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On m’a fait croire que j’étais père

Publié le 16 novembre 2013 par Léonidas Durandal à 17 h 32 min

Je me suis battu durant des années. Et j’y croyais fermement. J’étais persuadé que je devais être responsable. Je lui avais fait cet enfant, je devais assumer. C’était le rôle d’un homme, celui qu’on attendait de moi. Et puis toute la société m’avait dit qu’elle attendait fiévreusement des pères responsables. D’une seule et même voix, j’entendais tout autour de moi : « un père est nécessaire, c’est important pour un enfant ». Et puis moi, j’avais toujours attendu cela. C’était mon rêve. Depuis tout petit, je rêvais d’avoir une famille, et surtout des enfants. J’ai toujours aimé les enfants. Je ne sais pas pourquoi, peut-être leur sincérité féroce qui m’a toujours rappelé qu’un être peut être fait du pire et du meilleur tout à la fois. Enfin une femme est venue dans ma vie, et elle a brisé mon rêve, for heureusement.

Père

Femmes idéales.

J’étais plein de bonnes intentions mais je rêvais. J’idéalisais les femmes. J’imaginais qu’il suffisait que je sois un bon père pour être un homme, et surtout quelqu’un de gentil. Les femmes autour de moi me répétaient pour faire mon éducation : « les femmes aiment les hommes gentils. » Elles n’avaient que ça à la bouche, la gentillesse. Alors je suis devenu quelqu’un de gentil. Dans mon esprit, il suffisait que je réussisse à devenir cela pour réussir ma vie de couple. Les femmes de mon entourage qui m’avaient éduqué comme tel, profitaient de ma gentillesse. Elles étaient mes mères et mes grands-mères, mes tantes et mes cousines. Toutes agissaient d’un seul est même mouvement pour que je sois serviable avec elles. Elles en profitaient, mais elles ne me rendaient pas service.

J’aurais eu le bon exemple…

Manque de bol, je n’ai pas eu le bon exemple. Mon père avait choisi la mauvaise femme pour lui, pour nous. Et il était trop loin de ma mère pour me donner un bon exemple de relation saine entre hommes et femmes. Il n’y avait presque que des femmes dans mon entourage, et je ne vivais que par leur désir sans avoir la possibilité de m’affirmer en tant qu’homme. Les utopistes disent que l’individu est libre de faire ses choix. Il est surtout libre quand il a reçu beaucoup d’amour, et donc, un bon exemple. Il ne s’agit ici pas de me victimiser en tant qu’adulte. Par contre, j’exige qu’on écoute l’enfant que j’étais. Un enfant n’est pas responsable. En ce sens, il est toujours la victime des erreurs des adultes. Bien plus tard j’ai enfin compris que ce n’étaient pas les femmes qui étaient notre problème à mon père et à moi que c’est nous qui avions une vision faussée des femmes. Tous les deux, nous vivions encore dans le sein de nos mères, incapables de concevoir nos existences parce qu’emprisonnés derrière les barreaux suaves d’un amour perverti, basé sur le lien indéfectible entre une mère et la chair de sa chair, amour liberticide d’une femme quand il n’est pas tourné vers le père. Les femmes de mon entourage ont ainsi pu profiter de moi. Elles ont abusé de leurs prérogatives de mères et d’éducatrices, le plus naturellement du monde. Et quand ce fut temps pour moi de choisir la « femme de ma vie », je me suis naturellement tourné vers une profiteuse.

Le mauvais exemple.

Ce monde des familles sans père, est le monde des profiteuses, de celles qui vivent sur le dos de leurs enfants. Elles se nourrissent de l’affection de leurs enfants, vivent financièrement de leurs enfants, remplacent leur mari par leurs enfants. Tout est fondamentalement incestueux dans la famille monoparentale ou décomposée. Rien ne peut être à sa place. Les mères ont besoin d’affection et les enfants sont prêts à tout pour leur mère. Ils comblent naturellement ce manque en elles. En attendant, ces enfants ne sont jamais des enfants. Un enfant ne devrait jamais avoir à donner de l’affection. Cette responsabilité est bien trop grande pour lui. C’est le rôle d’un adulte de maîtriser tout ça, ce qui peut être donné ou pas, le rôle d’un homme d’ordonner ce monde tumultueux des sentiments.

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42 Commentaires

  1. Ping de Léonidas Durandal:

    (Livre) « Le courage de la paternité » Père de Blignières.

  2. Ping de Léonidas Durandal:

    « Le gouvernement s’attaque aux violences faites aux enfants » Figaro du 28/02/2017.

    Et dans un même mouvement, violences et éducation seront confondus. Car c’est déjà le cas.

  3. Ping de Cyrus:

    Bonjour Monsieur Durandal,

    J’espère que vous allez bien. Une question me titille l’esprit depuis un certain temps déjà. La voici : ne serait-ce pas plutôt l’écrasante majorité des femmes occidentales qui seraient méchantes (si je puis me permettre ce terme) ?

    En fait, j’ai l’impression que les femmes de votre entourage ont eu raison de vous répéter l’importance du père et d’être gentil. Je crois plutôt que ce sont les femmes qui ont COMPLÈTEMENT raté le coche. Veulent-elles que nous soyons, a contrario, des  » méchants  » ? Des brutes ? Ne savent-elles pas ce qu’est un gentleman ? Les figures tutélaires d’Eisenhower, de Charles de Gaulle ou de Mohammad Mossadegh (ancien Premier Ministre d’Iran) doivent-elles être rejetées et suscitées le dégoût, notre dégoût ?

    Je crois que les hommes ont raison d’être gentil (en plus d’être viril). Ce sont les femmes (sauf exception) qui ne SAVENT PLUS être gentilles, douces, attentionnées et féminines. Le bon gars, c’est en fait un homme. Mais un homme des années 1950. Virilité, paternité, gentillesse. De nos jours, les trois sont là, mais se heurtent à une société QUI NE LES REÇOIT PLUS. C’est notre système économique, culturel, moral, éducatif et légal qui empêche la réémergence d’un Charles Ingalls. Au fond, vous êtes un Charles Ingalls (La petite maison dans la prairie). Le problème, c’est que les femmes ne sont plus que des Mme Oleson.

    Qu’en pensez-vous ?

    J’aimerais saluer Mme Manuela pour ses prises de position toujours intéressantes et enrichissantes.

    Cordialement,

    Cyrus

    • Ping de Manuela:

      Merci beaucoup si je peux en retour vous rassurez, je pense qu’il existe encore des Caroline Ingalls mais elles se cachent parce que en ce moment, les femmes en général plus que les hommes se plaignent du coût de la vie, mais n’ont aucun scrupule à faire du shopping tous les 15 jours (ventes privées, soldes… elles ont toujours une bonne excuse pour dépenser inutilement) elles vous incite à faire de même, la manucure, les vacances toutes les 5 minutes pour éviter de se retrouver chez soi pour fuir les problèmes… donc si vous ne regardez pas dans la même direction vous êtes une originale et puis faire la psy pour une copine c’est pas la meilleure solution parce que d’une part vous n’êtes pas psy, c’est difficile d’être objectif et d’autre part certaine femmes sont tellement matérialistes et ne sont pas assez lucides et forte pour entendre des reproches constructives, Donc elles se plaignent tout le temps plutôt que de se remettre en question, mais quand les enfants arrivent on ne peux plus tricher…

      Pour tout vous dire je connais qu’une seule Caroline Ingalls tout le reste sont des Nelly, mais Nelly s’est fait dompter, si vous voyez ce que je veux dire ;). Charles Ingalls est parfait mais c’est pareil y’en a plus beaucoup des hommes qui fendent du bois. Je pense que les femmes ne sont pas aussi difficile qu’on le croit c’est juste qu’on nous a mal orientées, ce qu’on cherchent chez un homme c’est pas ce que pensent certain, mais qu’il sache écraser une araignée c’est déjà très bien…;)

    • Ping de Léonidas Durandal:

      Les hommes gentils attirent l’abus. C’est horrible à dire, mais notre gentillesse a été le ferment de tous les abus en Occident. La gentillesse doit avoir un pendant : la lutte contre le mal. Or aujourd’hui on veut nous faire croire que le mal n’existe plus : résultat, il ne reste plus que cette gentillesse qui confère à la niaiserie. En fait, il ne faut pas être ni gentil ni méchant, il faut être impitoyable contre le mal et plein de gratitude pour le bien.

      • Ping de Manuela:

        c’est certain qu’un homme trop conciliant ou trop romantique vous ennuie à mourir, c’est pour ça que certaines femmes recherchent des hommes plus agressifs en fait tout doit être savamment dosé une femme bien dans sa peau saura faire la différence les femmes aiment se sentir protégées, mais nous ne sommes pas non plus des guimauves.

        • Ping de Cyrus:

          Bonjour Monsieur Durandal et Mme Manuela,

          Je vous remercie infiniment de vos réponses. En fin de compte, mon intuition fut juste. C’est un équilibre intérieur pour les hommes qu’il leur faut atteindre. C’est vrai qu’être trop romantique a un côté très niaiseux et qu’il n’est guère nécessaire d’aller jusque-là. Néanmoins, vous confirmez ma pensée ainsi que mon sentiment à l’effet que ce n’est pas tant notre gentillesse qui pose problème, mais l’absence de classe, de gentillesse, de  » ladyness  » de l’écrasante majorité des femmes occidentales.

          Pauvre elles ! Savent-elles au moins à côté de quoi elles passent ou sont passées ? En plus, puisqu’elles ne font rien dans le monde politique pour que cela change, ça confirme la thèse de M. Durandal selon laquelle, le leadership politique et les affaires de l’État, c’est d’abord et avant tout une affaire d’hommes, mais d’hommes responsables.

          Cordialement,

          Cyrus

  4. Ping de Manuela:

    je n’avais jamais lu cette article maintenant je comprends pourquoi, plus jeune j’était plutôt fascinée tel un marin par le chant des sirènes, par le charme et la virilité du Maghreb.

    Vous savez, des parents présents mais absents c’est pas mieux non plus, si vous voyez ce que je veux dire… On fait des enfants pour qu’ils existent, qu’ils vivent pas pour qu’ils nous aiment, en étant juste, les enfants vous aimerons naturellement et surtout, surtout en évitant de faire du favoritisme parce que c’est insupportable d’être témoin de ça. D’ailleurs c’est comme ça qu’on reconnaît les mauvais éducateurs, ceux qui réclament des câlins aux enfants sans arrêt, et si l’enfant refuse, ah oui c’est qu’il n’est pas affectueux évidemment… On m’a souvent reproché de ne pas être affectueuse, sincèrement je ne pense pas que cela soit le cas, beaucoup de mes ex-collègues cherchent l’affection des enfants, j’ai toujours eu horreur de ça parce qu’il n’y’a plus aucune morale (quoique dans le social il n’ y’a pas grande morale puisque c’est un milieux ultra athée) et j’ai l’impression de prendre la place des parents. Un enfant en carence attirera des adultes en carence et ça devient du n’importe quoi par exemple vous vous retrouvez avec un collègue en plein repas avec quatre enfants assis sur ses genoux ou en train de jouer à cache cache tandis qu’à votre table les enfants sont assis sagement en train de manger, c’est le but du repas normalement.

    Quand je vous lis je suis soulagée d’être une femme, non pas que je souhaitais être un homme, pas du tout j’ai toujours pensé que c’était plus facile d’être une fille mais là je dois avouer qu’ici tous me le confirme.

    • Ping de kasimar:

      C’est sur que de nos jours en tout cas, il est de loin beaucoup plus facile d’être une femme qu’un homme, étant donné que ce dernier est étouffé par un féminisme omniprésent et imposant. Bien entendu aucune féministe y compris les plus modéré ne diront qu’il est facile d’être une femme, pour elles « il est toujours difficile d’être une femme, et que les avancées sont loin d’être accomplies » tout en citant les exemples bateaux que nous connaissons que trop bien. Jamais vu autant de cupidité chez des gens.

  5. Ping de gastirad39:

    Léonidas: En fait, le problème des pères est enraciné dans notre culture. Provient-il du culte de la Déesse-mère attesté dès l’âge des cavernes ou de celui de la Vierge Marie … ? Quoiqu’il en soit, le Patriarcat dénoncé par le féminisme n’est qu’un mythe.

    La preuve en est donnée dès 1812 par la vie de Sophie Trébuchet, épouse du général Hugo qui obtient de Napoléon, auteur du fameux code « patriarcal » le droit de divorcer, avec pension, de son époux, général en exercice, alors que le petit Victor est sans doute le fils de l’amant de sa mère. Pour faire cesser le scandale, l’Empereur ne trouve rien de mieux que d’entériner la situation de fait créée par la mère !

    On voit que dès cette époque, les pères ont peu de chance d’obtenir justice, même avec la loi pour eux. Le féminisme n’a donc rien apporté aux femmes qu’elles n’avaient déjà. Il n’a rendu service qu’à la caste politique qui, en prônant l’indépendance de la femme, a fait exploser la famille pour renforcer son pouvoir sur la société.

    De nos jours, cette caste continue son oeuvre destructrice en promouvant l’indépendance des enfants via une éducation sous contrôle étatique (lois sur la fessée, campagnes anti-pères sur l’inceste …) ou en faisant croire que tous les types de familles se valent, y compris les lesbiennes. Le féminisme est la clé de voûte du pouvoir actuel, voilà pourquoi les exigences « d’avancées » ne cesseront jamais, quelques soient les injustices conséquentes.

    Tant que nous n’aurons pas identifié l’origine politique de nos maux pour y porter remède .

  6. Ping de Léonidas Durandal:

    Extraordinaire. Quelqu’un qui a de l’argent doit payer pour des décisions de justice iniques sans se poser de question. Il n’a pas le droit de l’avoir en travers de la gorge. Être père, ce ne serait qu’une question de pension alimentaire. En somme il est un portefeuille sur pattes, on alourdit sa peine parce qu’il est riche, et il devrait trouver cela très bien…

    Juste en dessous, les résultats du massacre des pères.

    Tout cela sur la même page : la bipolarité de notre monde de fous anti-homme, anti-père.

    N’acceptez pas ce rôle de bouc émissaire.

    lamborghini

  7. Ping de Léonidas Durandal:

    « La justice reste sourde à la souffrance des pères », Le temps.ch du 28/03/2016.

    « …70% des parents qui enlèvent leurs enfants sont des mères et les refus de droit de visite émanent des mères pour 80% des cas… »

    * Nous tairons le nom de famille sur requête 
de son épouse.

    Pas vue pas prise…