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Une loi sur l’inceste qui sème la confusion

Publié le 11 mai 2015 par Léonidas Durandal à 20 h 04 min

Demain 12 mai 2015, nos députés devraient encore bourrer notre code pénal français de bonnes intentions. Sous la pression du lobby de l’AIVI (association internationale des victimes de l’inceste), il s’agira d’introduire cette fois la qualification d’inceste. Une première tentative en 2009 s’était soldée par en échec courant 2010 devant le conseil constitutionnel. Ce dernier avait souligné que la notion de « famille » était trop floue pour déterminer des sanctions appropriées en cas d’infraction. On en était donc resté à la notion de « viol sur mineur de moins de 15 ans de la part d’une personne ayant autorité » qui était, elle, claire. Or les associations de victimes considérant que leur souffrance réelle n’était pas prise en compte, ont exercé des pressions auprès de notre gouvernement. Et comme celui-là de droite à l’époque, notre gouvernement de gauche a fini par prendre en compte leur plainte.

 

L’impossibilité d’assimiler morale et loi.

La loi ne peut remplacer la morale. Elle s’en inspire. L’inceste est caractéristique en ce sens. Ce genre de relation sexuelle, ou psychologique d’ailleurs, peut se définir comme la confusion des lignées ou/et sa réduction à la famille proche. Or la diversité des situations rend impossible une forme de sanction unique. Pour cela il faudrait déjà distinguer les relations entre ascendants et descendants, des relations entre collatéraux (frères et sœurs). Mais notre langage est limité en ce sens. Notre pensée l’est donc. Notre langage parle également d’inceste s’il s’agit de frères et de sœurs qui ont été mal éduqués, que de pères/mères qui ont détruit leurs enfants en toute responsabilité. Pire les associations de victimes militent pour que l’inceste dans ces deux cas soient définis comme viols, quand bien même la relation sexuelle concernerait deux cousins (2). En dehors de cette dernière situation, tout un tas de relations déviantes, mais n’ayant rien à voir les unes avec les autres, vont être définies par cette nouvelle loi sous le vocable général d’inceste et assimilées à des viols. En ce sens, il est étonnant de constater combien les cordonniers sont encore une fois les plus mal chaussés, et comment les victimes de la confusion sont les moins aptes à faire des distinctions de bon sens, certainement parce que justement, elles ont été brisées dans leur éducation.

Cette tentative de répression de l’inceste, elle-même incestueuse en termes de confusion des lignées ou des actes, les associations de victimes ne veulent pas la limiter aux seuls coupables, mais aussi en désirant attribuer un rôle déplacé à l’Etat.

 

Le père démis de ses fonctions et remplacé par l’Etat.

Ayant été plus ou moins victimes de la féminisation de notre société, et de la déchéance de leur père, les victimes de l’inceste militent pour que l’Etat fixe des limites que leurs parents n’ont pas su leur donner. Evidemment, l’Etat très imbu de sa propre fonction, vole au secours des personnes en souffrance, persuadé de bien faire. Il est d’ailleurs significatif que ce soit une femme, et une femme qui ait animé les débats sénatoriaux sur les unions de duos homosexuels (Michèle Meunier),

Michèle Meunier, sénatrice PS

Michèle Meunier, sénatrice PS

qui présente cette nouvelle loi. L’émotion est partout, le sens de la loi nulle part. La confusion en est nourrie.

D’ailleurs, en croyant pouvoir remplacer le père, l’Etat s’attaque à la notion même de filiation et de responsabilité des hommes. Il contribue ainsi à abattre le tabou de l’inceste chez eux. En effet, si la loi s’évertue à priver les pères de leur pouvoir, l’Etat ne devrait pas s’étonner que des hommes irresponsables deviennent de plus en plus immatures et acceptent de moins en moins la différence des générations. De surcroît, n’exerçant plus leurs légitimes droits et devoirs, ces pères qui ne sont plus dépositaires de la loi mais qui en deviennent sujet, en sont réduits à prendre la place symbolique d’enfants de l’Etat, enfants qui n’ont donc pas autorité sur leur progéniture et surtout pour qui les relations sexuelles avec d’autres enfants, ou avec d’autres membres de leur famille que leur femme deviennent envisageables puisqu’ils sont à égalité avec tous. L’égalité ici, c’est l’inceste et la pédophilie.

Dans ce jeu d’orgueil et d’ignorances, l’Etat féminisé et les associations de victimes s’entraînent l’un l’autre. Au lieu d’en appeler à la responsabilité des pères et de les honorer dans leur fonction, les associations de victimes la remettent en cause sans discernement et poussent l’État à agir de « >

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11 Commentaires

  1. Commentaire de sonia:

    personnellement je suis contente que le mot inceste figure dans le code pénale .Ce mot que les pseudo homme de lumière de la révolution française ont fait disparaitre car trop religieux pour ces satanique franc maçon.

    Concernant l’association on peux toujours bien sur déplorer le fait qu’on parle toujours des crimes masculin et pas assez des crimes féminins mais bon c’est déjà un bon début au  moins pour les victimes et la reconnaissance de ce crime.

    • Commentaire de ALLINE:

      A vrai dire Sonia,

      L’ inceste n’est pas vraiment un sujet, à titre personnel, pour les bons pères de l’église. Il y a longtemps qu’ils n’ont plus (officiellement) d’enfants. Pour ce qui est de la pédophilie, je n’ai jamais entendu dire que des passages particuliers y soient consacrés dans aucun des livres saints des trois religions monothéistes. Est-ce à dire que cela n’existait pas ?

      Pour ce qui est du siècle des lumières et de la franc maçonnerie satanique, méfiez vous. A force de diaboliser des entités ou institutions (aucune n’est au-dessus de tout soupçon) on finit par devenir féministe et diaboliser le masculin au motif de sa vérité dont E.BADINTER nous dit qu’elle va revenir en pleine « gueule » de ses contemptrices ce que j’appelle de mes vœux.

      Revenons-en à un simple partage du pouvoir entre les deux genres sexués comme à de saines valeurs tenant compte de la nature humaine en ses souhaitables différences.

    • Commentaire de Léonidas Durandal:

      Quand une idée est dévoyée, le résultat est parfois pire que l’absence de cette idée. Pour être clair, condamner l’inceste soit. Mais mettre derrière le mot « inceste » des tabous qui ne relèvent pas de l’inceste, c’est un jeu bien dangereux pour une société. De même condamner de manière équivalente des adolescents qui ont une sexualité déviante, cela n’a rien à voir avec des adultes qui maltraitent des enfants. Ce mélange, c’est l’inceste, mais transposé à la condamnation qui devient impossible ou injuste. Ce genre de loi sème la confusion, parce qu’elle est mal faite. Rien ne remplace la compétence, ni la réflexion, surtout pas les bonnes intentions.

  2. Commentaire de observateur:

    Je viens de parcourir le site et oui on reconnait la signature féministe qui veut criminaliser la sexualité masculine.

    Je partage votre observation Gastirad. J’ajouterai que les auteurs évitent soigneusement de dire quelles sont les situations qui augmentent fortement la probabilité d’agressions sexuelles intrafamiliales (mère célibataire, en particulier célibataire par choix, mère en couple instable). On note aussi que les auteurs ne font pas la différence entre comportement déviant (inceste consenti) et agression (inceste imposé). A mon avis dans leur tête si la femme a participé activement à l’inceste elle vont considérer que c’est un comportement déviant associé à une condamnation légère voire pas de condamnation du tout et si c’est un homme même si sa participation est indirecte (comprendre il n’a pas empêché la mère de se servir de ses enfants) il sera considéré comme un criminel et condamné lourdement.

    J’ai cherché des références sur l’inceste au féminin sur le site. Elle sont rares, pratiquement pas accessible depuis la page d’accueil. Une mauvaise langue dirait qu’elles y sont uniquement pour servir d’alibi contre les accusations de misandrie.

    Il faut aller dans la rubrique survivants hommes pour en trouver (notez au passage comment la seule existence de cette rubrique laisse entendre que ce site s’intéresse principalement si ce n’est uniquement aux victimes féminines). Et les comportement incestueux des femmes sont minimisés on parle « nursing pathologique » plutôt que d’inceste affectif: pourquoi utiliser un mot anglais quand le vocabulaire français permet de décrire le problème? J’y vois une manière d’atténuer l’évocation de ces comportements criminels féminins.

    Comme d’habitude les chiffres donnés par ces gens là sont à remettre en question. En particulier leur 98% d’hommes auteur d’incestes quand on sait que les femmes sont majoritaire à maltraiter les enfants. A mon avis l’idée que l’inceste au féminin est encore plus caché et plus sournois que l’inceste au masculin n’a a mon avis même pas effleuré l’esprit des femmes qui font tourner ce groupe.

    Mon avis est que ce site est une plateforme victimologique montée pour collecter de l’argent mais à laquelle on peut reconnaître le mérite de mettre se sujet sur la table et d’oser mentionner les comportements d’inceste affectif (même si c’est dans des pages perdues au fond du site).

    • Commentaire de Archibald:

      Selon les données du 119, les femmes représentent 55% des actes de maltraitance envers les enfants mais en ce qui concerne les violences sexuelles, la part des hommes est de 85%.
      Anne Poiret a écrit un livre sur les femmes pédophiles. Elles représenteraient entre 5 et 18% des cas. Même si les chiffres sont difficiles à trouver et qu’ils varient beaucoup, il existe moins de femmes pédophiles que d’hommes.

       

      • Commentaire de observateur:

        Passer de 2% de femmes pédophile à 5% en estimation basse c’est déjà une nette augmentation.

        Après il y a une arnaque dans l’histoire. Cette arnaque c’est l’asymétrie entre les hommes et les femmes.

        Les hommes sont aussi motivés par le sexe que les femmes par l’argent et le statut social. Je m’attends donc à ce que l’inceste au féminin sont plus de nature psychologique que sexuelle.

        L’inceste au féminin ce serait une femme qui utilise ses enfant comme des éponges affectives, qui écrase ses enfant pour les contraindre à avoir un bon travail pour qu’ils puissent lui payer tout ce qu’elle veut quand elle sera à la retraite, qui envoie le beau père/concubin agresser l’enfant à sa place (ou crée les conditions pour qu’un tel drame se produise)

        • Commentaire de ALLINE:

          J’avais déjà donné cette étue:http://www.slate.fr/story/90153/hommes-viol effectée uprès de 40 000 foyer américains :
          Deux extraits :
          « les chiffres relevant de contacts sexuels non consentis sont fondamentalement équivalents entre les sexes, avec 1,270 million de femmes et 1,267 million d’hommes déclarant avoir été victimes de violences sexuelles ».
          « 46% des victimes masculines l’ont été d’une personne de sexe féminin ».
          Mais bien plus intéressant :
          « dans les centres pour mineurs et pour les abus perpétrés par des membres du personnel pénitentiaire, 89% des cas concernent des garçons abusés par une femme. Au total, le nombre d’abus perpétrés sur des détenus est astronomique: 900.000 cas déclarés ».
          Ecusez du peu…!!!

          Pour ce qui est de l’inceste, les psys, jamais en retard d’une nouvelle norme, considèrent désormais que la dépendance affective qu’ils appellent DA est une forme d’nceste et non des moindres. Cette téléréalité à vomir : « Qui veut épouser mon fils » « en exemple absolu de cette société fémino-maternaliste répugnante et incestueuse.

          • Commentaire de Léonidas Durandal:

            Il est toujours bon de répéter pour que cela s’inscrive bien dans nos têtes vermoulues par le formatage féministe.

    • Commentaire de kasimar:

      Comme 99,9 % de sites et/ou d’association féministes…

    • Commentaire de Léonidas Durandal:

      Les situations de mono-éducation sont vécues la plupart du temps comme des situations incestueuses par les enfants, en particulier par les garçons. Donc le chiffre de 98% d’inceste au masculin, me fait rire, jaune.

  3. Commentaire de gastirad39:

    Léonidas: Très bel article qu vise à expliquer les raffinements de la société féministe dans ses aspects pervers. En fait, les choses sont simples. Le dogme de base du féminisme c’est que tout homme est mauvais, toute femme est bonne. Ce que pourtant la vie courante contredit sans cesse. Voyez comme la vidéo présente le père comme seul coupable d’inceste. Alors que le plus souvent, comme dans « Lolita », le roman de V. Nabokov, c’est le nouveau compagnon de la mère qui couche avec la fille de la mère. Elle-même étant plus ou moins consciemment séductrice. Et bien sûr, la mère incestueuse est niée ou les autres cas relativisés. Soyons clair ! Le féminisme repose sur la condamnation de l’instinct sexuel de tout homme pour briser en lui toute volonté. On voit, par ces outrances, son côté simpliste de propagande politique. Le féminisme n’est qu’un moyen du Pouvoir pour dominer les hommes en se servant des femmes et de leur vote ! Il n’est pas certain qu’elles y aient gagné grand chose et l’avenir montrera  qu’elles y ont beaucoup perdu.

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