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Antiféminisme Aimeles

Explications sur la régression grammaticale féministe

Publié le 26 mars 2015 par Léonidas Durandal à 15 h 38 min

L‘appauvrissement d’une langue est le plus abject des combats. La langue c’est l’émanation du Verbe divin. Elle structure la pensée et la société. Elle ne sert pas à fabriquer de la culture, elle est culture. Elle est chant, elle est logique, et chaque petit enfant qui apprend une langue à sa naissance sera marqué définitivement dans l’éventail de ses possibles, émotionnels et intellectuels.

Ces questions de grammaire sont trop graves pour laisser les féministes avancer seules sur ce sujet. La tradition qui nous a été laissée, ici comme ailleurs, est bien plus riche que les revendications progressistes qui nous sont proposées par notre monde moderne. Ici, plus qu’ailleurs, il est urgent de discerner parmi les décisions politiques puisque la confiance n’y est plus. Le lien entre les générations s’est brisé et nous ne voyons plus pourquoi nous n’adopterions pas une langue anglaise plus pauvre que la nôtre, mais surtout dont l’usage est de plus en plus régressif car limité au seul « informationnel ». Le Français ne s’anglicise pas que dans le lexique, cela serait trop beau, puisque la conséquence serait une augmentation de nos possibles. Non, le pire, c’est l’abandon du vouvoiement. Le recul de l’usage des formes particulières de subjonctif. Le langage informationnel. L’absence de culture littéraire chez nos élites d’argent (3). Le laxisme quant aux règles d’accord particulières du verbe avoir. L’appropriation du langage par les femmes, à l’école, dans l’éducation des enfants. La séparation nette entre langage féminin et science masculine. Des élites masculines bêtifiées contrôlées humainement par des femmes qui maîtrisent le langage. Le pire des scénarios ségrégationnistes possible arrivé à son terme sous nos yeux sans que nous n’ayons rien imaginé pour lui opposer une proposition alternative.

 

Exemple de propagande féministe autour du terme « mademoiselle ».

Le terme de « mademoiselle » a été enlevé en 2012 des formulaires administratifs car il aurait contribué à stigmatiser les femmes non mariées. L’hystérie est telle chez nos féministes qu’un site comme Madmoizelle.com qui entend toujours bénéficier de ce mot flatteur, a pourtant soutenu la suppression. Comme si la culture et le langage pouvaient vivre indépendamment l’un de l’autre. Ces féministes qui ont fini par noyauter le site constataient pourtant l’opposition très majoritaire des femmes à cette mesure en 2006. Mais il fallait convaincre coûte que coûte. Les rédactrices idéologues désormais payées par les grandes entreprises à but commercial ont donc déployé des trésors d’imagination en matière d’argumentaire. Elles ont justifié leur position par une sorte de méta féminisme qui permettrait aux femmes d’être ce qu’elles veulent. Comme si aujourd’hui, les mesdemoiselles avaient encore la possibilité de cocher cette case de formulaire, et comme si le choix d’une majorité de femmes n’avait pas été foulé aux pieds à cette occasion. La pilule est pourtant passée. Et le site Madmoizelle.com vit encore de la naïveté de ses lectrices.

 

Les revendications grammaticales féministes : le droit du plus fort.

Mon ancienne institutrice, un caractère bien trempé, l’a assumé jusqu’à la fin de sa vie ce terme de « mademoiselle ». Dans ces temps si lointains, elles étaient nombreuses à se faire appeler comme cela, en en étant fières, vieilles ou jeunes. Nos femmes d’aujourd’hui représentées par un féminisme puissant, semblent plus complexées dans leur vie personnelle qu’autre chose. Elles ont assouvi leur vice en obtenant l’une des pires victoires qui soit : la suppression d’un mot noble et à forte connotation positive. Ces éternelles mademoiselles, ce n’est pas le terme qui les gênait, mais plutôt l’idée de devoir devenir femme par le mariage. Le mariage, ce carcan de la femme moderne qu’elle ont réussi à abolir également. Le souvenir de la jeune fille vierge doit sembler n’avoir jamais existé dans leur mythologie. Et au fur et à mesure que la novlangue a progressé, les féministes ont réussi à faire nôtre cette histoire contrainte. Pour sortir par le haut de cette différence qui n’avait rien de dérangeante, nous aurions pu imaginer créer un terme pour les hommes. Au lieu de cela, les féministes ont choisi pour nous un ajustement par le bas, signe d’acculturation et de manque d’amour.

 

Cette victoire féministe n’a rien de trivial.

Cette mesure permet de contrôler les esprits par le langage. Si un mot n’existe pas, le concept lui-même disparaît. La jeune fille vierge au mariage « >

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6 Commentaires

  1. Commentaire de Léonidas Durandal:

    « Edouard Philippe bannit l’écriture inclusive des textes officiels », L’Obs du 21/11/2017.

    il légitime quand même l’emploi du féminin à la place du neutre en certaines circonstances jugées politiques.

  2. Commentaire de Léonidas Durandal:

    « «Dites écrivaine, pas écrivain» : le guide pour lutter contre les stéréotypes de sexe », Figaro du 05/11/2015.

    Voilà, la notion de neutre entame sa disparition progressive en Français.

  3. Commentaire de Léonidas Durandal:

    « L’UDI se donne un genre », NDF du 03/04/2015.

  4. Commentaire de kasimar:

    « Comme si la culture et le langage pouvaient vivre indépendamment l’un de l’autre.  »

    Justement, c’est parce que les mots forment la culture que ces malades s’attaquent à cette dernière.

    « Soit le neutre se généralise et alors la différence sexuelle des mots reculera »

    Mais n’Est-ce pas justement le but des associations LGBT et des féministes que de détruire la différentiation par tous les moyens ?

    • Commentaire de Léonidas Durandal:

      J’aurais voulu justement en parler dans le texte. A mon avis, il y a un rapport avec la revendication du neutre grammatical et les revendications sur le transgenre. Le groupe Indochine parlait déjà dans les années 80 du « 3ème sexe ». Il me semble en général que la souffrance ne dût pas exister pour tous ces gens. Par la suite, ils ne veulent pas être mis dans des cases, et ils en créent de nouvelles qui sont complètement incohérentes. A la fin, la subversion devient éclatement des identités, et donc de la personne. D’où plus de souffrances, et par la suite encore plus de revendications de destruction des identités.

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