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Mariage lesbien et mur individualiste

Publié le 10 janvier 2013 par Léonidas Durandal à 0 h 00 min

130110moutonUne partie de la France trouve ce débat inutile. Celle-là ne se sent pas concernée car hétérosexuelle. Nous serions dans un monde où chacun aurait le droit de faire ce qu’il entend tant que, comme dirait Brassens « il n’emmerde pas trop son voisin ».

 

Selon « Libération » du 10 janvier 2013, 54% des Français ne seraient pas favorables à un débat sur le mariage gay à l’école. Et pourtant… ces même Français acceptent depuis des décennies que leurs enfants se fassent bourrer le mou sur la normalité homosexuelle et même l’homoparentalité dans notre école républicaine.

 

Le refus du débat.

 

Le refus du débat est symptomatique d’une majorité qui a laissé les clefs de la maison à d’autres dans un laisser-aller général. Il est aussi symptomatique d’une minorité qui n’a pas intérêt à ce que le débat ait lieu.

 

Refuser la discussion, c’est refuser l’altérité. Par une métaphore qui honore ce qu’ils sont, les défenseurs du « mariage pour tous », veulent bien débattre, mais seulement de leur point de vue (M Peillon). Attention, quand une voix s’élève contre eux, les voilà à refuser la différence, cette différence qu’ils disaient pourtant défendre (Mme Najat Vallaud Bel Kacem). En vérité, ils défendent les différences de point de vue tant que celles-là ne s’opposent pas aux leurs.

 
(Pour accéder au témoignage de Florence qui remet en place les Grandes Gueules de RMC le 23/11/2012, cliquez 

)
Contexte au 23/11/2012. L’émission des grandes gueules de RMC sont à Montpellier, ville désignée par têtue comme la ville la plus gay friendly de France. Les animateurs qui parlent comment de faux dissidents, servent la soupe au lobby LGBT quand Florence, femme de ménage, intervient sur les ondes, face aux bien-pensants, avec son coeur.

 

 

« Pas de liberté pour les ennemis de la liberté »

 

Aux USA, peuples de pionniers chassés d’Europe, on sait bien l’hypocrisie d’une telle maxime et à quoi elle conduit. Là-bas, la liberté d’expression y est donc honorée à sa juste valeur. Chez nous, la République s’étant imposée à coups de massacres, de régicides, et de folie populaire, l’Etat républicain ne comprend pas bien l’intérêt du débat. L’opposant est toujours soupçonné d’être de mauvaise foi. On lui fait un procès d’intention bien avant qu’il n’ait ouvert la bouche. La démocratie aurait dû annihiler cet état de fait. Mais loin de le supprimer, elle l’a renforcé, car les dirigeants de notre République ont voulu maintenir leur pouvoir de décision. Le fait du Prince a survécu à la République et il est en train de survivre, bizarrement, à la démocratie.

 

 

Le fait du Prince en démocratie.

 

Cette République française qui veut survivre sans s’interroger sur les conditions d’exercice de sa propre moralité, est devenue elle-même liberticide. Elle ne veut pas du débat, ni dans les écoles ni ailleurs. Le prince républicain a été élu, il doit décider. Mais nos princes n’étant plus très moraux, une partie croissante de l’opinion publique française commence à s’interroger sur les décisions qui sont prises. En effet quelle est la légitimité d’un François Hollande ou d’un Nicolas Sarkozy pour nous parler de famille ? Ils n’en n’ont aucune. Ils ne sont pas des exemples. Une République qui désirerait conserver le fait du Prince pour elle, devrait donner l’exemple, être plus morale que la majorité de ses concitoyens. Malheureusement nos dirigeants actuels ne se distinguent pas du reste du peuple. Et quand on ne se distingue pas de la multitude, il faut renoncer à imposer le fait du Prince à une majorité. La délibération du peuple devient cruciale et si elle ne peut se faire devant le parlement eu égard aux modes d’élection de celui-ci, elle doit se faire ailleurs.

 

Que se passe-t-il réellement ?

 

Dans notre pays devenu démocratique de par la faiblesse de nos dirigeants, c’est l’opinion publique qui fait la loi. La caste dirigeante fantasmagoriquement républicaine le sait si bien que son principal travail consiste à influencer fortement cette opinion publique pour conserver son pouvoir. Elle cède à son penchant totalitaire en contrôlant l’éducation des enfants, les médias, les associations. Si d’autres personnes essaient d’agir contre cette manipulation de l’opinion publique, elles sont vite taxées d’être liberticides. Malheureusement, il n’y a pas de liberté sans les conditions de la liberté. Dans une République devenue amorale, le fait du Prince n’a plus lieu d’être. Il ne peut s’imposer comme vérité descendue des cieux de l’Etat. Une République ne se maintenant que par la moralité de ses dirigeants. Si cette moralité n’existe plus, un débat démocratique et populaire doit prendre le relais des institutions concernant les grands sujets de société. En effet, alors que le parlement républicain remplit à plein son rôle technocratique si nos dirigeants sont moraux, celui-là devient une simple chambre d’enregistrement de lois médiocres quand le prince ne se distingue pas du peuple.

 

 

Le débat sur le mariage lesbien est nécessaire.

 

Dans notre démocratie française, l’élection ne peut régler à elle seule le débat. Certes aux USA, les électeurs votent pour un candidat chargé d’appliquer un programme. L’élection semble suffire.

Cependant il aura fallu que chaque point du programme soit discuté ardemment. Ce pouvoir électif est également compensé par des lois constitutionnelles restrictives. Les nôtres sont beaucoup plus laxistes et nouvellement opposables. De plus l’électeur américain ne renonce pas à tous ses droits décisionnels en votant lors d’une élection nationale. Se méfiant du pouvoir central, il a limité son domaine d’action fortement dès sa création et celui-là n’a pas autorité pour légiférer sur de nombreux points de droits. Pléthore de pouvoirs sont délégués aux autorités régionales, et l’électeur de chaque état est amené à donner son avis régulièrement sur des lois très importantes. Enfin, les électeurs motivés peuvent créer un groupement d’intérêts, chargé de défendre leur cause auprès des sénateurs nationaux ou régionaux. Ainsi, le système américain se régule de lui-même. Leur démocratie imparfaite fonctionne tout de même.

 

Chez nous, il nous faudra bien constater l’absence de tous ces contre-pouvoirs. Nous perdons ainsi beaucoup de temps à discuter des défauts de nos institutions quand il faudrait aborder les débats de fond.

 

Le mariage lesbien n’a pas été questionné lors de l’élection présidentielle. Notre parlement, élu en même temps que notre président, ne représente absolument pas un organe de censure et de discussion contradictoire doté de pouvoirs réels. Quant à la moralité de nos dirigeants, quand on les voit coucher avec n’importe qui et changer de partenaire sans se préoccuper plus que cela de leurs enfants, on peut dire qu’elle est nulle. Le peuple français ne pourra donc pas compter sur elle pour prendre des décisions éclairées quant à notre avenir.

 

Or cette question est cruciale pour la survie de la société française.

 

A ceux qui ne comprennent pas l’aspect crucial de cette loi.

 

J’écarte de mes raisonnements tous les hypocrites, les responsables de partis politiques qui font des calculs, les lâches qui disent penser de manière autonome mais qui ne veulent pas aborder cette question de manière sérieuse.

 

Pour les autres.

 

Les barrières entre homosexualité et hétérosexualité ne sont pas si étanches que d’aucuns voudraient le croire, surtout au moment de l’adolescence. L’utilisation d’images homosexuelles largement diffusées ont favorisé des pratiques homosexuelles dans nos sociétés qui auraient été contenues sinon. Certains relais médiatiques ont défendu l’idée « d’exploration de notre sexualité ». Ceci n’était qu’une invitation à homosexualiser notre psyché, à lui imposer des images obsédantes et déviantes. Ces images largement diffusées par le biais d’internet et permises par l’éducation nationale à la « tolérance », ont gravement perturbé de nombreux jeunes.

 

 

Une société entièrement homosexuelle, peut-elle être positive ?

 

Une société entière peut sombrer dans l’homosexualité. Nous le pressentons dans notre société actuelle. La Grèce ancienne nous le prouve.Les personnes perturbées hormonalement entraînent celles qui sont psychologiquement instables.

 

Que se passe-t-il dès lors ?

 

Dans une société homosexuelle, croyez-vous que les gens soient plus tolérants, qu’ils comprennent même la notion de différence ? Comprendre et accepter les différences, ce n’est pas les ignorer. Que peuvent comprendre des lesbiennes « assumées » et assurant le pôle féminin dans leur couple, à la différence ? Rien, absolument rien. Et celles qui assurent le pôle masculin ne peuvent guère faire mieux. Elles construisent leur différence sur un mensonge partiel, et donc une acceptation de la différence biaisée. Ironiquement, il ne reste plus que les discriminations dont toutes pourraient souffrir pour leur permettre de comprendre cette différence. Ne subissant aucune discrimination, elles peuvent s’enfermer totalement dans une dénégation de l’altérité. Et c’est bien ce qui se passe actuellement. Les différences personnelles servent de caution à des situations qui n’ont plus rien d’alterne. Par le passé, de nombreuses personnes à pulsions homosexuelles réussissaient à se contenir avec l’aide de toute la société. Elles étaient fécondes au sein d’un couple hétérosexuel, dans des situations inversées qui présentaient leur danger, mais beaucoup moins que ce que nous vivons actuellement. Aujourd’hui et grâce à l’individualisme triomphant, elles peuvent s’engager dans ce grand enfermement. Car si le grand remplacement de Renaud Camus a lieu sous nos yeux, il n’a pu se concevoir qu’au sein d’un grand enfermement individualiste des citoyens de nos contrées. La lesbienne ne baise pas avec un autre. Elle s’aime et cela seul peut la rassurer. Et elle ne comprend pas comment la société fonctionne dans son ensemble, ni comment celle-ci peut souffrir de son comportement individuel, ni comment son comportement individuel s’attaque à son humanité. Elle est le stade ultime de la narcissique moderne.

 

Nos jeunes adultes immatures et individualistes se reconnaissent facilement dans ce narcissisme homosexuel élevé au rang de différence qualitative humaine. On les comprend. Nourris dans une société féminisée, que peuvent-ils comprendre de l’altérité et de l’importance de bonnes lois sociales pour la famille ? Rien. D’ailleurs quand on les fait parler, c’est une avalanche de bêtises qui submerge l’auditeur : dénonciation des parents qui voudraient s’organiser pour manifester ! fouille dans les affaires personnelles ! dans les mails pour traquer les débats sur le « mariage pour tous » ! et bien entendu les évidences de la doxa (exemples pris dans une interview d’un membre de la fidl ce jour même).

 

Une société n’est pas une somme d’individus amoraux. Cette façon de penser nous a mené au grand enfermement actuel. Alors quand j’entends qu’il vaudrait mieux parler de vrais débats de société comme l’emploi, que ce genre de personnes qui se prononcent ainsi, ne comprennent même pas le lien entre une bonne éducation et une société économiquement rentable et respectueuse, je ne peux que constater les dégâts de l’individualisme. Jusqu’à penser que nous ne formons plus société…

 

Non, nous n’aurons pas des entreprises saines sans donner des repères stables à nos enfants. Nous n’aurons pas une économie efficace sans que nos enfants reçoivent l’éducation d’un père et d’une mère qui s’aiment, au moins dans la différence. Le débat actuel sur la crise ne fait que cacher 40 années de non débat sur la famille. L’urgence n’est même plus économique. Le radeau coule et rien ne l’empêchera plus de s’enfoncer. A quelle profondeur nos citoyens lascifs voudront prendre en compte la pierre angulaire de notre société qui est celle du mariage et sans lequel aucune action politique n’a de sens ?

 

 

Pour bien le faire comprendre à ceux qui ne veulent toujours pas étudier sérieusement la question.

 

Aucune mesure économique n’améliorera la situation globale d’une société où 20% d’enfants (150 000) sortent chaque année du système scolaire sans diplôme, alors qu’on est prêt à le leur donner. Ces enfants sont le signe de l’échec complet de nos politiques familiales individualistes. « L’enfant désiré » par une femme seule n’est qu’un monstre. Avant, ceci n’était qu’une pensée réactionnaire. Désormais, nous en avons la certitude. Car; malgré ce chiffre affolant de 20%, ceux-là ne sont que la partie émergée d’un gigantesque iceberg d’un échec économique qui en est le corollaire. Car croyez bien qu’un bon nombre d’enfants détruits, devenus homosexuels ou pas, obtiennent tout de même leur diplôme, mais pour finir, traînent leur souffrance familiale tout au long de leur parcours professionnel sans pouvoir donner à ce pays tout ce dont ils seraient capables s’ils avaient été aimés normalement. Là encore nos rentes pétrolières nous ont permis toutes les folies individualistes et nous nous les sommes permises. Mais apparemment c’est fini. Et vu où nous en sommes arrivés, je peux vous dire que je m’en réjouis profondément. Si la misère nous permet de retrouver du sens dans nos vies et l’autorité paternelle pour défendre ce sens retrouvé, tant mieux (quand bien même cette autorité redeviendrait aussi artificielle qu’avant, car basée sur le bon vouloir des femmes).

 

 

A ceux qui pensent encore que le débat sur le mariage lesbien ne les concerne pas.

 

Quand ils verront leur famille exploser, quand ils verront leurs enfants volés par quelques mères devenues folles, quand ils constateront la pulsion homosexuelle favorisée partout, le communautarisme plus puissant que jamais, la vente des ventres, la mécanisation des enfantements, le chômage exploser, l’économie dévirilisée, l’éducation féminisée dont ils seront les relais forcés, je leur dis : « Quand vous subirez personnellement les conséquences des choix de notre société, ne vous plaignez pas. Vous aurez obtenu ce pour quoi vous ne vous êtes pas battus. »

 

Oui, elle semble être une minorité d’une minorité d’homosexuels celle qui essaie d’imposer sa loi. Nous ne serions pas concernés. Cependant, il y a bien longtemps que les soit disant minorités constituent des majorités entre elles, et imposent leur façon de penser aux autres. Cette majorité est celle des femmes qui ont quitté la barque familiale depuis très longtemps pour faire confiance à l’Etat afin de les entretenir. Cette majorité est celle des pères qui ne font plus le lien entre liberté sexuelle, homosexualité et perte de leurs droits. Le mariage des lesbiennes n’est pas celui d’une minorité. Il est, idéologiquement, la norme d’une société majoritairement féminisée, qui a accepté les divorces dans un premier temps, puis la destruction de toute relation parentale stable, et en dernier ressort, qui ne saura plus vivre que dans des rapports immatures et homosexuels. Le chaos a engendré le chaos et il serait temps de dénoncer ces alliances si nous voulons nous en sortir.

 

Pour rester dans un état de droit, il ne nous reste plus qu’à organiser un grand débat public et à modifier la constitution pour rendre le référendum possible. Dans le cas contraire, nous voterions encore une de ces lois, qui, en plus de s’attaquer encore une fois à la représentativité de notre système démocratique, saperait les fondements de notre civilisation.

 

Contre un tel projet, il ne faut pas se contenter d’affirmer bêtement une opposition de principe, il faut aller dans la rue et trouver le moyen de notre victoire.

 

21 Commentaires

  1. Ping de Léonidas Durandal:

    Complètement barré ces lesb….. . Et même ce milieu de gauchistes de merde. Elle parle d’emprise d’un homme avec qui elle n’a pas couché, ni n’a été agressée sexuellement. C’est à se demander si elle ne le regrette pas. D’ailleurs, elle a couché avec la réalisatrice suivante. Là, elle ne parle pas d’emprise, mais d’amour ! Vraiment complètement barrée. Et ce pauvre homme journaliste, Edwy Plenel, qui rabaisse et le nom d’homme et celui de journaliste. Le reste du discours est délirant (patriarcat, discours hyper politisé, victimisation) avec la complicité d’une autre journaliste qui a bien la gueule de l’emploi elle aussi. Pauvre homme condamné, avec le soutien de la ruche (soeur, ancienne compagne qui l’accusent sur des détails) pour avoir eu des sentiments ambigus envers une jeune fille. Complètement fou.

  2. Ping de Léonidas Durandal:

    « PMA, GPA, les nouveaux enjeux de la bioéthique », Répliques du 24/03/2018.

    Les femmes discutent entre femmes, et les hommes citent des femmes sur le sujet. Du lesbianisme au lesbianisme.

  3. Ping de Léonidas Durandal:

    (Vidéo) « Ce que je pense de la PMA (6mn) » homme d’influence du 20/09/2017.

  4. Ping de Léonidas Durandal:

    (Vidéo) Clémentine Autain : « Je ne partage pas l’idée du droit à l’enfant ou de l’enfant réparateur » 12/10/2016

     

  5. Ping de Léonidas Durandal:

    « Un quart des jeunes femmes au Royaume-Uni avouent une expérience homosexuelle », RITV du 13/05/2016.

    et 45% envisagent une maternité sans père…

  6. Ping de Léonidas Durandal:

    François Hollande : « Je vais corriger cet intitulé de « ministère de la Famille » au profit de « ministère des familles »

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