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Remboursement des avortements : l’Etat assassin se retourne contre ses enfants

Publié le 28 septembre 2012 par Léonidas Durandal à 0 h 00 min

“Alors Hérode, voyant qu’il avait été joué

par les mages, se mit dans une grande colère,

et il envoya tuer tous les enfants mâles” 

Mat 2 16-18

Les gens m’ont toujours dit que je réfléchissais trop.

Avec l’âge, j’ai compris combien je n’avais pas assez réfléchis durant ma jeunesse, combien on ne réfléchit jamais assez, combien j’appartenais à une époque qui avait validé la défaite de la pensée, époque qui se targuait d’abattre toute explication irrationnelle de ses modes de fonctionnements tout en supprimant les fondements de sa culture rationnelle.

 

Ici, la religion mourut, en même temps qu’il fallut arrêter de penser, c’est à dire au moment où il fallut arrêter de penser le bien et le mal. Le mal n’était qu’une ignorance qu’il serait facile de dépasser par des efforts d’éducation scientistes. Malheureusement l’expérience moderne qui échoue en tout, nous montre que la lutte contre l’ignorance doit d’abord passer par une lutte contre le mal, un mal théologisé. Sans morale l’être humain est bien faible pour dépasser son ignorance. Sans religion, il patine à théoriser la morale. Se croyant libéré des religions, l’humain navigue à vue et en pleine utopie, il légifère à l’aveugle ramenant son expérience du monde à celle qu’il a apprise seul. Étymologiquement parlant, la religion, c’est la transmission. Les idéologies modernistes n’ont eu de cesse de s’attaquer à la transmission en sapant l’harmonie qui régnait entre les institutions sociales, entre l’Etat, la religion (qui n’était pas l’Etat dans la Chrétienté), la famille. La maternité devint le modèle de fonctionnement individuel et social : un cycle de renaissances 120928samsaraà partir duquel nous repartions seul dans la vie, à zéro. A chaque échec, nous renaissions, recommençant donc l’expérience en pensant que cette fois, ce serait la bonne. Nous ne fîmes qu’augmenter l’échec (par exemple avec la destruction de l’institution du mariage par des amours toujours renaissants mais qui ne furent plus conçus comme un leg). L’évolution n’est pas forcément synonyme de progrès. Notre niveau culturel s’effondrant, vampirisé par le fonctionnement d’une économie marchande, nos meilleurs cerveaux n’apprirent plus la beauté, l’honneur, la tradition littéraire, les grandes idées, les grands sentiments, ils apprirent à devenir rentables.

 

Et tout cela eut des conséquences. Quoi qu’en pensent les idiots de tous temps qui naissent quand ils sortent du vagin de leur mère, notre époque, comme tout autre, est marquée en même temps par une humanité éternelle, et en même temps par de nouvelles réflexions qui viennent s’ajouter aux précédentes. Il ne peut donc y avoir progrès dans la révolution, ni dans l’immobilisme. Aujourd’hui nous comprenons en quoi cette révolution des moeurs qui suivit mai 1968 ne nous a rien apporté. Le 20ème siècle n’aura été qu’un long siècle de deuil quant au pouvoir de l’humanité. Toutes les idéologies que les hommes de ce siècle crurent pouvoir construire en dehors de la religion, ou pour les remplacer, toutes ces idéologies échouèrent dans un bain de sang effroyable. Seule la plus pernicieuse et la plus meurtrière de celles-là survit encore, car cette utopie s’était inscrite en nous bien avant nos “révolutions industrielles”, et qu’elle avait appris depuis longtemps à échapper aux conséquences de ses erreurs.

 

Je veux parler du féminisme.

 

Face à son échec suivant mai 1968 de sa révolution dans les moeurs, imperceptiblement nous connaissons un retournement vers l’immobilisme. La révolution permanente s’essouffle. Et aujourd’hui, les gens qui ne réfléchissent pas, en sont venus à trouver normal qu’un Etat subventionne les avortements.

 

En quoi cette idée ne viendrait jamais à l’esprit d’un homme politique sain d’esprit ?

 

Un représentant de l’Etat est censé faire prospérer sa nation. Sans favoriser les naissances, il doit créer les conditions propices à l’accueil d’un enfant. En tout état de cause, jamais il ne devrait se mêler de décisions individuelles que d’aucuns jugent meurtrières quand d’autres peuvent y voir, au minimum, un empêchement à procréer et une forme de déresponsabilisation. En subventionnant les avortements, en les rendant gratuits, l’Etat, lundi prochain, va proposer une loi qui fera de lui un des acteurs principal de son propre échec. Pour cela, il aura fallu, précédemment, qu’il se mêlât de donner de l’argent à des femmes pour qu’elles fissent des enfants. L’enfer est pavé de bonnes intentions. Il en découla qu’il se tint responsable des naissances. Mais il abusait de ses prérogatives : il avait introduit le biais moral d’une prostitution étatique organisée. Plus tard, il devrait s’en sentir responsable. Et en effet, quand ces femmes, dégénérées par des dizaines années de prostitution, affirmèrent en masse qu’elles ne “>

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4 Commentaires

  1. Commentaire de Léonidas Durandal:

    “Le plus important centre d’avortement de Madrid en faillite”, Media press info du 02/01/2016.

    Merci Jésus. Cette année 2016 commence bien.

  2. Commentaire de Léonidas Durandal:

    Le vote de la loi de remboursement intégral de l’IVG est votée :

     

    Article du nouvel observateur du 26/10/2012

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