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Savoir s’habiller correctement au bureau pour un homme : le costume

Publié le 30 janvier 2020 par Léonidas Durandal à 23 h 40 min

Si ce n’est pas déjà le cas, bientôt vous passerez pour un réactionnaire si vous portez un costard. En ces médiocres temps, la mode masculine n’échappe pas au mouvement général de régression infantile, et nous voyons nombre d’hommes mettre des fortunes dans des vêtements pour espérer avoir l’air de gamins.

Alors que désormais, il suffirait d’un peu de goût pour s’habiller correctement et pour pas cher, nos contemporains abandonnent leur culture pour se précipiter sur des productions onéreuses et ridicules. Tout comme aux débuts de l’industrialisation, au lieu de reproduire en série les plus beaux objets artisanaux du passé, nous avons préféré simplifier le processus de production à l’extrême et obtenir des objets standardisés à bas coût vite renouvelés au gré des modes. Or il n’y a pas de mode pour un homme, ou plutôt, il ne devrait pas y en avoir.

Tout comme pour le monde des idées, le monde de l’habillement masculin est gouverné par des principes, des vérités intangibles, opposées à de vaniteuses futilités changeantes propres à émoustiller l’imagination, de vaines séductions. Je m’entends, en aucun cas cet invariant ne signifie que l’évolution de l’habillement masculin serait inenvisageable. Il a d’ailleurs changé. Mais ce progrès est régi par d’autres règles que celles qui gouvernent l’univers des femmes. A titre d’exemple, un pantalon, pour un homme, est pratique. Pour une femme, il est un moyen de mettre en valeur sa croupe.

Cette mode « progresse » depuis des décennies

Plus généralement, l’habillement masculin est fermement influencé par le désir d’efficacité au travail, tandis que la mode féminine tente de faire plier ce monde du travail par une sexualisation intéressée. Ici comme ailleurs, la manière de voir des hommes est directement opposée à celle des femmes.

Dans l’univers masculin, l’émergence du tout jean est une régression formidable. Le jean était une toile grossière qui permettait aux ouvriers d’avoir des habits qui ne se déchireraient pas durant des tâches laborieuses. Jamais ô grand jamais, un ouvrier n’aurait considéré un tel habit comme utilisable le dimanche, durant un jour de fête quelconque ou lorsqu’il eût dû remplir quelques obligations en ville. L’homme moderne qui porte un jean singe l’ouvrier, jusqu’à la déchirure, pour faire mine d’avoir l’air d’un honnête travailleur.

Le bourgeois en jean, socialiste, exalte l’ouvrier, ou tout au moins le croit-il, en reprenant ses codes au travail. Il veut faire peuple mais c’est un usurpateur.

Dans une sorte de mimétisme effrayant, tout le monde a d’ailleurs repris l’habit du pauvre laborieux comme pour dire « nous sommes tous égaux, indifférenciés, mettons-nous un sac de cendre sur la tête pour preuve d’humilité, et faisons société ». Cette tendance coïncide évidemment avec un reflux de l’esprit de religion catholique, qui devait justement nous permettre de nous supporter dans nos différences.

Bien d’autres variables influent sur l’habillement masculin, comme le climat, les découvertes technologiques en matière de production de vêtements, la chimie des fibres, le type de travail exalté dans une société, les valeurs de la dite société comme je l’ai évoqué avec le jean.

Un indémodable de la mode masculine

Mais l’objet de mon article n’est pas d’entamer une histoire de la mode, ou encore d’orienter ses évolutions. Je voudrais plutôt faire sentir à mes jeunes lecteurs la beauté des invariants masculins en leur donnant quelques repères pour s’habiller. Si votre père ne vous a pas transmis ce savoir, si votre mère vous a privé d’autonomie quant aux choix de vos vêtements, vous serez aliéné, au mieux ridicule, au pire considéré comme incompétent. En France, l’intégration de ces codes tacites vous permettra de progresser dans la hiérarchie, car la France est ainsi. Elle dit faire preuve de tolérance, mais elle ne supporte pas ce genre d’inculture et elle entend bien qu’un travailleur ait intégré les codes d’expression, de politesse, et ici, comme nous allons le voir, d’habillement pour lui faire une place pleine et entière.

Seule la régression socialiste nous a amené à travestir ces codes en un signe de reconnaissance tribal. Précédemment, ils étaient relatifs à une haute idée que nous nous faisions de l’homme au travail, et je peux vous le garantir, cette conception est loin d’être morte dans les esprits, même si elle « >

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15 Commentaires

  1. Ping de Léonidas Durandal:

    En voilà un qui n'a pas bien lu mes conseils :

  2. Ping de Léonidas Durandal:

    "Comment prendre soin de vos souliers" Figaro du 27/04/2020.

    Commencer par nettoyer avec un chiffon légèrement humide et une vieille brosse à dent pour les endroits difficiles d'accès. Les outils de cirage vont du dur au mou jusqu'à la finition qui se termine par une mousse ou un chiffon le plus doux possible. La vitesse d'exécution du passage de chiffon à la dernière étape, détermine le brillant. On peut aussi passer une brosse au préalable ou en finition, comme on veut, avec des poils du dur au mou si on multiplie les étapes. 

     

  3. Ping de Léonidas Durandal:

    La mise en scène est presque parfaite, excepté ce pantalon un peu trop large au niveau des mollets et qui retombe un tout petit peu trop. Notez le contraste entre l'homme et la femme dans les couleurs mais aussi dans l'utilisation du pantalon. Mélania a l'air d'une statue grecque. Un drapé serré au niveau des hanches et la photo était parfaite. 

  4. Ping de Cyrus de sexe male:

    Bonjour M. Durandal,

    Je voudrais savoir si vous ferez un article semblable à celui-ci, mais pour les femmes.

    Cordialement,

    Cyrus

    • Ping de Léonidas Durandal:

      Bonjour M Cyrus.

      Voilà une proposition des plus intéressantes. J’ai fait d’autres articles en miroir comme ça par le passé. Là, j’ai l’impression qu’il me faudra certainement des années pour écrire un tel article. Cela soulève des questions beaucoup plus compliquées que pour un homme. D’abord, je cultive l’idée que les femmes devraient travailler à leur propre féminité, à leur propre culture. Il faudra donc intervenir d’un point de vue masculin, certainement sur ce que j’aime. Or ce que j’aime, est différent de ce qui est socialement important. Et puis, comment une femme peut s’habiller dans un milieu qui va tuer sa féminité ou tuer toute forme d’efficacité si elle cherche à y imposer ses codes ? Véritablement très compliqué. C’est aussi ça le charme de la femme : savoir cultiver l’entre deux dans des situations impossibles.

      Comme disait mon père, aujourd’hui, il n’y a que des homos pour habiller les femmes, justement des personnes qui ne les aiment pas. Ce serait déjà une avancée si elles s’interrogeaient sur leurs propres codes. Voilà pourquoi mon dernier commentaire sur l’article « liens pour femmes antiféministes » donne l’adresse d’un site d’une femme qui s’essaie à cet exercice. Je ne partage pas toutes ses idées, mais elle travaille dans le bon sens.

      De mon point de vue, d’homme, il faut savoir laisser de la place à une femme (tout comme une femme doit savoir faire une place à son homme). Nous pouvons avoir nos idées sur l’autre, mais ce que nous projetons sur lui est aussi important que la marge de liberté et d’imprévu que nous lui laissons. Pas seulement avec les femmes, nous devons souvent nous laisser surprendre par la parole alterne. Il est beau de constater combien les êtres humains en face de soi sont riches. Nous voyons trop souvent leurs défauts en premier. Leur laisser la parole, c’est découvrir combien ils peuvent avoir de profondeur, et ils découvrent aussi leur propre profondeur en parlant. Je parle déjà beaucoup sur ce site ! Pour l’instant, j’ai envie de laisser la parole aux femmes sur ces sujets.

      Bonne journée.

      M.D

      • Ping de Cyrus de sexe male:

        Bonjour M. Durandal,

        Je vous remercie de votre réponse éclairante. Je suis d'accord avec vous. Cependant, la raison de cette suggestion, c'est que je vous imaginais en Jacques-Bénigne Bossuet, en évêque, en père-la-morale, ayant observé par lui-même quelques écarts de comportements de la part des filles de l'abbaye de son évêché ainsi que chez quelques sœurs du couvent local, et décidé de donner quelques conseils de redressement moraux à l'abbesse, d'un côté, et à la mère supérieur, de l'autre.

        Au fait, comment se porte Sa Majesté Louis XIV ?

        L'éducation du Dauphin progresse-t-elle à un rythme satisfaisant ?

        Cordialement,

        Votre dévoué,

        Cyrus, Roi de Perse

        • Ping de Léonidas Durandal:

          M Cyrus,

          Ah j’ai du mal à donner des leçons aux autres, surtout avec l’âge. Si une fille veut se dégrader elle-même, que peut-on y faire d’ailleurs ? Par contre, qu’elle n’emploie pas la loi pour m’asservir, qu’elle n’exige pas du respect si elle ne se comporte pas de manière respectable, qu’elle n’utilise pas ses pleurs pour me détruire, ou détruire de petits enfants innocents.

          J’ai ce livre de Bossuet que je dois absolument commencer, je vous dirai après comment évolue le Dauphin. Avec un tel entourage maternel, le pire et le meilleur est à craindre.

          Votre très cher,

          Durandal, qui ne veut pas finir comme Sénèque.

  5. Ping de Léonidas Durandal:

    "Pas de défilé du 14 Juillet pour les motards barbus de la police" Le Point du 30/01/2020.

    La mode n'est pas très charlie en ce moment. C'est ma grand-mère qui va être contente. 

  6. Ping de Hancel de sexe male:

    Pour être en harmonie avec leur âge et leur sexe, il manque un habit essentiel à tous ces hommes sur les photos de votre article (à proposer peut-être au magazine GQ) : une barbe ou une moustache ou les deux.

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