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AIMELES Antiféminisme

L’idéalisation de la nature et de la mère

Publié le 13 mai 2020 par Léonidas Durandal à 11 h 45 min

Face au saccage organisé de nos environnements, deux réactions diamétralement opposées s’affrontent. La première de celle-là, c’est le suicide. L’homme est considéré comme une anomalie qui porterait tort à Gaïa et dans l’ensemble, il pourrait être éliminé, ce serait plutôt une bonne nouvelle pour la nature. La deuxième est catholique et cherche à asseoir une domination juste et équitable sur l’environnement. Pour cette dernière, nos erreurs ne méritent pas que nous nous arrêtions en chemin. Faut-il croire en l’homme ou désespérer de lui ? A mon avis, ce questionnement sous-jacent est au centre de bien des débats qui animent nos sociétés, spécialement en France.

Parfois, j’entends autour de moi des Français et plus souvent des Françaises, dire que nous ne sommes pas supérieurs à la nature, qu’elle finira par nous châtier. Ils attendent impatiemment l’épidémie, la catastrophe nucléaire, le tremblement de terre, l’explosion volcanique, qui mettra fin aux prétentions humaines.

Il y a derrière cette réflexion, bien plus que cette réflexion. Tout d’abord, l’idée rassurante qu’il y aurait une entité toute puissante, matérielle, et qui guiderait nos vies. Le libre arbitre n’existerait pas et l’humanité devrait se concevoir à l’intérieur d’une animalité soumise à la terre mère.

Et puis, si ces personnes se placent d’elles-mêmes en position d’enfant, de toute évidence, elles perçoivent l’avancée en âge comme d’une déchéance, un signe indien dont il faudrait se prémunir en refusant objectivement de grandir. Leur paradis perdu, c’est leur mère, et ce temps béni où enfants, ils étaient heureux dans ses bras sans n’avoir rien à faire. Par la suite pour eux, tout n’aurait été que déchéance. Il suffirait donc de s’en remettre à la nature comme à une mère et nous regagnerions notre paradis perdu en même temps que nous reprendrions notre place d’éternel enfant.

Difficile dans ce cas, de ne pas relier cette vision du monde, à l’absence d’un père qui les aurait guidés dans la vie. Car à l’évidence, ils ne connaissent rien, non seulement du monde, mais pire, de la nature. Ils vivent dans une confusion absolue si caractéristique de ces familles où le père est un quasi-intrus vivant par délégation d’autorité de la mère. Personne ne leur a dit, ce que je me propose de faire ici.

La nature est aveugle, impitoyable et n’est pas toute puissante

La chaîne alimentaire, si chère à nos écologistes, n’est qu’une longue succession de prédations. Le petit mange le gros, très satisfait de lui quand il y est arrivé, du plus petit des organismes vivants qui vit en parasite, jusqu’à la baleine bleue qui engloutit tout ce qu’elle peut trouver de krill dans son environnement. Bambi, parlons de lui, bouffe les jeunes pouces d’arbre, et s’il venait à proliférer, le monde serait un vaste désert. Certaines poules avalent même leurs enfants, alors qu’elles ne meurent pas de faim. Le renard et le chien, mûs par le goût du sang, quand ils l’acquièrent, tuent avec la plus grande des délectations. L’arbre pousse en éliminant ses concurrents de son environnement, jusqu’à rester seul sur tout l’espace qu’il occupe, et qu’il compte bien voir être le plus grand possible. Les plantes font crever les autres moins vigoureuses. Les insectes vous suceraient le sang jusqu’à plus soif. Les mouches pondent leurs œufs sur de la chair parfois encore vivante.

Cela ne vous rappelle rien ? Si si, cet animal bien humain qui agit en prédateur, et qui de fait, ce me semble, respecte sa nature, respecte la nature. Car ce que nos écologistes communistes reprochent au grand capitaliste, c’est son côté bestial. Incohérence totale dans le raisonnement, lié à cette confusion sus-citée. Finalement qu’est-ce qu’un prédateur financier, sinon le sommet de la chaîne alimentaire ? S’il y en a un qui respecte la nature, c’est bien lui ! Et il en est ainsi pour toutes les plantes et tous les animaux. S’ils étaient laissés à eux-mêmes, sans vergogne, ils détruiraient leur environnement, et le saccageraient jusqu’à extinction. Mais en parallèle, sans eux, la vie n’existerait pas. 

Le vivant s’organise donc autour de la prédation, et pas simplement chez celui qui est en haut de la pyramide. Les végans ont beau jeu de critiquer l’ingestion de viande, eux qui détruisent les plantes pour se nourrir et favorisent un monde artificiel où l’alimentation sera bientôt produite à partir de molécules recomposées « >

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3 Commentaires

  1. Ping de Léonidas Durandal:

    "Climat : le gouvernement tente d’anticiper un été qui s’annonce de nouveau plus chaud et plus sec" Le Monde du 14/05/2020.

    Mon Dieu, l'été va être sec. Ca promet d'être terrible. Nous qui avons eu 7 mois et demi de pluies quasi-ininterrompues depuis octobre 2019. C'est super d'habiter en ville et de ne même plus percevoir les différences saisonnières… Juste une petite info pour nos journalistes parisiens du monde : en ce moment, les agriculteurs français risquent de voir leurs récoltes pourrir à cause de la pluie, et la baisse des rendements et de la qualité de certaines récoltes est déjà patente. Mais bon, c'est juste une info de ci de là, juste au cas où il y aurait un journaliste qui me lirait pour faire un article sur un sujet ayant un semblant de réalité. 

  2. Ping de Léonidas Durandal:

    "Environnement : des températures plus élevées entraînées par la baisse de pollution ?" Le Point du 14/05/2020.

    Et ce maudit CO2 qui ne veut pas baisser, même pas pour faire plaisir à nos écolococos. La nature est vraiment pas sympa. 

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