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Antiféminisme Aimeles

Est-ce à l’Etat de faire la promotion de l’avortement ?

Publié le 12 novembre 2013 par Léonidas Durandal à 19 h 00 min

Peux-t-on choisir quand on ne sait pas, quand on n’a pas réfléchi, et quand on est mineure ?

S’il s’agit de citoyens, en général, l’Etat répond non. Il distingue les mineurs, des majeurs, donne des prérogatives aux uns, des droits et des devoirs aux autres, réparti selon les possibilités de tous.

 

Cependant depuis quelques années, l’Etat brouille les lignes. Adultes, enfants, tout se confond chez ses représentants qui votent les lois. Le peuple ne réagit pas. Il trouve normal que le droit de vote ait été donné à des personnes de plus en plus jeunes tandis qu’elles n’étaient pas insérées socialement et qu’elles l’étaient de plus en plus tard. Le résultat est catastrophique : ces pauvres jeunes se font influencer jusqu’à très tard par une caste, elle-même étatique, qui encourage son irresponsabilité. L’Etat appelle cette irresponsabilité « jeunesse », et les représentants de l’Etat rêvent depuis 1968 que quelque chose sorte d’incroyablement responsable de cette « jeunesse ». Or si la médiocrité n’a pas d’âge, elle a besoin d’être combattue par des personnes plus expérimentées. Mais les adultes de notre société ont démissionné. La médiocrité, ils l’ont eux-même acceptée pour eux. Ils ne peuvent donc servir de guide à la jeunesse et dès lors, ils ne comprennent même plus pour eux, ce qui distingue un adulte d’un enfant. Ce sont des démarches pédophiles et elles sont devenues leur norme. Elles confondent expérience et immaturité, jeunesse et vieillesse, sexualité et amour. Elles s’imposent dans la société sans que nous n’y voyons ou que nous soyons assez structurés pour pouvoir y redire. On entend partout : « il faut laisser le choix aux enfants »

Oui, cela sert de réfléchir.

Le choix de quoi quand on est petit et ignorant ? L’être humain connaît-il à sa naissance le bonheur de goûter à un plat d’exception, est-il capable de produire l’effort de le préparer, et combien de temps lui faudra-t-il pour savoir le faire apprécier à un autre ? Cela s’appelle la culture. Une culture riche demande des dizaines d’années d’apprentissage. Si on met un enfant à la tête d’un grand restaurant, il est quasiment certain qu’il fera de la mauvaise cuisine et que l’établissement coulera. Il se sera fait flouer par les adultes autour de lui qui lui auront donné une trop grande responsabilité. Et pire, il pourra difficilement revenir sur son échec, car il aura été flatté, dans un premier temps, qu’on lui ait fait confiance. Et la culpabilité de ne pas avoir été à la hauteur lui fera déifier ces adultes qui lui auront fait confiance alors qu’il n’en était pas capable. Ceux-là, il les considéra toujours comme étant supérieurs à sa propre personne, tandis qu’ils auront simplement échoué à lui donner une éducation, en le mettant face à une situation ingérable pour un être humain de son âge. Aujourd’hui, en France, en ce qui concerne les infanticides par avortement, on laisse des mineures prendre une responsabilité qui les dépasse. Elles prennent ces décisions seules ou presque, avec l’Etat pour unique interlocuteur, parce qu’on juge que c’est leur droit « de femme » (sic). A mon avis, laisser des personnes juger de l’avortement à cet âge, c’est instaurer le règne de la peur.

Le nouveau site gouvernemental « d’information à l’avortement ».

Sur le nouveau site d’information du gouvernement sur l’IVG, il est bien mis en évidence, sur la première page, à plusieurs endroits, qu’une mineure a le droit d’avorter sans que ses parents ne soient au courant.

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Et tout le monde trouve cela normal. Il y a une telle dramatisation qui a été créée autour de ce genre de situation qu’on ne conçoit plus que ce genre de choix relève uniquement de la responsabilité des parents tandis que, de surcroît, ceux-là n’ont pas encore terminé l’éducation de leurs enfants. Non, l’enfant a le droit d’avorter. C’est un droit inaliénable qui ne peut lui être enlevé, par personne, que ce soit par ses parents ou par d’autres.

Alors soit, admettons que les parents ne doivent même pas pouvoir éclairer la décision de leur enfant dans ce cas. Imaginons que quelques cas dramatiques puissent justifier la suppression de l’autorité parentale pour tous, et que des « >

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26 Commentaires

  1. Commentaire de Léonidas Durandal:

    « Délit d’entrave à l’IVG: « Les propos sur les réseaux sociaux sont aussi concernés » », L’Express du 16/02/2017.

    La députée Coutelle oppose deux arguments aux pro-vie :

    • Ils avanceraient masqués en ne montrant pas qu’ils sont pro-vie sur leurs sites.
    • Ils empêcheraient la célébration de l’avortement.

    Le premier argument s’appelle un mensonge par omission. Il est de l’ordre de la morale. Le féminisme essaie donc, encore, de s’instituer en tant que religion. Puisqu’il faut faire de la morale au sein de l’assemblée nationale… qui ne ment pas par omission durant une discussion ? Qui expose brutalement ses idées aux personnes qu’il rencontre, comme cela ? Personne ne fait ça sous peine de passer pour quelqu’un d’impoli et d’infréquentable. En obligeant les sites pro-vie à déballer leur argumentaire de manière brutale, et grâce au discours féministe, les avorteurs les obligent à apparaître comme des personnes  inhumaines. Et stoppent ainsi toute réflexion chez les femmes  (ce qui renvoie d’ailleurs à la suppression du délai de réflexion). L’Etat, plus généralement, a cette tendance à concevoir les individus comme des esclaves dénués de cerveau. L’élite chapeaute le « reste », pour le bien de l’humanité… eux savent, surtout avec les pauvres femmes.

    Sur la question que nous serions des troubles fête, qu’en est-il à penser d’une société qui en serait arrivée à vouloir célébrer ses infanticides au nom de la toute puissance maternelle ?  Voilà pourtant le chemin que nous avons suivi. Les féministes ont le désir de pouvoir se réunir autour de la croix pour fêter le crime, sans qu’il leur en soit fait reproche. Il est à penser que bientôt, l’opposition à l’avortement elle-même, sera un délit.

    La référence au délit d’entrave IVG passé auquel fait référence la députée Coutelle et qui empêchait effectivement des personnes de s’enchaîner aux grilles des hôpitaux, a surtout servi à faire condamner le Docteur Dor parce qu’il tenait des chaussons d’enfant dans ses mains à l’entrée des avortoirs. Ici, le délit d’entrave s’appelle en fait un délit d’opinion. Il était normal que ce délit d’opinion finisse par s’étendre sur internet à cause de personnes devenues des totalitaires.

  2. Commentaire de Léonidas Durandal:

    (Pétition) « IVG : non à la censure gouvernementale », Alliance Vita octobre 2016.

  3. Commentaire de Léonidas Durandal:

    (Vidéo) France 3 relaie de manière complaisante la propagande pro-mort du gouvernement :

    Avortement : quand les anti-IVG envahissent le web

    A noter que dans ce reportage, les journalistes considèrent les femmes trompées par les pro-vie. A aucun moment, ils n’imaginent que ces femmes ne font plus aucune confiance à un Etat qui les a intoxiquées de différentes manières par le passé (pilule contraceptive, travail de nuit, médiator etc…). Moi ce que je trouve surprenant, c’est qu’il y ait encore une seule femme pour croire aux bêtises de cette machine à les massacrer.

  4. Commentaire de Léonidas Durandal:

    « IVG et délit d’entrave numérique », Alliance vita du 23/09/2016.

  5. Commentaire de Léonidas Durandal:

    (Vidéo) Laurence Rossignol, ministre, propose de censurer sur internet les sites pro-vie :

    La ministre des Droits des femmes annonce des « mesures pour faire cesser les sites qui trompent les femmes » sur l’IVG

    Au nom de la défense du droit des femmes, elles empêchent l’exercice de ce droit par l’accès à une information contradictoire. Ainsi, les femmes sont libres mais informées dans le sens qui arrange les féministes. L’information biaisée est du côté des féministes et par un retournement accusatoire, elles accusent les mouvements pro-vie de biaiser l’information parce qu’elles ne tolèrent aucune opposition à leur discours.

  6. Commentaire de Léonidas Durandal:

    « UNE SAGE-FEMME PEUT DÉSORMAIS PRATIQUER UNE IVG MÉDICAMENTEUSE », Marie-Claire du 08/06/2016.

    Je suppose que s’il y a un incident, Marie-Claire couvrira l’affaire…

    C’est pas grave, il n’y a que les infanticides par avortement clandestins qui tuent les femmes et les rendent stériles, c’est bien connu.

  7. Commentaire de Léonidas Durandal:

    « Pilule du lendemain : « Les filles ont déjà du mal à franchir la porte d’une infirmerie ! » », Figaro madame du 31/05/2016.

    Edifiant. Les infirmières se réjouissent de pouvoir usurper le rôle de médecin. Elles se voient comme des assistantes sociales qui se substituent aux parents pour des mineures. Elles tuent sans cas de conscience. Pourquoi donne-t-on à de telles irresponsables qui devraient être en prison une paye en fin de mois ?

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