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Miss France et la mondialisation des corps

Publié le 20 décembre 2017 par Léonidas Durandal à 13 h 31 min

Dans un article récent, plusieurs garçons exprimaient leur impossibilité à bander pour de « vraies » femmes. En cause, les corps parfaits qui leur étaient vendus dans l’industrie du porno et sur lesquels ils se masturbaient.

A mon avis, le problème est plus critique. Comme nous le rappelle Judith Reisman dans son entretien de fraîche date, la facilité entraîne la facilité. Cependant, comment expliquer que cette facilité ne puisse pas s’exprimer dans la réalité « vraie », même pour une passade.

En tant qu’homme et avec l’expérience que j’ai acquise, je ne pense pas que la sexualité puisse être déconnectée si facilement des rapports amoureux et de l’engagement. Nombre d’hommes souffrent sans le savoir d’être utilisés comme des objets masturbatoires par des femmes aussi médiocres qu’eux.

Si des hommes peuvent faire n’importe quoi comme le prouve l’affaire Weinstein, obsédés par le moindre jupon, ils ne se réalisent pas ainsi. Un homme cherche femme, même maladroitement, alors qu’il est peut-être incapable de vivre une telle relation, il voudrait pouvoir construire une famille, de préférence dans une relation unique.

La pornographie, les multiples partenaires, la société industrielle le poussent vers toujours plus de pornographie, toujours plus de partenaires, cultivant ainsi sa propre insatisfaction. Car ce qui lui manque vraiment lui échappe. Un homme qui veut la pornographie ne peut se réaliser. Il lui en faut de plus en plus pour bander de moins en moins, car il perd progressivement l’espérance d’aimer. Jeune, il a encore des érections à tout va. Avec l’âge la déconfiture est complète. Il lui faut alors se retrouver dans des situations scabreuses pour satisfaire ses fantasmes. Il ne désire plus, il manque.

Les femmes ont tendance à croire qu’une érection est signe d’amour. C’est vrai et faux selon les circonstances. Ainsi, une femme ne devrait jamais se sentir flattée qu’un homme ait une érection pour elle sans avoir vérifié au préalable qu’il n’était pas simplement un homme, mais son homme. Je crois que cette expression désuète de « mon homme » va revenir au goût du jour au fur et à mesure que nous aurons décidé, à nouveau, de nous aimer entre hommes et femmes.

En attendant, il va falloir essayer de revenir sur certaines de nos habitudes industrielles en matière de corps féminins. L’élection de miss France est en ce sens significative.

Lorsque Geneviève de Fontenay s’occupait encore de l’affaire, une certaine décence représentative était de rigueur. Depuis que le groupe Bouygues a abusé de ses droits médiatiques, il n’en est plus rien. Une nouvelle pornographie des corps et des représentations s’est imposée au public. Le standard est celui du corps féminin américain, grand osseux, calibré comme une courge pourrait l’être dans sa barquette, plastique, brillant, clinquant, semblant sortir d’une chaîne de production de grosses voitures, indifféremment de toutes les couleurs selon la peinture qui lui est appliqué. Le plus ridicule dans cette histoire c’est de voir ces tas de plastique militer contre les violences faites aux femmes alors qu’elles sont devenues représentantes de cette violence :

Que ne fera pas faire le désir de bonne conscience…

L’emballage est attirant. Le consommé l’est souvent moins, surtout en ce qu’il marque d’une déconnexion entre intérieur et extérieur, entre image et identité. Ces femmes là ne sont pas des femmes. Et elles ne sont pas nos femmes. En fait, elles ne sont rien, et leur manque de charme me fait personnellement horreur.

Infocourriel de Marie Claire. 3 visages identiques où le but est d’effacer les personnalités derrière un apparat.

Pour bien comprendre ce phénomène d’américanisation, de mondialisation des corps féminins, et donc des visages, il faut déjà avoir saisi combien seuls certains corps de femmes sont médiatisés et pas d’autres. Pour ce faire, faisons un détour par les films érotiques. Grand spécialiste du sujet à mon corps défendant, j’en ai tiré une science étrange. Celui de pouvoir comparer les attentes de chacun des peuples pour lesquels ils sont produits.

Dans les films américains, les situations d’attraction mutuelle partent du boulot. Les filles de ces films ont une plastique industrieuse genre Pamela Anderson. Qu’importe que le mamelon eût été grossièrement retouché par un chirurgien esthétique ancien arpète dans la boucherie, plus c’est gros, plus ça passe, plus le spectateur américain est excité. Il veut voir du transformé dans un contexte alambiqué lié au boulot, où patron et collaboratrice vont jouer un jeu ambiguë et donner « >

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23 Commentaires

  1. Ping de Léonidas Durandal:

    "Mila et Nabilla ou la connassance contre la connaissance" ER du 07/02/2020.

    Excepté la conclusion, cet article est très bien construit. Dommage de plaquer des valeurs masculines sur des critères de réussites féminins à la fin. La réussite d'une femme ne se calcule ni par sa plastique, pas plus que par ses connaissances. 

  2. Ping de Hancel de sexe male:

    «Une beauté androgyne, aux traits plus durs, se dessine chez les jeunes filles qui recourent à la chirurgie esthétique.» C’est pourquoi de plus en plus d’hommes s’orientent vers la douceur féminine et la beauté naturelle des petites filles…

    • Ping de Léonidas Durandal:

      Un jour les femmes jouent aux petites filles pour nous déresponsabiliser, pour se déresponsabiliser. Voilà l’image d’elles qu’elles ont promu il y a peu. Un jour elles jouent au mec pour satisfaire leur esprit de domination. Voilà la nouvelle mode. Sur aucun de ces chemins, il ne faut les suivre. Il faut leur rappeler leur devoir de se comporter en femmes, et d’être obéissantes à leur conjoint. De toutes les manières, elles ne peuvent faire autrement, sans sombrer.

      • Ping de Hancel de sexe male:

        A moins que ces femmes androgynes ne sont qu’une minorité d’hystériques que les journalopes féministes nous présentent comme majoritaires pour je ne sais quelle idée tordue qu’elles ont derrière la tête. Car celles que je croisent dans la rue, pour la plupart, ne sont pas aussi monstrueuses. Non, je plaisante, c’est vraiment pas des cadeaux de la nature.

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