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Antiféminisme Aimeles

(Micro fiction) Gérard et le football féminin

Publié le 14 juin 2019 par Léonidas Durandal à 13 h 17 min

Impossible de vomir partout, physiquement. Trop de gens, trop d’images, trop de paroles nauséabondes, pas assez de bile dans son estomac aguerri. Nous étions revenus aux pires heures de fiottisation de notre histoire et Gérard était seul, avec sa bite et ses deux burnes en guise de baïonnette au milieu d’un champ de bataille infini.

Le premier matin, il n’était même pas courant. Il se demandait s’il rêvait. Il y avait donc des humains en France pour s’intéresser au football féminin ! Eh bien, non seulement il y en avait, mais en plus, il y en avait beaucoup. Cette découverte l’avait terrassé. A cette nouvelle, un sentiment d’écoeurement profond avait obscurci son âme immaculée. Il avait enroulé sa longue moustache pour revenir à la réalité et sentir qu’il ne rêvait pas. Puis il avait poursuivi dans la rue d’un pas chancelant, présageant qu’il devrait s’économiser en ressentiment pour ne pas finir la journée au poste de police.

Sur sa droite, un magasin aux couleurs de son noble pays, à genoux devant la photo de onze grognasses nullipares, mettant en danger leur saint utérus, pour faire des galipettes sur l’herbe et plus si affinité. Elles salissaient le drapeau taché de sang de ses nobles ancêtres. Elles se salissaient à mimer de vrais héros. Et pourtant l’image parlait d’elle-même. Il s’agissait de les glorifier ces femelles guerrières. Lumières contrastées permettant de tricher sur des visages anguleux. Couleurs affriolantes. Mixité des races. Le putain de scénariste qui avait produit cette série B n’avait pas lésiné.

Et comme toujours, pas de niac. Gérard se demandait si pour une fois, ils n’auraient pas pu faire un effort. Etait-ce si difficile de trouver une niac dans toute la France pour la mettre en tête de gondole ? Ils y arrivaient bien avec les négros et les bougnoules. Alors pourquoi pas avec les niacs ? Le philosophe en Gérard s’éveilla, l’apaisant au milieu de toute cette ordure. Il leur fallait un bouc émissaire à tous ces trous du culs de gauchistes. Ils hésitaient entre le catholique et le niakwé. Le plus court s’était-il dit, aurait été de trouver un putain de niakwé catholique blond et de le brûler place de la République. Qui sait si cela ne nous aurait pas évité toute cette mascarade, au moins pour quelques temps.

Au-dessus de la mêlée, Gérard poursuivit son chemin. La devanture de magasin de tout à l’heure n’était pas un épiphénomène. Ca et là, des commerçants enjoués avaient profité de leur exposition pour exciter le consommateur et le prendre dans les filets de l’engouement général. D’instinct, ils avaient compris ces bâtards qu’il y avait du fric à se faire, que si les gogos mordaient à l’hameçon, ils se détendraient du portefeuille, et lâcheraient leur fric un peu plus prestement.

Ce putain de gouvernement de merde social gauchiste le savait aussi. Il fallait prouver que la raclée qu’il venait d’éviter de justesse aux dernières élections justifiait toute ses futures exactions. Et faire rentrer les impôts. Le pain et les jeux y contribuaient. Mais plus que tout, la promotion de l’émasculation lui rendait le plus grand des services : faire de ce peuple un objet servile prompt à céder à la moindre imprécation sentimentale. Un peuple doux, paisible comme un agneau, manipulable à souhait, avec un utérus à la place du crâne, voilà qui leur permettrait d’agir, enfin, d’avoir les mains libres pour continuer à imposer leurs justes lois de parasites féminisés.

Toute la journée, en mode zombi, Gérard avait erré, faisant ses courses au milieu de la propagande, écoutant de ci de là, les conversations pédés sur cette coupe du monde, perdu au milieu d’une ville qu’il ne reconnaissait plus. Les heures avaient défilé comme au milieu d’un cauchemar sans qu’il ne prenne ni conscience du temps ni de l’espace, perdant pied au sein d’un monde qui n’était plus le sien et qui avait pourtant été celui de tous ses aïeux. Après des heures de marche, il retrouva un peu de lucidité en se disant qu’il devait rejoindre un bastion de la civilisation.  

Bon sang, même son bar habituel retransmettait le match. Impossible d’y échapper. Bruno, qui d’habitude se grattait les couilles en s’accoudant au zinc du troquet, cette fois, se tenait bien droit. Il voulait montrer sa civilité ce gens foutre. Il avait mordu au traquenard. Comme tous les autres d’ailleurs. Personne n’osait la moindre parole gauloise. Rien. Une conversation pincée qui tournait autour du pot. « Ouaih c’est pas mal cette passe » « Bien vu » « “>

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12 Commentaires

  1. Ping de Léonidas Durandal:

    "Megan Rapinoe, la footballeuse qui dit « fuck you » à Trump" L'Obs du 19/06/2019.

    Vu sa tête, c'est à tous les hommes qu'elle dit fuck you. 

  2. Ping de Lou de sexe femelle:

    Gérard ne me fait pas fantasmer si c'est cela votre question.

    Vous savez j'ai réfléchi à tout ça, je pense que bien plus que de pénétrer le monde masculin, il s'agit surtout de supprimer les polarités féminine et masculine.Les hommes efféminés sont mis en avant. Regardez par exemple Bilal Hassani et ses manières de femme. 

    Ps: Je n'arrive plus à répondre depuis mon téléphone aux commentaires des autres.

    • Ping de Léonidas Durandal:

      Merci pour l’indication technique, je galère avec les applications.

      Pour la question prise au sérieux de Gérard, effectivement il y a bien une forme d’indifférenciation. Mais ce que je défends, c’est tout de même une indifférenciation par la féminisation. Regardez pour les matchs de football, ce sont des pseudos qualités féminines des filles qui sont mises en avant. Elles sont même obligées d’apparaître toujours avec des cheveux longs pour faire “comme si” (drôle de concession au féminisme, tandis que partout ailleurs, il faut qu’elles soient “libres et indépendantes” de faire n’importe quoi). A l’inverse concernant les hommes, il s’agit bien de les féminiser, pas de calquer une pseudo masculinité dans un domaine féminin.

  3. Ping de Léonidas Durandal:

    (Vidéo) "1977 : Pour ou contre le football féminin ? | Archive INA" Ina du 06/06/2019.

    Gérard avait déjà du mal en 1977.

  4. Ping de Xiep de sexe male:

    Je profite pour rappeler une info soigneusement oubliée par les médias.

    Match joué en mai 2017, à DALLAS (TX)

    U15 du FC DALLAS 5-1 ETATS-UNIS femmes (championnes du monde 2015)

    (l'équipe des U15, comme son nom l'indique, est composée de garçons de 15 ans, en France, on disait jadis "équipe cadets")

  5. Ping de Lou de sexe femelle:

    En vérité, je vous ai imaginé fulminer en voyant les pubs ppur le foot partout, croiser une belle rousse et rentrer chez vous, inspiré. Gérard a eu le courage de dire tout haut ce que beaucoup pense tout bas. En cela il est admirable. Néanmoins, il a un humour un.peu trop salace à mon goût.

    Et en effet je viens de vérifier 70% des licenciés en gym sont des femmes. En gymnastiue rythmique, lespays de l'est domine et j'imagine que la displine et le corps que cela donne aux sportives restent trop féminins.Mais en gym artistique féminine, la France a une championne d'Europe. Domaine de femmes, bon résultats, sportive "issue de la diversité" ils avaient un parfait sujet s'il ne s'agissait que de promouvoir les femmes dans le sport. Mais vous avez raison il s'agit plus de parasiter un domaine masculin.Cela alors même que la capitaine de l'équipe dit ne pas être gênée d'être moins payée que les hommes car l'équipe des femmes rapporte moins. Ce monde hait la féminité.

  6. Ping de Lou de sexe femelle:

    Moi, ce que je retire de tout ça, c'est que vous vous êtes trouvé une épouse roussecheeky

    J'ai vu toutes ces affiches pro coupe du monde et j'ai eu une petite pensée pour vous. La propagande est agaçante, les gens ne veulent pas comprendre que si les petites filles préfèrent la danse classique, c'est parce qu'elles sont en général tout simplement plus douées pour ça. Mais je ne comprends pas la hargne contre les sportives dans les milieux natios. Après tout, elles sont masculines, elles n'y peuvent rien. Laissez les faire leur sport.En tout cas dans une société scène on pousserait ce genre de sportive dans les médias pour les petites filles

    https://youtu.be/mN80AuJjX8U

    • Ping de Léonidas Durandal:

      A mon avis, la fédération française de gymnastique a plus de licenciées filles que le football. De toutes les manières, comme le soulignent Rochedy ou Le Gallou, bien d’autres sports en ont plus et ils ne sont pas mis en avant. Il s’agit ici d’une opération de parasitage culturel comme je l’ai développé dans cet article . Et voilà ce qui énerve profondément les garçons. Pas que les filles fassent du foot puisqu’aux USA c’est considéré comme un sport de fille et que moi-même je le considère comme tel. Nous avons surtout l’impression de nous retrouver dans la cours de l’école avec des filles qui veulent être intégrées à l’équipe de foot, juste pour emmerder les garçons, les provoquer et voir jusqu’où elles peuvent pousser le bouchon avec eux. Ce serait puéril si ça n’impliquait pas tant de mouvements idéologiques autour du genre dans notre société.

      Quant à mon hypothétique “épouse rousse”, vous n’arriverez pas à m’en faire dire plus. Sachez seulement que mon esprit est encore plus tortueux que vous semblez vouloir l’imaginer. Et vous, que pensez-vous de notre Gérard national ?

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