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Antiféminisme Aimeles

Explications sur la régression grammaticale féministe

Publié le 26 mars 2015 par Léonidas Durandal à 15 h 38 min

évoquaient des travaux spécifiques aux femmes, ou bien mixtes : prostituée, lavandière, paysanne. Et ils étaient bien pourvus, car l’armée de fonctionnaires professeurs, proviseurs, chefs d’entreprise, modernes, n’existait tout simplement pas. Malheureusement pour elles, les femmes travaillaient beaucoup et le nom de leur poste s’était féminisé dans les structures où elles étaient représentées en nombre. Sinon, le neutre/masculin s’imposait. Il ne faut pas comprendre cette soumission au monde du travail et la féminisation des noms de métiers qui s’en suivait comme d’un avantage décisif !  Il ne faut pas comprendre non plus ce reliquat d’une société différente de la nôtre comme d’un environnement favorable à la guerre des sexes, mais plutôt l’envisager du point de vue d’une civilisation qui ne voyait pas dans le travail salarié la réalisation ultime de l’individu.  Dans ce cadre chacun devait supporter la contrainte qui était la sienne sans qu’il ne put en être autrement, au travail des champs ou familial, hommes et femmes n’étant pas forcément joyeux à l’idée se tuer à la tâche contre un salaire de misère, raison pour laquelle les femmes, toujours privilégiées, restaient plutôt à la maison quand elles le pouvaient.

 

Discrimination, inesthétique, ou bien culture masculine ?

Quand il a fallu féminiser certains noms de métiers comme professeur ou auteur, il est même à se demander si l’affaire n’a pas été retardée par le côté inesthétique du résultat et non par des questions de culture masculine. Par exemple, le professeur fesse autant l’esprit que la professeuse, pourtant cette image s’inscrit plus profondément dans l’esprit d’un Gaulois lambda. L’auteuse est aussi honteuse que l’auteur est honteux, mais je ne sais pas pourquoi, ça sonne faux. Ce faisant, nos féministes ont dû se faire la même réflexion que moi et au lieu d’imposer l’habitude d’un nouveau langage par l’exemple de femmes compétentes, elles ont plutôt choisi de garder la consonance masculine à ces noms de métier, comme pour se réapproprier une aura qu’elles n’avaient pas mérité, celle des hommes. Elles sont ainsi devenues« professeure » et « auteure », et non « professeuse » ou « auteuse » comme la règle de français l’exigeait. D’ailleurs il est à noter que ces noms de métiers qui ont été féminisés à l’écrit, ne le sont pas du tout à l’oral. Cela prouve une seconde fois que la revendication féministe n’a pas du tout été une revendication de féminisation de nom de métiers mais bien de tentative réappropriation de cercles d’influence masculins, avec les résultats que l’on connaît (4).

 

Un changement impraticable.

Pour avoir la prétention de changer les règles de grammaire en Français, il faudrait déjà les comprendre, et surtout comprendre leurs limites. L’écosystème de la langue française a réduit le neutre à sa plus simple expression :

Ex : du fromage, des yeux bleu.

Il semble difficile de revenir au latin et à sa règle de proximité pour les accords litigieux sans propager une erreur de logique. Marquer le masculin de manière particulière serait coûteux, tout comme inventer des formes d’adjectifs neutres seulement pour le pluriel. Cette dernière option n’aurait d’utilité que dans le cas d’accord d’adjectifs reliés à des noms de sexe différent. Ce serait une complexification disproportionnée de notre langue pour un résultat maigre :

Exemple d’invention d’une forme neutre de pluriel : « Ces rivages et ces fleurs sont joliaux » (il n’y aurait plus d’accord par sexe)

Exemple d’invention d’une forme particulière de masculin par ajout du “x” pour un adjectif afin de lui faire perdre son caractère neutre au masculin : “ce rivage jolix”.

Ou encore exemple de marquage spécifique des noms masculins pour leur donner un caractère propre comme ceux du féminin (présence du “e” pour le féminin) par ajout du “x” par exemple : “un rivagex”

Enfin, la volonté de supprimer le neutre pourrait aboutir à un marquage qui ne tranche pas la question :

Ex : “Ces rivages et ces fleurs sont beaux/belles”,

soit la reconnaissance d’une impossibilité à appliquer l’accord.

 

Genre ou sexe.

Si les anciens n’ont pas trouvé de solution, il y a une raison à cela : il est difficile de distinguer sexe et genre. L’élargissement du neutre ne résout pas les problèmes, cela en rajoute. Les langues qui se complexifient par une économie de moyens détestent ce genre de revendications arbitraires telles que les féministes se les imaginent possibles. Pour changer une règle, il faut que ce “>

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11 Commentaires

  1. Ping de Léonidas Durandal:

    “L’Académie française se résout à la féminisation”, L’Express du 19/02/2019.

    Donc pour faire plaisir à des cruches jalouses, la notion de neutre recule en Français. Le progrès féministe je vous dis.

  2. Ping de Léonidas Durandal:

    “”Nous rendons aux Français un français augmenté” : rencontre avec la championne de slam du Bénin”, L’Obs du 03/06/2018.

    Pendant que les gauchistes favorisent un sous-français avec l’écriture inclusive ou encore grâce à leur politique scolaire, ils font la promotion d’un “français augmenté” venant de l’étranger. Ouaih.

    • Ping de Pauvreconsentimental:

      Le slam est le cercueil de la poésie, et le rap celui de la musique.

      • Ping de Léonidas Durandal:

        Les mouvements artistiques sont ce que nous en faisons. Ils reflètent les attentes sociales, l’état de notre société et le talent de nos artistes. J’arrive à écouter des productions modernes de qualité. Je manque surtout de canaux pour me faire découvrir de grands talents parmi la multitude de toujours, forcément médiocre. Quand j’écoute France musique, je suis obligé de me taper toute la propagande LGBT. Cela a fini par me dégoûter. Du coup, je n’écoute plus. Idem pour France culture, dont le niveau est passé en dessous de celui de France Inter. L’émission de Taddeï a été supprimée. Mais grâce à lui, j’ai découvert Guillaume Perret. Cependant, impossible désormais de me nourrir d’une vraie culture. Le rap s’est un peu renouvelé grâce à Kroc Blanc. Mais il répond à une politisation de la culture. Non, le vrai problème, c’est cette omniprésence de la politisation culturelle. La nouvelle religion progressiste se sert de la culture pour faire passer ses idées. Et comme c’est une religion basse et médiocre, nous avons un art qui a du mal à décoller.

        Un philosophe disait il y a quelques décennies que nous étions passés du cultuel, au culturel, et désormais au loisir. Mais il se trompait. Personne ne peut supprimer le cultuel, ni le culturel, ni le loisir. Simplement, le cultuel définit le culturel qui définit lui-même le loisir. Si le cultuel est médiocre, par voie de conséquence, le culturel est médiocre, et nos loisirs aussi. Le culte est au sommet d’une chaîne qui irrigue toute la société. C’est la pauvreté spirituelle de notre époque qui nous entraîne vers le bas. Mais cela n’empêche pas le talent, et de trouver quelques ballons d’oxygène de temps en temps. Le rap et le slam ne sont que des canaux. Ils se sont imposés car la poésie a besoin de vivre, et que nous ne lui donnions plus vie. Nous nous interrogeons toujours sur ces éléments extérieurs qui corrompent notre société. Nous ne nous interrogeons jamais sur ce qui permet la corruption. L’attentisme et le statu quo sont à l’origine de ce pourrissement. Beaucoup de gens refusent l’idée qu’ils vont mourir. Du coup, ils végètent et espèrent que le monde de leurs 20 ans va durer. Ils ne transmettent rien de vrai à leurs enfants. Ils veulent tout garder pour eux. Par la suite, ils pleurent parce que le monde ne prend pas les orientations qu’ils imaginaient. En fait, ils ont refusé de construire le monde, et le monde les a emportés. Il y a une mentalité 68arde conservatrice, comme une mentalité 68arde progressiste. Les uns nous ont conduit vers le n’importe quoi. Les autres ont refusé que le monde ne ressemble plus à celui de leurs vingt ans. Le “c’était mieux avant” est vrai. Mais cela n’empêchera jamais le monde d’être ce que nous en faisons. Nous devons arrêter de nous plaindre et fabriquer du beau, ne jamais vouloir sortir de l’éternel combat contre l’ensauvagement. Notre camp est paresseux intellectuellement, spirituellement, paresseux tout court. Et il se cache souvent derrière l’idée que tout est la faute de la société, des méchants gauchistes, des autres. Notre camp soi-disant catholique, soi-disant soucieux du monde valide alors la théorie fumeuse de Sartre que “l’enfer c’est les autres”. L’enfer n’a rien à voir avec les autres. De tout temps, les catholiques sont allés au supplice en chantant, plein d’allégresse. Aujourd’hui, ils se plaignent. Tout du monde leur est étranger. C’est dire que nous sommes loin de valoir nos glorieux aînés. Non, moi, ce qui m’inquiète, ce n’est pas que le monde soit le monde, c’est de voir combien nous voudrions, et je m’inclus dedans, combien nous voudrions que le monde soit un cocon doucereux, combien nous désirons suivre un troupeau qui nous conduirait vers de verts pâturages. Mais notre joie doit être la croix. Le rap doit être la croix. Le slam doit être la croix. Nous devrions être à la pointe de tous ces mouvements. Nous les suivons, ou nous ne proposons rien. Tout vient de notre médiocrité personnelle. Nous attendons trop d’une société, qui n’a jamais rien donné, excepté quand elle fut catholique, parenthèse historique qui n’a jamais réussi à changer profondément le coeur des hommes.

  3. Ping de Léonidas Durandal:

    “Edouard Philippe bannit l’écriture inclusive des textes officiels”, L’Obs du 21/11/2017.

    il légitime quand même l’emploi du féminin à la place du neutre en certaines circonstances jugées politiques.

  4. Ping de Léonidas Durandal:

    “«Dites écrivaine, pas écrivain» : le guide pour lutter contre les stéréotypes de sexe”, Figaro du 05/11/2015.

    Voilà, la notion de neutre entame sa disparition progressive en Français.

  5. Ping de kasimar:

    “Comme si la culture et le langage pouvaient vivre indépendamment l’un de l’autre. ”

    Justement, c’est parce que les mots forment la culture que ces malades s’attaquent à cette dernière.

    “Soit le neutre se généralise et alors la différence sexuelle des mots reculera”

    Mais n’Est-ce pas justement le but des associations LGBT et des féministes que de détruire la différentiation par tous les moyens ?

    • Ping de Léonidas Durandal:

      J’aurais voulu justement en parler dans le texte. A mon avis, il y a un rapport avec la revendication du neutre grammatical et les revendications sur le transgenre. Le groupe Indochine parlait déjà dans les années 80 du “3ème sexe”. Il me semble en général que la souffrance ne dût pas exister pour tous ces gens. Par la suite, ils ne veulent pas être mis dans des cases, et ils en créent de nouvelles qui sont complètement incohérentes. A la fin, la subversion devient éclatement des identités, et donc de la personne. D’où plus de souffrances, et par la suite encore plus de revendications de destruction des identités.

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