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Ces hommes violés par la société incapables de se remettre en question Mâles alphas et autres conneries

Publié le 20 mai 2021 par Léonidas Durandal à 11 h 39 min

Parcourant les archives du site les 3 étendards, nombre de réactions de pères violés par la justice me sont apparues comme immatures. Je comprends mieux pourquoi moult juges finissent par avoir un mépris profond pour les hommes qui arrivent devant eux aux affaires familiales.

Préliminaires

Tout d’abord, ces hommes ont ignoré l’état de la société tant qu’ils n‘étaient pas concernés personnellement. Voilà peut-être le défaut le plus commun et le plus excusable (« Ecoutez-moi maintenant, croyez-moi plus tard », Rollo Tomassi). Ils semblent se réveiller du jour au lendemain à propos de la répudiation des pères, pour prendre ce qu’ils appellent la pilule rouge. En fait d’éveil il s’agit surtout de conserver leurs présupposés sur la vie, en accusant le reste du monde de leurs échecs, aussi incapables de percevoir la réalité qui les accable maintenant que celle qui les préservait de tout ennui sérieux avant.

La raison en est simple : ces hommes se croyaient meilleurs que les autres, parfois s’imaginent-ils d’ailleurs « alpha » (vocabulaire employé sur ces sites) et donc, parfaitement adaptés à leur environnement. Toutefois, en guise d’animaux à la tête de la meute, voilà plutôt des personnalités qui ignoraient tout de leurs fragilités et qui face à la débâcle insistent pour conserver leurs croyances coûte que coûte.

La « pilule rouge » représente pour eux la possibilité de s’exonérer d’une bonne remise en question. Cette confiance qu’ils cherchent à reconquérir, est celle qu’ils ont perdu et qui suffisait, le croyaient-ils, à réussir dans la vie. Foin de confiance, il s’agissait plutôt d’aveuglement, non sur les femmes, mais sur eux-mêmes. Les voilà donc à passer d’une vision mièvre du monde (souvent féministe), à une vision désespérée (anti-femme), sans pour autant s’interroger sur une réaction saine de leur part (antiféministe). Grâce à des recettes miracles vendues par de nouveaux charlatans, ils espèrent retrouver une forme de stabilité, sans avoir à chercher, et sans faire face à leur misère, qui est nous est commune. Du coup, peu à même de percevoir ce qu’ils sont, ne connaissant pas leur faiblesse intrinsèque, ils espèrent échapper au marasme individuellement, sans se coaliser avec d’autres hommes pour faire progresser la société, ou simplement leur propre cause.

 

Les caractéristiques de ces occidentaux

Incapables de se remettre en question : dans cet article  (« J’ai tout perdu lors de mon divorce. Ne devenez pas comme moi ») Rp_divorced nous explique qu’il a acheté la relation avec sa femme (bien entendu en la comblant), puis il s’étonne que sa femme ait eu une vision intéressée de leur couple jusque dans leur divorce. En vérité, lorsqu’il fait plaisir à sa femme en lui donnant tout ce qu’elle veut, il se fait plaisir. Puis quand il comprend que ça ne le comble en rien, il attend une contre-partie. Il veut un retour sur investissement en quelque sorte. Il appelle cela pilule rouge. Evidemment, il ne l’obtient pas et précipite le divorce pour continuer à vivre sa vie d’enfant immature qui n’en fait qu’à sa tête, incapable de considérer sa femme à l’égal d’un être humain. Pour couronner le tout, au lieu d’inviter les hommes à se battre concernant les lois injustes, il s’estime s’en être assez bien tiré (parce qu’il est malin évidemment), et il conseille aux autres hommes de ne pas se marier. Soit tout l’inverse de ce qu’un homme responsable devrait faire.

Cet autre article (« Des idiots que j’ai connus » Rollo Tomassi) empile les constats lucides sur des connaissances masculines dites « bêtas » (sous-hommes en quelque sorte), victimes de leurs propres choix. Du coup, la responsabilité des femmes n’est jamais interrogée. Il suffirait que ces hommes se comportent bien pour que la relation fonctionne. J’aimerais croire que ce soit si simple. J’aimerais aussi un article qui parle parfois des défauts et de la fragilité de son auteur, pour éviter de nous faire croire à des chimères. 

 

Une vision animale des rapports humains : comme vous l’aurez noté dans le précédent paragraphe, le type s’est imaginé que, parce qu’il gagnait assez bien sa vie, tout lui était dû. Or voilà qu’être en tête de la meute ne suffit pas à garder sa partenaire humaine, ni d’avoir envie de la garder. Quelle surprise ! Or au lieu d’essayer de creuser en humanité, il continue dans la surenchère animale : il faut pouvoir se tourner vers n’importe quelle femelle au gré de ses désirs, sans attache. La croyance animale transforme alors l’être humain en animal. Et puis, ce « toujours plus d’indépendance », pour passer du statut de mâle alpha à celui de mâle sigma en quelque sorte, constitue pourtant une régression selon ses propres critères pilule rouge. Enfin, il ne s’aperçoit pas que cette indépendance qu’il demande à corps et à cri, est la même que celle que les féministes revendiquent. Ou comment nourrir le problème, qu’il croit dénoncer. Quand je dis qu’il ne peut y avoir de mouvement masculiniste qui ne favorise les idées féministes…

Un culte ridicule pour la force : dans cet article (« Ne soyez pas comme Bruce », Brandor77), Bruce est pris comme d’un contre exemple. Le pauvre : il a travaillé de manière honnête, a construit sa famille, ne s’est pas trop écouté pour l’occasion, et puis il a fait du gras jusqu’à crever d’un arrêt du coeur à 40 ans. Comme si nous n’allions pas tous mourir un jour dans des conditions plus ou moins pitoyables. Non, il faudrait que nous ressemblions tous à des mâles alphas tellement au-dessus de tout questionnement (je reprends encore ici ce vocabulaire animalier qui nous vient des USA). Or je m’interroge : comment vivre dans un monde où des hommes surpuissants seraient tous en concurrence les uns avec les autres, pour la possession des femelles ? Difficile à dire sans justifier d’une guerre de tous les hommes entre eux (un monde qu’ils subissent d’ailleurs). En vérité, ce genre de « philosophie » cache une mystification : l’homme qui parle ainsi cherche à se valoriser aux yeux des autres en les valorisant : « non, vous, vous n’êtes pas comme ce Bruce qui se laisse aller, vous êtes meilleur, vous devez être meilleur. » Meilleur qu’un bon père de famille qui s’est sacrifié pour la faire vivre… il faudrait parfois réfléchir aux images employées. Ici, l’arnaque qui permet un tel aveuglement, consiste à rehausser l’ego de futurs célibataires dépourvus d’amour propre, qui sont si nuls qu’ils ne peuvent vivre qu’en haïssant le pauvre Bruce, ou n’importe quel bouc émissaire pris au hasard en vérité. Ou quand des ratés, au lieu de chercher à s’élever, essaient d’en rabaisser un autre pour supporter leur vie. La solution ne viendra pas d’une dévalorisation de Bruce. Ni d’une valorisation sur un mode animalier qui concourt à la catastrophe (« Chacun pour soi » au lieu de responsabilité, « Concurrence pour la femelle » au lieu de règles fraternelles, amélioration personnelle dans un déni de la responsabilité de l’autre, « Dénigrement de la femme » sans exaltation de la femme)

Le tout ou rien : « Que votre oui soit un oui, que votre non soit un non ». Je ne parle pas de ce comportement positif ici, mais du manque de nuances dans la réflexion, avant le oui, avant le non. Tout d’abord pensent-ils que leur réussite dépend de leur comportement, puis de la société. Jamais ne se situent-ils dans l’entre-deux d’une pensée complexe. Idolâtrant leur femme dans leur jeunesse, et les femmes en général, ils en viennent à les mettre dans le même panier par la suite : intéressées, vénales, respectant le plus fort etc.. toutes ces caricatures qui ne font pas avancer le problème d’une once, qui prolongent notre erreur en fait.

Et puis, ils confient leur avenir à des considérations personnelles ou bien maugréent contre une société responsable de leur impuissance. Par exemple (« Apprenez de mon expérience : 40 ans, 3 enfants, divorcé », Raven2000), cet homme trouve la rédemption auprès d’une « femme pilule rouge », mais il n’envisage rien de sérieux avec elle : elle peut partir, cela ne lui fera rien dit-il, comme s’il n’était plus impliqué affectivement, comme s’il cherchait une simple consolation auprès d’elle. S’il persiste dans l’échec, la raison en est simple : il ne s’est pas penché sur ses propres défauts. Il ne s’est pas penché sur sa propre faiblesse (lui aussi idéalise d’être un alpha tandis que ça ne veut rien dire). Il n’a pas compris pourquoi il avait été attiré par un profil vénal plus jeune, et quel avait été le véritable enjeu de sa précédente relation. Et pourtant, cet homme qui avouons-le, n’est capable d’aucune introspection, évoque-t-il une solution toute personnelle. Quant à s’engager en politique sur le sujet, en tout cas, son article en est bien loin.

Plus encore, l’androsphère regorge de témoignages sur les femmes, sur comment identifier les salopes (« J’ai été blessée par le passé » Archwinger), comment se comporter avec une femme pour en faire ce qu’on veut (sic), et très peu sur la manière de s’affirmer. Cet article éloquent (« Contrôler les femmes, c’est pour les losers », Archwinger) constate qu’il est ridicule de vouloir contrôler une femme, soit. Mais comme solution, il propose le retrait de l’attention à la femme. Pas de discussions ensemble, pas de légitimes désirs affirmés, pas d’adaptations au comportement de l’autre, mais un bout de « voyage » ensemble, et sinon, une séparation. Là encore, quelle ambition ! Et tout cela je suppose, par peur d’assumer un quelconque conflit. Si c’est pas de la force…

Un autre article mentionne l’impossibilité de se remettre avec son ex avec profit (« Fouiller les ordures », Rollo Tomassi). Je lui accorde qu’il faut savoir passer à autre chose et que bien souvent, dans le conflit permanent, il y a une incompatibilité fondamentale de caractère. Cependant, comment faire perdurer une relation future sans croire qu’un homme et une femme puissent adapter leurs comportements l’un à l’autre, voire se pardonner ? Ici, la caricature n’est pas loin (caricature un peu corrigée par ce même auteur ici : « Les gardiens de la paix » Rollo Tomassi). 

 

La recherche d’une simplification : au lieu de faire entrer les hommes dans la complexité de la vie, ces militants les abreuvent de mots creux ayant pour but de leur éviter de réfléchir : alpha, bêta, je l’ai déjà évoqué… Ils multiplient aussi les « témoignages réponses à tout » et pour tous, comme s’il n’y avait qu’un type d’homme confronté à un type de femme. En vérité, ils flattent leurs lecteurs dans leur fainéantise, pas par méchanceté, mais surtout parce qu’eux-mêmes sont fainéants : comme je l’ai déjà évoqué, ils ont fuit toute forme de remise en question. Dès lors, ils veulent fournir une réponse clef en main aux autres, tout comme ils se la sont fournie dans leur propre vie.

Quand je dis « fainéants », vous remarquerez que ce sont souvent des hommes insérés professionnellement qui fournissent une moyenne horaire de travail plus élevée que chez le reste de la population. J’en rencontre énormément de fainéants de la sorte dans notre société. Ils font ce qu’ils aiment, se font mousser auprès de la société, et ils confondent cela avec le courage. Alors qu’il n’y a rien de plus facile. Ayant vécu toute leur vie de cette attitude, ils n’arrivent pas à imaginer qu’un autre monde puisse exister : un monde politique, un monde sentimental, et disons-le, ce qui est un gros mot pour eux, un monde romantique et poétique… des sortes de sauvages qui se croient forts en se tapant sur le torse.

Ainsi voient-ils toutes les femmes à partir de celles qui les attirent, oubliant que, s’il y a un invariant féminin, il y a aussi une multitude de personnalités et d’attentes différentes. Je l’ai déjà évoqué. En voici un autre exemple avec ce jeune homme qui du haut de ses 20 ans, juge les femmes frivoles (« Les femmes veulent une cérémonie de mariage, pas un mariage », Theinfamous1124) parce qu’elles désireraient la cérémonie de mariage et non les contraintes du mariage en elles-mêmes. Comme s’il n’y avait aucune femme responsable dans notre société. Certes, je veux bien croire que la pente que nous suivons collectivement est mauvaise. De là à dire que tout le monde échoue et doit échouer, voilà qui ne se constate pas dans la réalité. Ce jeune homme ferait mieux de s’interroger sur ses propres attirances. Mais il ne le fera pas dans ce milieu qui refuse d’être secoué émotionnellement parlant. Il est d’autant plus terrible de voir cette société américaine en retard concernant les relations hommes-femmes, donner le « la » en la matière, et nous pondre des articles de la sorte qui guident le monde entier. Comme si notre réussite économique, et la particulière réussite économique des USA, ne devait pas s’analyser comme une des principales causes de notre échec à vivre des relations humaines plus satisfaisantes.

 

Une conception de la force basée sur des critères féminins : dans presque toutes les interventions des coachs en séduction, masculinistes, et même influenceurs politiques, je n’entends qu’un seul son de cloche : il s’agit de conquérir n’importe quel femme, surtout la plus jolie. De là viendrait donc leur confiance en eux : de cruches bien roulées. Car tels des chevaliers maman qu’ils dénoncent par ailleurs, la force d’un homme se définirait selon ce que « les/des » femmes voudraient bien leur accorder. Tour de passe-passe, ils cherchent alors à se convaincre qu’ils ont réalisé un exploit formidable contre le consentement des dites femmes ou parce qu’ils auront réussi à les persuader qu’ils étaient des gars biens, voire sérieux (en mentant donc) !

En vérité, plus ces femmes obtiennent ce qu’elles veulent avec eux, une attitude particulière, un comportement qui leur plaît, quel qu’il soit d’ailleurs, plus ils ont l’impression d’être forts. Ils ne songent même pas qu’ils sont ainsi les instruments de ces femmes, des prêts à jouir, des godemichés pour salopes capricieuses, qui s’adaptent à toutes leurs attentes, des égarés de la bite. Non, ils s’imaginent avoir gagné un prix de grande valeur en assouvissant leurs plus bas penchants avec des traînées qu’ils idéalisent telles des forteresses de valeur. Et ils appellent cela être un alpha ! La force pour eux, c’est d’avoir convaincu une femme frivole ou de la convaincre du bien fondé d’une vie frivole ! d’obtenir en fait ce que ces femmes désirent au plus profond de leur bestialité : de l’attention de la part d’un acteur porno bénévole ! sans songer que ces femmes se gargarisent plus de leur désir de mâle masturbateur qu’eux-mêmes n’en éprouvent.

Dans cet article (« Pourquoi les hommes chrétiens ne méritent pas de vierge », Edward Twatch), un militant qui se présente comme un mauvais garçon chrétien, se rengorge d’avoir pris la virginité d’une pratiquante, envers et contre tous ces puceaux de bénitier qui ne savent pas s’affirmer en tant qu’homme. Mais je dirais : qu’est-ce que cela prouve ? Qu’une femme lui a fait renoncer à ses propres idéaux en lui donnant sa virginité et qu’elle est parvenue à ses fins bien plus qu’il n’y est arrivé lui-même. S’il y a un comportement qui excite les femmes, c’est bien d’obliger un homme à renoncer à toutes ses valeurs pour elle. Ce faisant, l’homme en question qui s’est renié, deviendra forcément un serf dans son couple, un futur dégénéré matriarcal, pucelage ou pas. Voilà dans quel espèce d’engrenage il a mis le doigt si j’ose m’exprimer ainsi. Et puis, je serais bien curieux de savoir ce qu’il a fait de cette virginité si glorieuse et qu’il met au-dessus de tout ? Dans l’article, je ne perçois pas de projet bien précis comme celui d’un mariage par exemple, des enfants, une vie de famille. Où va cet homme ? Je crois qu’il ne le sait même pas. C’est certain, il a obtenu un peu de sexe, en se comportant comme une femme l’attendait, et il est fier d’avoir répondu aux attentes de celle-ci. Mais du sexe pour quoi, pour lâcher la purée dans un vagin stérile il me semble.

En fait, s’il a répondu aux attentes d’une femme en croyant répondre à ses propres attentes, c’est parce que sa mère l’a éduqué ainsi, ou la mère de sa mère, ou l’une de celles qui a formaté un de ses pères. Par exemple, quand il affirme accorder un grand prix à cette virginité, il la souille en refusant de la consacrer par le mariage. Cette femme s’est vendue à bon prix pour une idée qui n’existait que dans la tête de cet homme, idée que lui-même a saccagé. Et il croit pouvoir se donner en exemple ! 

J’ai presque honte d’aborder ici la question de la force. Mais il le faut, tant la conception de la force de ces hommes est faussée. La force, ne se définit pas par rapport aux attentes d’une autre personne et surtout pas d’un autre sexe. C’est justement tout l’inverse. La force, surtout pour un homme, c’est faire le bien, le beau, le vrai, sans se préoccuper de l’image sociale et du monde menteur. J’insiste, tout l’inverse de ce que ces hommes recherchent en mendiant de l’attention auprès d’un vagin. Après, essaient-ils de valider leur propre médiocrité par tout un tas de théories fumeuses : mâles alphas et compagnie.  N’en reste pas moins qu’ils sont loin de savoir ce qu’est la vraie force, qu’ils sont des enfants face au monde, et que nombre de bêtas s’en sortiront dix fois mieux qu’eux dans la vie parce que ces pseudos êtres supérieurs n’auront rien perçu de leur fragilité. Passer d’une naïveté crasse face aux femmes à une illusion de domination n’est pas un très grand progrès. 

 

Le refus de politiser l’intime : je suis d’accord que nous n’aurions jamais dû en arriver là. Cependant, quand une guerre éclate, il n’est plus temps de se lamenter. Soit il faut accepter la défaite, soit prendre les armes. Les hommes occidentaux ont choisi eux, de fuir face aux femmes. Bien entendu, les témoignages précédents montrent une tentative d’organisation à un niveau politique, mais celle-ci se fait sur des critères individuels (« Je ne déteste pas les femmes, mais je ne les respecte pas… et à moins que beaucoup de changements ne se produisent chez elles, je ne les respecterai jamais », Bitchdantkillmyvibe) et admettent le retrait du champ de combat comme d’une évidence (« Pourquoi j’ai peur du mariage », ThemightyCheng). Vaincus et blessés dans leur orgueil, nos mâles alphas s’en vont bouder dans leur coin (« Le courrier des lecteurs : l’histoire d’Eric », MGTOW Italia), au lieu de mettre une bonne raclée à toutes ces femmes qui abusent et ont abusé d’eux.

Car ils ne veulent pas d’aide de leurs frères. Ils sont trop fiers pour ça, validant ainsi l’éducation qu’ils ont reçu de femmes. Je m’explique, si ces hommes avaient eu un père, un vrai père à leur côté, ils ne chercheraient pas à entrer dans une concurrence absurde avec leur coreligionnaires. Ils auraient intégré une idée vraie de la « fraternité » qui les protégerait des débordements féminins. Au contraire, les voient-on faire ce que demandent les femmes : c’est à dire se battre entre eux pour obtenir un cul, et assimiler ce comportement au summum de la virilité.

A l’inverse, je crois que si une société a décidé de votre élimination, de l’élimination de votre identité sexuelle, tous les moyens efficaces sont légitimes pour vous défendre d’elle. Or ces hommes, là encore perméables aux femmes, encore dans le giron de leur mère, sont effrayés par cette idée. Pour eux, la société, c’est défendre les femmes, la société tribale en quelque sorte, quand la civilisation n’est plus. Avec leur « tout sexuel », leur vision d’enfant boudeur, leur refus du combat politique contre des femmes, ceux-là font partie du problème plus que de la solution.  Au mieux multiplient-ils les témoignages qui ne débouchent sur aucune action, comme tétanisés par un constat qu’ils ont du mal à exprimer (« Les hommes ne sont pas heureux », Archwinger ; « Je suis devenu trop critique avec les filles » IllimitableMan). Et après comptent-ils donner des leçons aux femmes… Chevalier blanc de la cause masculine, regarde tes bottes. Et seulement après, monte sur ton cheval. 

 

 

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