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Antiféminisme Aimeles

Prologue du conte de la femme de Bath, G Chaucer en l’année 1380

Publié le 4 octobre 2012 par Léonidas Durandal à 0 h 00 min

Oui, messeigneurs, oui-dà, j’ai eu mes cinq maris. Et, chacun en son rang, tous furent gens de bien.

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Puissé-je ne jamais boire vin ni cervoise si je ne vous dis vrai, les maris que j’ai eus, comme trois furent bons, et mauvais les deux autres.

Ces trois maris étaient bons et riches et vieux : à peine pouvaient-ils observer le statut selon quoi ils étaient par devers moi tenus, vous savez bien, pardi, ce qu’ainsi je veux dire !
Ainsi m’assiste Dieu, je ris lorsque je pense comme je les faisais peiner dur nuitamment, et, par ma foi, de ce ne tenais-je nul compte. Ils m’avaient tout donné, leur or et leur trésor ; plus ne m’était besoin de faire diligence à gagner leur amour ni leur montrer égards.

Ils me chérissaient tant, par Dieu qui est là-haut, que je ne faisais cas aucun de leur amour : « Femme sage toujours voudra se mettre en frais pour qu’elle soit aimée là où elle ne l’est pas. » Mais puisque dans ma main je les tenais très bien et qu’ils m’avaient donné leur terre tout entière, qu’avais-je à faire, moi, de songer à Leur plaire, à moins que ce ne fût pour mon profit et aise ?

Mes maris, par ma foi, je les fis tant peiner que mainte et mainte nuit ils chantèrent : « hélas ! »

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Si bien les gouvernai-je, en appliquant ma loi, que chacun d’eux était bien heureux et content quand il me rapportait beaux habits de la foire.

Ils étaient bien contents d’avoir bonnes paroles, car Dieu sait si bien fort je ne les grondais pas.

Or écoutez comment je sus me gouverner, prudes femmes, ô vous qui saurez me comprendre. Ainsi parlerez-vous et leur en ferez croire , car homme ne saurait aussi effrontément que femme ni jurer ni mentir, il s’en faut ’ ! Je ne dis point cela pour qui est prude femme, sauf quand il lui advient d’être malavisée. Prude femme qui sait ce qui est pour son bien saura lui faire accroire que la corneille est folle (allusion à un conte où la corneille dévoile les secrets de la femme) et prendra à témoin sa propre chambrière pour renfort. Mais oyez ce que je lui disais :

 » Messire le cagnard, est-ce ainsi que tu fais ? Dis, pourquoi la voisine est-elle ainsi parée ? On la voit honorer en quelque lieu qu’elle aille. Moi, je reste au logis ; je n’ai pas de bon drap.

Dis, qu’est-ce que tu vas faire chez la voisine ? Est-elle donc si belle ? Es-tu si amoureux ?

Que parlez-vous tout bas, grands dieux ! à la servante ? Messire le paillard, laissez tous vos tours. Quand, moi, j’ai un compère ou que j’ai un ami, en tout bien tout honneur, tu cries comme un beau diable si seulement je vais ou cours à sa maison !

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(s’en suive de multiples conseils pour faire des reproches à son mari et obtenir l’objet de ses désirs)

Mais dis-moi donc ceci : Pourquoi cacher, que diable, de ton coffre les clefs de peur que je n’y touche ? Eh, pardi, c’est mon bien tout autant que le tien. Crois-tu que tu feras de ta femme une idiote ?
Non, non, par ce seigneur qu’on appelle Saint Jacques, tu ne seras jamais, dusses-tu enrager, et maître de mon corps et maître de mon bien. Tu t’en départiras, en dépit de tes yeux.

 

De moi qu’est-il besoin t’enquérir et m’épier ? Tu voudrais, que je crois, m’enfermer dans ton coffre ! Mais tu devrais me dire : « Femme, va où tu veux, prends ton ébatement, je ne croirai nul conte : je vous sais, dame Alice, une épouse fidèle » »

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Dieu ! la peine et les maux que je leur fis souffrir aux pauvres innocents, par les doux maux du Christ ! Car, comme fait cheval, je savais mordre et geindre. Si j’étais en défaut, je savais bien me plaindre, sans quoi, souventes fois, j’étais fort mal en point.

« Qui premier au moulin arrive, premier doit moudre ». Première je geignais, dont s’apaisait la noise. Ils étaient trop heureux de s’excuser bien vite de faute qu’en leur vie ils n’avaient point commise. De courir cotillons j’accusais mon mari, quand à peine, malade, il se tenait debout. Cela ne laissait pas de chatouiller son cœur :
il croyait, en effet, que je l’avais si cher !

Je jurais mes grands dieux que mes sorties de nuit étaient pour épier filles qu’il caressait.

Moyennant ce prétexte, je goûtai maint déduit. Car tel esprit nous vient quand nous venons au monde « >

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7 Commentaires

  1. Commentaire de kasimar:

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    Oui le féminisme éveille en moi ce soupçon, que la croyance quelle qu’elle soit donne lieu à de l’hystérie et entre autre la schizophrénie. 

    Deux exemples : le féminisme victimaire : inégalité salariale, violence conjuguale et machisme qui empêche les femmes de s’habiller en « putain ». 

    De l’autre une volonté farouche de ressembler aux hommes, une théorie du genre, égaler l’homme dans tout ce qu’il a comme défaut.

    J’ai toujours pensé que les féministes étaient de mauvaises foi (je le pense toujours constatant la malhonnêteté de leur propagande ) mais maintenant que vous le dites, je me demande si certaines d’entre elles ne sont pas gagnées par la schizophrénie. 

    Je n’ai même pas l’impression que le féminisme « pétasse » Badinter et le féminisme « flippée » aient réellement été distincts, l’impression que l’on en avait à l’époque. J’ai déjà eu des échange à une époque avec des féministes qui voulaient rien avoir à faire avec les femmes objets du capitalisme. Mais quand je vois des féministes manifester encore seins nus aujourd’hui (j’ai vu vos vidéos sur les Femens ce week-end )et que je vois des universitaires avec des seins plats manifester, alors que précisément ce type de femmes rétorquent que les féministes « putain » dégradent l’image de la femme, il y a comme une problématique psychologique. 

    De plus en plus les femmes sont vulgaires et deviennent hommasses en même temps, façon Lady Gaga, sans parler de leur consommation excessive de drogues et d’alcool… 

    J’attends toujours une féministe intellectuelle et religieuse se lever contre cet idéal qui ne concerne à mon avis pas toutes les femmes.

    Mais je crois que je vais attendre longtemps. 

  2. Commentaire de kasimar:

    Oui mais n’oubliez jamais non plus la complicité des hommes collabos au féminisme du à leur imbécilité abyssale, tout comme nous avons des femmes comme par exemple Natacha Polony qui ont pas mal écrit sur ce fléau qu’est le féminisme.

    Je ne partage pas toutes ses idées, mais il faut reconnaître qu’une femme qui dénonce le féminisme c’est tout simplement encourageant. 

    Les hommes sont devenus faibles et justement par ce texte, celà démontre que la différence dans la masculinité ne date pas d’hier.

    La question que je me pose est : a t il toujours existé des effeminés autrefois ou est-ce plus lié à notre monde contemporain ?

  3. Commentaire de kasimar:

    cf26300f2cf9c15aa3344fbf53e4441f

    il n’y a qu’une chose que les femmes aiment : dominer.

    Rassurez-moi vous ne parlez pas de toutes les femmes lorsque vous affirmez celà. Moi je pense qu’il existe des femmes simples et sans trop de complexes, celà se fait rare je le conçois. Si la religion musulmane autorise l’homme à avoir autorité sur sa femme voire à la frapper (avec un bâton de la taille d’une brosse à dent) ce n’est pas pour rien. N’écoutez pas les eugénistes qui veulent passer sous silence les versets et les hadiths sur le traitement des femmes en Islam, je n’ai peur que de Dieu : « Le plus difficile quand on cherche la vérité, c’est qu’on finit par la trouver » , eux veulent collaborer avec les ennemis de Dieu, les féministes et les politiques, soit c’est leur problème après tout 1 homme pour 1000 rentrera au Paradis parmi la descendance d’Adam et Allah est Dur en châtiment.

    Pour revenir à cette histoire de domination, celà prouve que la femme est plus facilement corruptible du fait de sa faiblesse contrairement à ce que les féministes veulent nous faire croire : l’homme = la femme. Celà prouve que une part des hommes ont toujours eu tendance à être soumis prêt à tout pour les femmes, jusqu’au masochisme. Il y a des hommes forts et des hommes faibles quelque peu effeminés, c’est un fait. Mais aujourd’hui il y a une majorité d’hommes soit effeminés, soit quelque peu masochiste ou soit un savant mélange des deux. C’est l’absence de contre pouvoir du à ce phénomène conjugué à une virilisation, une indépendance (ou plutôt une concurrence envers l’autre sexe), une volonté de se soustraire des obligations de couple qui avant de donner l’impression que les rôles s’interchangent, tendent vers un modèle matriarcal.

    Sans prendre la défense des femmes qui rejoignent ce mouvement morbide, ce n’est pas la faute de toute la moitié de l’humanité si l’autre moitié n’est plus capable ou n’a plus envie de prendre ses responsabilités au sein du couple et de s’affirmer en tant qu’homme de la maison, ce qui n’est pas négociable.

  4. Commentaire de kasimar:

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    Intéressant de montrer le Moyen-Âge sous son vrai visage. Ainsi l’affreux patriarcat décrit si souvent aurait laissé passer un tel blasphème ? 

    Le blasphème existait à cette époque j’en suis certain. Les Juifs furent respectés, les femmes et les homosexuels aussi. Les femmes travaillaient et le libertinage , je suis prêt à mettre ma main à couper qu’il existât aussi. D’ailleurs le nudisme aussi existait d’après une conversation que j’avais eu une fois sur Egalite et Réconciliation avec une personne passionnée par le médiévisme. 

     

    Et là le comble, une bourgeoise de l’époque polyandre, dominatrice et fière, la preuve que les modernes ont réinventé l’eau chaude. 

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