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De l’abandon des enfants à travers leur revendication d’indifférenciation sexuelle

Publié le 29 mars 2019 par Léonidas Durandal à 9 h 38 min

Il y a 10 ans, je m’imaginais dans cet article que la revendication d’un 3ème sexe était l’horizon indépassable du progressiste en matière de mœurs. Il m’arrivait de parler d’indifférenciation, mais non comme d’une revendication, plutôt comme d’un résultat qui suivrait des politiques sociales absurdes.

Or me voilà confus. Aussi militant que je suis, j’ai sous-estimé le fanatisme féministe. Désormais, l’indifférenciation est une revendication assumée de notre bonne gauche. Le train de la dégénérescence bat son plein.

J’aurais pourtant dû le voir arriver, avec la multiplication des sigles d’identification sexuelle : LGBTQI+ (lesbien, gay, bi, trans, queer, intersexuel etc.) qui mélangeaient tout et son inverse : des pratiques sexuelles avec des revendications chirurgicales de réassignation de sexe, des comportements observables et des ressentis, des désirs d’obtenir une identité sexuelle face à des désirs de la fuir. Tout était incohérent dans la démarche. Mais je me figurais que cette floraison d’idées maladives ne pouvait aboutir, en aucun cas, à un objectif unique. C’était une grosse erreur.

Fatalement, la répudiation des pères de notre société devait amener le laisser aller, et ce laisser aller devait inviter nombre d’enfants jusqu’à fuir leur identité sexuelle, quand bien même il y eût la puberté, et de forts facteurs biologiques, rendant, en théorie, cette démarche impossible. Logique. Il suffisait d’user de son cerveau : pour un enfant, s’intégrer dans une société qui vous prive de tout repère, et au contraire, vous encourage à la régression infantile, c’était valoriser le renoncement face à l’effort. Ô combien il est déjà difficile pour un enfant d’apprendre à se dépasser, si encore, par abandon, les adultes de son entourage ne l’invitent pas à vivre en dehors de toute contrainte. Or de renoncements en renoncements, les parents d’aujourd’hui ne donnent plus à leurs enfants les moyens de s’intégrer dans le monde par l’effort. Et du coup, ils subissent leur vie, après le temps de l’insouciance.

Tout d’abord, ces parents renoncent à leur vie de famille pour privilégier leur travail, au lieu de construire leur travail autour de leur famille. Puis, ils renoncent à leur famille tout court, envisageant les divorces, l’absence de père, la procréation artificielle, et devenant ainsi des non exemples pour leur progéniture. Enfin, ces enfants issus de familles maltraitantes, finissent par renoncer à leur identité, devenus dès lors incapables de construire une famille. Voilà où nous en sommes dans bien des cas.

Cet article de journal l’illustre. La revendication d’indifférenciation est là, comme d’une cerise en haut du gâteau progressiste. Et cela m’a ouvert les yeux. J’ai un peu mieux compris ce que je voyais autour de moi, de jeunes adultes paumés, et qui ne savaient plus se dépêtrer des mensonges qui leur avaient été transmis, sans renoncer à une part conséquente de leur identité sexuelle.

Ils sont là ces non nés, qui ont suivi leur toute puissance d’enfants, trompés par des adultes menteurs de leur entourage, et qui se retrouvent dans des impasses. Du coup, ils deviennent l’arme de destruction massive idéale de notre société : le groupe doit se plier à leurs manques individuels, supprimant de facto toute forme de vie collective forcément normée, forcément différenciée.

Dans cette nouvelle société, il n’est pas étonnant que le mâle « attiré par les femmes » soit particulièrement pourchassé en ce qu’il évoque le désir de grandir, dans un monde où tout serait à sa place. Ses prises de risque sont dangereuses car elles bousculent par essence le ronron du laisser aller. Raison pour laquelle, il est ostracisé dans les écoles, devant les tribunaux, et désormais dans les entreprises, quand l’absolue laideur devient critère d’épanouissement personnel.

En cela, l’idéologie socialiste n’est qu’un moyen de pression pour parasiter d’autant mieux ceux qui créent de la richesse en les culpabilisant, jusque dans leur identité sexuée. Et pour détruire tout le reste. Peut-être et surtout ces enfants indifférenciés qu’elle dit protéger.

Car ces âmes perdues sont enchaînées à leur paresse. Elles se construisent un monde d’illusions qui les excite contre le reste de la population. Elles se retrouvent forcément entre elles, dans une différence de façade, stériles.

Il faut dire que dans ce cadre, hommes et femmes deviennent inaptes à se parler, à se comprendre, et loin de dépasser leurs différences, ils ne peuvent plus y « >

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