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AIMELES Antiféminisme

(Mythologie féministe) La famille bourgeoise du 19ème siècle

Publié le 12 juin 2015 par Léonidas Durandal à 11 h 25 min

Un des mécanismes fondamental de la religion féministe, c’est de vouloir faire croire à ses contemporains que les époques passées étaient plus barbares envers les femmes que l’époque présente. Ce type de raisonnement justifie toute mesure progressiste qui saura consolider le contrôle des femmes sur la société. Les croyants sincères de la religion féministe peuvent ainsi se dire qu’ils ont bien de la chance de vivre dans un monde qui défend les femmes plus que jamais. Orgueilleux, ils méprisent ces hommes du passé qui décidément, n’y connaissaient rien quant à la gente féminine. Ce faisant, ils donnent à leur soumission la teinte d’un libre arbitre exercé pour le bien de l’humanité et de la civilisation. Flattés d’être des libérateurs, ils ignorent tout de leur domestication.

Exemples historiques.

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Notre jolie petite Louis XIV enfant

L’homme de la Renaissance s’est gaussé du barbare médiéval qui croyait pourtant servir les femmes en se comportant comme le parfait chevalier servant des romans de son époque. L’entrée dans la Renaissance est marqué par le premier livre dit moderne « Don Quichotte », qui est un brûlot anti-chevalier. Cela n’empêchera pas ces mêmes hommes de la Renaissance de rendre un culte à la féminité par un retour à la période antique. Le guerrier brutal est alors jugé vulgaire. Il n’est plus perçu comme le défenseur de ces dames mais comme un rustre ignorant tout de la civilisation car déconnecté de la réalité féminine. L’amour courtois, distant, ne peut plus convenir à une âme noble. Il faut désormais exalter le corps féminin, voir la nature (féminine) de ses pleins yeux, et savoir l’admirer. martinrenaissance3
A l’époque médiévale, l’homme est domestiqué par ses fantasmes, désormais il le sera par le corps.  Cette culture des apparences efféminées atteindra son apogée sous l’Ancien régime au moment même où les révolutionnaires la dénonceront et se feront fi de la dépasser. Ce sursaut de virilité n’aura pas pour but d’assurer une domination masculine qui n’a jamais existé, mais là encore, de servir toujours plus ces dames. Les révolutionnaires autorisent ainsi le divorce, ils réfléchissent à étendre le droit de vote aux femmes, mais ils doivent plier bien vite face à la réalité. Le divorce sème la confusion en particulier dans une société plus pauvre que la nôtre. Le droit de vote accordé aux femmes fragiliserait une république naissante et qui se veut anti-catholique. Ainsi notre système n’accordera le droit de vote aux femmes qu’à partir du moment où l’influence de la religion dans la société civile aura été suffisamment amoindrie pour pouvoir l’envisager (1944). Idem pour le divorce voté en 1884 en pleine fièvre républicaine, et qui ne se massifiera qu’à partir du moment où les femmes auront pleinement avantage à le pratiquer. Le combat pour la République en France peut donc aussi être compris comme une guerre d’influence pour obtenir l’assentiment des femmes. La république française s’instituera comme un système concurrent de la religion catholique auquel elle cherchera à enlever toute prérogative pour asseoir sa légitimité auprès de ces dames. Soit dit en passant, si l’Ancien Régime a trop souvent vu avec horreur l’arrivée de la République, il ne faut pas sous-estimer à quel point l’avènement de la démocratie a été retardé par le sentiment anti-catholique des révolutionnaires. Or ce système conflictuel n’a jamais permis que d’assurer un pouvoir supérieur aux femmes.

 

Notre image du 19ème siècle.

Aujourd’hui, nous percevons la société civile et politique du 19ème siècle comme esclavagiste envers le « sexe faible ». Nous aurions libéré nos faibles femmes de l’époque précédente, comme tous nos ancêtres ont cru le faire avant nous. Pourtant, cette société aliénée aux besoins des femmes, n’était pas si différente de la nôtre, comme elle n’était pas si différente de toutes celles qui l’ont précédée. Il y a une impermanence du pouvoir des femmes. Pour le prouver, il suffit de se plonger dans un cas concret, prendre une famille de cette époque et étudier son environnement réel. Je vais le faire pour une famille catholique de la petite bourgeoisie de province et nous allons voir combien les clichés dont nous avons hérité des féministes sont bien loin de la réalité. Vous en déduirez aisément combien ces images faussées de l’histoire servent à une oppression bien présente elle mais en direction des « >

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22 Commentaires

  1. Ping de Léonidas Durandal:

    "Marie Curie: la foule se presse à son premier cours à la Sorbonne en 1906" Figaro du 04/11/2020.

    C'est ça l'affreuse discrimination de toute une société contre les femmes ?

  2. Ping de Léonidas Durandal:

    "La fin du Moyen Âge. Joël Blanchard : « L’histoire des Valois méritait d’être réhabilitée, relue en profondeur »" Breizh du 30/01/2020.

    "que l’on pense à Christine de Pizan, autrice d’un nombre considérable d’ouvrages poétiques mais aussi politiques, qui rivalisent avec ceux des clercs, des théologiens de l’Université ; dans le domaine de théologie, n’oublions pas non plus le cas de Marguerite Porete. "

    Ô mince alors, personne n'a censuré ces femmes. Elles pouvaient donc s'exprimer librement ! On m'aurait donc menti ?

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