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(Microfiction) La confession "Mon père, j'ai une très mauvaise image des femmes"

Publié le 21 avril 2021 par Léonidas Durandal à 10 h 50 min

que vous ne connaissez pas, n’a pas choisi le diable ?

_ Vous savez, le diable… c’est un concept utile pour comprendre le monde. De là à dire qu’elle est possédée… Cela n’arrive pas si souvent. Et puis, vous n’êtes pas vraiment apte à en juger, ni à faire ce genre de diagnostic.

_ Moi, j’ai l’impression que nous vivons dans une société où les femmes sont toutes possédées à tel point que ça en est devenu banal.

_ Disons plutôt que les gens sont comme… trompés. Vous savez, il y a bien des femmes qui sont victimes d’hommes, réellement.

_ Une minorité, qui fait tant de bruit qu’on entend qu’elle. Souvent, elle a été victime d’une société qu’elle a cautionnée, qu’elle a appelé en secret de tous ses voeux.

_ Cela n’empêche.

_ Oui, cela n’empêche, vous avez raison.

_ Vous-même en tant qu’homme, vous avez été trompé. Et désormais, vous réagissez avec outrance. 

_ Alors nous ne sommes pas responsables de nos actes ? Je suis juste une victime des circonstances ?

_ Le diable nous détourne du bien. 

_ Nous ne sommes donc vraiment pas responsables de nos actes ? 

_ J’imagine. Ne dit-on pas qu’un humain au comble de la souffrance est comme « possédé », terme que vous avez employé, pour dire que son corps ne lui appartient plus. 

_ Si c’est cela, il y a les élus et les autres. Et personne ne peut être sauvé en décidant de l’être. La conversion est un mythe. 

_ Nous ne pouvons pas savoir. Ce sont des questions difficiles à résoudre, des mystères. Dieu nous met face à notre impuissance. Il éprouve aussi notre humilité. Si l’homme se sauve lui-même, il devient orgueilleux.

_ Et si Dieu est le seul à pouvoir le sauver, alors son existence n’a pas de sens… Le serpent se mord la queue. Comment moi, je peux m’en sortir au milieu d’un tel troupeau de démons ? pour devenir un catholique respectable ? 

_ Vous devez garder courage. Allez vers des femmes, et voir. Si ça ne convient pas, vous devez renoncer aussi rapidement que vous vous êtes  avancé vers elles. 

_ Je ne suis attiré par aucune de celles-là. La plupart me dégoûtent. Et avec l’âge et l’expérience, elles me dégoûtent de plus en plus. A chaque fois que j’en vois une minauder, j’ai comme envie de lui mettre une bonne fessée.

_ Et vous avez songé à aller voir un psy ?

_ Là, je suis responsable de mes souffrances ?

_ Non, non… bon alors dîtes-moi qu’est-ce qui cloche avec celles que vous avez rencontré.

_ D’abord, c’est leur manière de tricher avec les apparences qui m’horripile. Elles jouent aux saintes. Toutes. Elles font croire cela à leurs garçons et quand leurs enfants grandissent, ils se fourvoient sur leur future épouse. Il faut les voir imaginer que les femmes ne font jamais de mal. Des enfants pitoyables. Mais je ne peux pas leur jeter la pierre, parce qu’ils ont été abusés petits. Comment pourrait-on en vouloir à une victime d’inceste ? Ce n’est pas possible en tant que catholiques. Il faut avoir de la miséricorde pour tous ces mâles qui restent éternellement sous l’influence de leur mère, et qui deviennent souvent des prélats féminisés de leur environnement étriqué. Non, les vraies responsables, ce sont leurs mères. Et si tant d’hommes sont immatures dans notre société, la faute en revient à ces salopes qui jouent les petites saintes. Et puis avant d’être mères, ces femmes ont été des épouses pleines de duplicité, qui ont infantilisé leur compagnon. Je ne me vois pas m’engager avec l’une de celle-là. 

_ C’est à vous d’accepter ou pas ce jeu, de croire que vous pourrez en trouver une différente des autres, et surtout que vous serez capable de l’aimer. Peut-être vous fixez-vous trop sur les apparences justement ?

_ Mais comment pourrais-je être certain de ne pas me tromper ? Elles sont plus fortes que moi ou que vous pour ça ? Et le jour où je serai engagé, toute la société me tombera dessus. Et puis, il y a bien pire encore.

_ C’est à dire ?

_ Si vous y regardez de bien prêt, ce sont toutes de grosses fainéantes. Bien entendu, vous les entendez se plaindre par l’intermédiaire de leurs portes paroles féministes, qu’elles font ceci ou cela, qu’elles sont chargées mentalement ! Vous croyez que je ne le suis pas chargé mentalement, moi ? En vérité, quand vous y regardez de plus près, elles ne cessent d’en faire le moins possible, en chargeant leur homme autant que possible. Elles ne veulent même plus être des mères et s’occuper « >

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