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Pourquoi est-il dit que la France a la droite la plus bête du monde ? (leçon politique)

Publié le 19 mars 2021 par Léonidas Durandal à 9 h 22 min

En guise d’avant propos, je tiens à dire que mon article ne sera pas exhaustif. Je ne retiendrai que les traits les plus saillants qui ont marqué mon esprit. Et puis, faire une recherche complète sur la bêtise de la droite française prendrait plusieurs volumes. Dès que vous aurez saisi l’esprit de mon propos, il ne vous restera plus qu’à produire vos propres conclusions quand vous lirez quelque recueil historique. Car la bêtise de la droite en France fonctionne comme d’un principe général qui doit certainement souffrir quelques exceptions, mais pas tant. Au vu de notre époque, vous devriez avoir du mal à en trouver.

Tout commence en 1789. Je plaisante. Cependant, cette date est bien pratique pour le sujet qui nous concerne puisque la « droite » est relative à la place occupée par les députés dans les prémices de ce qui allait donner notre assemblée nationale actuelle. Donc, début d’une nouvelle ère, et début d’une nouvelle dualité en France, la droite et la gauche, dualité représentée physiquement au sein d’une assemblée.

La gauche, c’est l’âme de la révolution française, l’indépassable progrès du bourgeois intéressé et de ses idées humanistes. Dès le départ, la droite n’apparaît qu’en négatif de cette gauche. La droite, c’est le passé, contrairement à cette gauche entreprenante dont les idées devaient inévitablement aboutir à « du passé faisons table rase ».  D’ailleurs, sans qu’il en ait forcément conscience, le droitard se conçoit lui-même comme à la traîne, comme un frein à l’évolution, sans toutefois pouvoir l’empêcher. Il n’a pas de projet alternatif que de retrouver son bon vieux royaume monarchique unitaire à une époque où ce système politique était en passe d’être englouti par l’Histoire. Cette nouvelle dualité gênait ses conceptions politiques et il a tout fait pour la nier en France, ce que nous allons voir. Enfin contrairement à ce qu’imaginent pas mal de crédules contemporains, dès le départ, la gauche est bien du côté des puissances d’argent. L’aristocratie elle, a souvent fait passer le matériel en second. Ce ne sera jamais le cas d’un socialiste.    

Commençons donc par Philippe Egalité. De son vrai nom, Philippe d’Orléans et qui n’est pas à proprement parlé de droite. Au contraire adhère-t-il à au club des Jacobins, Montagne et compagnie. Alors pourquoi le mettre dans ma liste ? Parce qu’il est ontologiquement de droite. Prétendant à la couronne de France, héritier par nature donc, Louis XVI et ses descendants gênent son ascension. Se mettre du côté de la contestation est un moyen pour lui de récupérer le pouvoir. Il soutient les idées de son époque au mieux comme d’une croyance en des changements inévitables, au pire par cynisme. Mais dans les deux cas, il représente à lui seul tous ces comportements qui concourent à faire progresser des idées qui vont défaire les valeurs de leurs représentants. Et cette incohérence, cette défaite annoncée, est un grand invariant du crétin de droite. L’affichage d’un pragmatisme qui justifie toutes ses compromissions, n’est que l’envers de sa bêtise politique infinie.

Ici, Philippe d’Orléans fait pencher la balance du côté de la mort de son cousin Louis XVI. Il lui survivra quelques mois, tué par le même mouvement qu’il aura initié. Je crois pouvoir avancer que pas mal de personnes, même chez les Jacobins, auraient préféré que le roi ne soit pas décapité. Seulement, pris dans l’engrenage politique de l’époque, personne n’a voulu apparaître comme un « traître » à la cause. Philippe d’Orléans était l’un des seuls qui aurait pu tenter d’afficher son humanité pour l’occasion comme d’un paravent à une décision politique douteuse. Mais il n’en a rien été. Sûr de ses nouveaux principes ou trop content de faire exécuter le gêneur ou encore trop couard, il vote la mort. Dès lors, le mouvement de la terreur s’imposera. Le sang aura appelé le sang et comme je l’ai déjà dit, Philippe d’Orléans sera victime finalement, de sa propre bêtise. La France aussi. Car autre invariant du droitard idiot qui pense honteusement que « l’évolution est impossible à arrêter » (transposez de nos jours à toutes les questions sociétales comme les infanticides par avortement ou les unions de duos homosexuels), il finit par générer le marasme qu’il disait vouloir éviter en faisant œuvre de réalisme. A des époques troublées, il se range au centre comme pour mieux prévenir les excès de tout ordre, oubliant que le centre est la matrice nucléaire des catastrophes en périodes de perdition. Mais trop stupide pour le comprendre, il croit que ménager la chèvre et le choux constitue « >

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