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Antiféminisme Aimeles

Se couvrir la tête en public, ou à l’Eglise

Publié le 22 mai 2019 par Léonidas Durandal à 10 h 16 min

La terrible dépression de notre époque se voit aussi dans la disparition d’une symbolique des usages transcendante. Les codes alimentaires, vestimentaires, de salutations, d’entrée en contact avec un étranger, ne sont pas des superstitions. Ils sont l’expression d’une foi qui lie la communauté. Mais notre époque ne les comprend plus ou si peu, qu’elle les abandonne ou leur refuse toute légitimité.

Les différences d’usage entre hommes et femmes (galanterie) sont dénoncées comme autant d’injustices inégalitaires et désormais pourchassées. Ou bien, ils sont synonymes d’usages puritains et donc pharisiens (s’agenouiller durant la communion) qui ne doivent plus avoir cours dans une société de tradition chrétienne. Or si ces codes peuvent dangereusement être déifiés (puritanisme), ils définissent aussi la hauteur de notre compréhension inconsciente et collective des différences, de sexe, de rôle social, de situation devant Dieu. Et un homme se grandit en les reprenant à son propre compte, pour peu qu’il ne les travestisse pas en bigoterie. Mais encore faut-il qu’il en connaisse le sens pour ne pas s’oublier en chemin. Alors pourquoi la galanterie ? Pourquoi l’uniforme masculin au travail ? Et surtout, pourquoi les femmes se grandissent à se couvrir la tête dans une Église quand il est demandé aux hommes de se découvrir ?


La galanterie

Si comme une féministe, vous partez de l’idée que la femme est forcément oppressée, vous aurez bien du mal à comprendre pourquoi par le passé, les hommes ont été tenus de rendre hommage aux femmes dans l’espace publique.

Tout le travail d’un homme consiste à se battre pour rendre possible l’avènement de la vie. Et la vie passe par la femme et les enfants qu’elle doit lui donner. Un homme qui ne rend pas hommage à une femme dans les rapports sociaux s’attaque à lui-même en ce qu’il hypothèque l’idée de descendance, et de perpétuation de l’espèce. La galanterie n’est donc pas de l’ordre du choix pour une civilisation qui veut survivre, mais d’une obligation. Elle oblige l’homme à reconnaître ce rôle de la femme, à lui donner de l’importance quand bien même cet homme n’aurait aucun respect intérieur pour la personne en face de lui.

En échange, la femme doit accepter la galanterie qui lui fait endosser une responsabilité énorme et qui effectivement la cerne d’obligations. Mais à l’opposé des développements de la pensée féministe moderne, ces obligations sont libératrices. Car la liberté ne consiste pas à s’absoudre de toute limite. Au contraire, elle consiste à multiplier les obligations à endosser dans un cadre cohérent et légitime.

Ainsi, un homme galant avec une femme, la maintient bien dans une image enfermante de son propre sexe comme l’affirment les féministes… mais pour lui permettre de procréer, pour que cette femme puisse donner à un homme des enfants, pour qu’elle se réalise en tant que mère, et plus généralement qu’elle soit féconde. Ici comme ailleurs le cadre devient libérateur, si tant est qu’il veille à sa propre légitimité.

Dans les débuts, la suppression du code galant s’est accompagné d’un discours émancipateur qui devait rassurer les femmes quant à leur future fécondité. La suppression des différences hommes-femmes, n’atteindrait pas l’amour que nous leur portons, et hommes et femmes continueraient à se rencontrer et à se reproduire comme avant. Or désormais, nous avons assez de recul pour juger du mensonge. Un grain de sable s’est introduit dans les engrenages sociaux, et les hommes ne savent plus vraiment pour qui ils doivent se battre. Quant aux femmes françaises, elles sont devenues d’autant plus stériles qu’elles ont adhéré à ces nouveaux principes. Ceci expliquant cela. Rémunérées indirectement par l’imposition masculine, elles ne doivent plus rien aux hommes et tout à l’état, elles se sont fait état, et elles n’ont plus besoin de ces archaïsmes qui la désignent de temps en temps comme fragiles, puisqu’elles dominent en tout et pour tout.

Elles ont parfois si peur des monstres qu’elles sont devenues, quand elles n’ont pas sombré entièrement dans l’hystérie, qu’elles n’hésitent plus à adhérer à une secte, à s’offrir pieds et poings liés à l’Islam, pour retrouver un semblant d’humanité.

La galanterie n’est certes qu’un code, mais qui est l’expression d’une mesure et d’une différenciation que nous oublions chaque jour, pour nous « libérer », pour « nous construire par nous-mêmes », « réussir individuellement » et en revenir à “>

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4 Commentaires

  1. Ping de chen de sexe male:

    c'est un concept que je ne comprends pas et pourtant j'ai beau faire des efforts à ce sujet.

    je ne vois pas en quoi tenir la porte à une femme, payer sans cesse l'addition, lui tenir le vetement lorsqu'elle s'habille sauve l'humanité de la destruction. Ca ne fait rien d'autre qu'une reine.

    je considère toujours qu'elle met la femme sur un piedestal et ouvre la porte a toutes les compromissions et quelles sont les limites à la fin ?

    une vieillard ou une vieille dame  ont droit à mes yeux a plus d'egards et pourtant ils ne contribuent plus a la sauvegarde de l'humanité (hormis sa sagesse supposée)

     

    bon ca doit être mes origines méditeranéennes où la figure du vieux est la plus respectable qui soit

     

    les sociétés les plus galantes (occidentales en vérité) sont celles qui ont verse le plus dans le féminisme cela semble donc lié

     

    la simple politesse ou la courtoisie que l'on doit à tout le monde sont suffisants.

  2. Ping de pauvreconsentimental de sexe male:

    Ma galanterie pour les garces modernes : mon poing dans la gueule !

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