes ne se reproduisent pas uniquement pour la société, ni uniquement parce qu’ils auraient obtenu un statut au sein de la société, mais parce que les modèles familiaux sont peut-être, tout simplement, en échec là-bas. Ou pire encore, parce que la société n’est pas propice à un tel épanouissement familial, et qu’elle a réussi à castrer ses individus sur le long terme. 

  3. Ping de Léonidas Durandal:

    “Diplôme, salaire… Les femmes triomphent dans le couple” l’Obs du 22/03/2015.

    Non seulement les femmes ne pratiquent pas l’hypergamie, et même plus l’homogamie, mais depuis 2000 l’hypogamie :

    “En fait, depuis l’année 2000 environ, les femmes sont plus diplômées que leur conjoint. Et l’homogamie sociale – le fait de choisir un conjoint de même diplôme, classe, origine – décroît très régulièrement depuis quarante ans. La société s’ouvre lentement.”

     

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