Accueil » Eglise/Religion » Synode de la famille : comment l’Eglise en est arrivée là
AIMELES Antiféminisme

Synode de la famille : comment l’Eglise en est arrivée là

Publié le 16 octobre 2014 par Léonidas Durandal à 15 h 00 min

faiblesse féminisée de l’Eglise.

Les Evangiles prévoient la possibilité du divorce en cas d’adultère. Ce serait peut-être une solution pour redonner une chance à ceux que l’Eglise a véritablement trahi en les laissant se marier dans n’importe quelle condition. Ce genre de remariage pourrait être accompagné d’une pénitence du demandeur comme chez les orthodoxes. Il faudrait également définir un chemin de rédemption pour celui-là. Ce changement des pratiques pastorales durerait tant que nous n’aurions pas assaini la situation (c’est à dire pendant au moins 40 ans pour faire contrepoids aux 40 années de laisser-aller).

 

 

Deux difficultés.

Au moment précis où j’écris, le Synode tente une conciliation entre points de vue « progressistes » et « traditionnels ». Si au lieu du compromis habituel, nous avancions un peu ? Bien entendu, les « traditionnels » auront du mal à accepter le genre de solution que je propose. En quelque sorte, ce serait comme une trahison à la Vérité pour eux. Je ne leur donne pas totalement tort. Cependant, ils apprendront qu’agir, c’est parfois accepter entre deux maux le moindre, tant que cette Vérité reste à l’intérieur du dogme et surtout qu’elle va vers Lui. Et la Vérité est aussi dans l’acceptation de nos propres erreurs. Sans parler que nous ne pouvons pas résumer l’Evangélisation à la succession des générations d’une famille traditionnelle, les autres étant laissés à l’abandon. Un peu de charité ne nous fera pas de mal. De leur côté, les progressistes, accepteront-ils de rendre l’accès aux sacrements plus difficiles ? Je ne sais pas s’ils n’en auront jamais le courage et si un grand mouvement d’Esprit Saint peut les saisir pour soutenir leurs convictions et leur charité, pour une fois. Cependant qui sait ?

 

 

 

1 « Divorcés remariés : une révolution au sein de l’Eglise », Figaro du 15/10/2014.

2 « Jean-Pierre Michel, héraut des homos », Le Monde du 05/04/2013.

13 Commentaires

  1. Ping de Léonidas Durandal:

    « Pour le pape François, la grande majorité des mariages catholiques sont nuls… », RITV du 18/06/2016.

    Je me demande quand est-ce que l’hypocrisie va cesser. Bien entendu que la validité de la grande majorité des mariages catholiques est nulle. Il n’y a qu’à voir la tronche des cérémonies depuis des années. Comment voulez-vous que des personnes que l’on a pas mis devant leurs responsabilités exercent un choix éclairé ? Impossible. Le plus délirant dans l’histoire c’est de voir des traditionalistes défendre une pratique laxiste au nom de leur haine.

    • Ping de Manuela:

      je suis d’accord avec vous mais en même temps on va pas faire les mêmes cérémonies que certain gens du voyage, où l’on vérifie avec un mouchoir si la fiancée est bien vierge… En tout les cas dans ma paroisse vous êtes accompagné pendant un an avec le prêtre, le notre est congolais, avec son franc-parler africain, il a raté sa vocation d’humoriste je vous assure mais sa foi est contagieuse et c’est une bonne nouvelle, en plus de lui un couple vous conseille, nous passons un dimanche avec tous les fiancés de l’année, on retrouve des amis d’enfance, ont nous testent en quelque sorte ont nous fait réfléchir sur l’argent, la sexualité, attendre d’un enfant « non désiré » ou différent, le sens de l’engagement… c’est très intéressant finalement surtout quand vous avez des préjugés à la base, notre couple accompagnateur nous a même confier qu’après tout ceci, certain couples ne souhaitaient plus se marier, ça aussi c’est certainement une bonne nouvelle.

  2. Ping de Léonidas Durandal:

    « L’Eglise doit-elle changer », KTO du 02/10/2015.

    Le plus étonnant dans ce débat, c’est l’incapacité de nos prélats à assumer un « Non », et donner des limites. La société française n’est plus catholique mais l’Eglise agit toujours comme si c’était le cas. Elle ne différencie pas les croyants des autres, et pense pouvoir structurer encore l’ensemble de la société, en accueillant tout le monde dans n’importe quelles conditions. Accueillir tout le monde, soit, mais pas dans n’importe quelles conditions. Appartenir à une communauté de croyance c’est au moins, accepter un chemin qui mène à comprendre l’utilité et l’intelligence du dogme. Ce n’est pas faire du chemin en lui-même, la vérité et la vie. Jésus est le chemin la Vérité et la Vie.

    Il ne faudrait pas non plus confondre soigner le monde et croire. Ici pourtant, les prélats progressistes font cette confusion. Ils veulent obliger ceux qu’ils soignent à croire. Cependant l’humain aidé par un autre conserve toute liberté d’intégrer ou non l’Eglise. Il peut refuser, et cela n’est pas conçu, car l’Eglise actuellement est incapable de concevoir ce refus en elle-même. Ainsi, donner la communion à quelqu’un en état d’adultère relève plus pour moi de la lâcheté que de la charité. Certes les textes qui définissent le divorce devraient être retravaillés. En attendant, il faut faire avec la théologie, imparfaite, que nous possédons. En ce moment, notre Charité que nous tentons de déployer, est à la remorque de nos manques d’intelligence, raison pour laquelle Saint Thomas d’Aquin revient en force alors qu’il aurait dû être dépassé depuis des lustres.

  3. Ping de Lénidas Durandal:

    « Où est le père ? », JRE du 07/11/2014Baptême d’un enfant autorisé sans l’accord du père. Il est temps que l’Eglise prenne conscience de sa tendance misandre depuis quelques décennies.

  4. Ping de TM:

    L’Écriture (Évangile + Épitres) prévoit la séparation en cas d’adultère, pas le divorce au sens où un remariage serait possible.

  5. Ping de Traditionalisme/progressisme ou les deux faces d’une même pièce : la féminisation de l’Eglise | Nouvelles de France Portail libéral-conservateur:

    […] j’ai cru que nous pourrions avancer ensemble (« Synode de la famille : comment l’Eglise en est arrivée là ? »). Au vu des résultats du synode, j’ai compris que notre Eglise hésitait entre le schisme et […]

  6. Ping de Demonanar:

    Mgr. Delassus explique très bien l’origine du tournant théologique de l’église.

    • Ping de Léonidas Durandal:

      Nous avons raison et pourtant, il faudrait tout de même empêcher une nouvelle guerre civile. Aujourd’hui une majorité de nos concitoyens ne comprennent pas la médiocrité de la révolution française. Le pas est grand pour les convaincre.