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Qui est cette femme qui a volé mon enfant ?

Publié le 20 juillet 2012 par Léonidas Durandal à 0 h 00 min

Elle n’a pas l’air d’une criminelle
Droite dans la ville et ses ruelles
La conscience libre de vaquer
La tête haute, le front bombé.

Elle n’est pas moche, elle n’est pas belle,
D’allure sincère comme il vous plaît,
Vos regards glissent sur sa chimère
Quand vous croisez son oeil clair.

Sa légèreté vraiment touchante
En flatte même tous vos sens
Enflamme surtout vos convenances
De ses/vos faiblesses pour pitance.

Et vous le faîtes et je le fis
Et déconfis, ces viles palabres
Mises en vers endolories,
Sont dérisoires face à bâtarde.

Je peux vous dire quand j’y repense
Elle si fragile aux yeux du monde,
Mon coeur battant à molle cadence
Frémis comme fleur sur la tombe.

Elle, elle n’a pas peur de me fixer
Elle me regarde sans ciller
Quand elle désire me parler
Casse mon âme tétanisée.

Elle jouit au vu du sang goûtant
Puis se répand en indolence
Traite ma voix comme d’un détail
Il n’y a qu’elle et moi bétail.

Notre enfant jouet entre ses mains
Lui sert de balle et de tocsin
Et cantonné à faire le bien
Contre ces armes je ne peux rien

Elle dit l’aimer, et n’aime qu’elle
Elle dit fléchir, et être humaine
Vibrer d’instants de petits riens
Moi qui sent tout, je ne sens rien.

La femme que j’aime est une folle
A tout pouvoir, est sans vergogne
Tue notre enfant par ses paroles
Par ses silences mûres besognes.

Son amour n’est qu’un intérêt
Qu’il faut payer en fin de mois
Payer tribut qui gavera
Ma douce ogresse pour une fois.

Étrangère froide et languissante
Parasite de l’existence
Pauvre et frêle elle reste calme
Fort et conscient je suis sans arme.

Voyez cette citoyenne modèle !
Mère lambda qui enfanta
Tout digne est seul de sa matrice
Qui pour tout reste le méprise.

Aucun reproche lui sera fait
Elle sait si bien leur faire pitié
Monsieur Le Juge sera touché
Madame Le Juge est concernée.

Légalement c’est évident
Nous sommes libres mieux qu’avant
Qu’importe ces souffrances d’enfants
Qui parte au vent tels cerf-volants.

Elle s’est servie des préjugés
Qui font des pères des parias,
Et de gorgones sans foi ni loi
Des êtres dignes d’être admirés.

La femme que j’aime tue notre enfant
Aux yeux de tous ces hypocrites
Qui lui donnent grande impunité
En refusant de se questionner.

Regarde-là dans ton miroir
Médiocre et ne pensant qu’à toi
Pleurant pour se donner bonne face
Cette femme c’est toi espèce de garce.

foule2

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