Femme soumise, bonheur pour tous

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Laura Doyle a tiré de son expérience d’épouse un livre dans lequel elle explique comment elle a failli saccager son mariage en jouant les capitaines fendus. Voilà un témoignage qui concerne les femmes. Or cette conception de la soumission n’est ni celle de toutes les femmes, et encore moins celle des hommes.

Dernièrement, un père de famille est intervenu sur le blog pour affirmer qu’il avait une relation assertive avec sa femme, et que donc, il n’avait jamais été question de soumission entre elle et lui, sauf dans les débuts où elle croyait devoir jouer ce jeu là (sic).

Je ne crois pas qu’il puisse être déduit de l’assertivité d’une femme, sa non-soumission. Ici, elle lui avait seulement donné une teinte collaborative, comme l’attendait d’ailleurs son mari, mari qui ne voyait pas dans l’attitude de sa femme, le reflet de ses propres attentes. En somme, elle avait tâté le terrain jusqu’à comprendre comment ils pourraient fonctionner ensemble, et lui n’y avait vu que du feu. Même après plusieurs décennies de vie de couple.

Les hommes occidentaux croient souvent que soumission rime avec domination et même abus de pouvoir. Il est réellement difficile de leur faire comprendre qu’une soumission peut permettre une domination dans les relations personnelles. Ils ont l’image de la soumission dans le domaine public, et cet enchevêtrement de vassaux et de suzerains, ils ont du mal à s’en départir. Or dans le domaine du religieux ou des sentiments, il n’en est pas ainsi.

Songez seulement au terme « musulman » dont les mohamétans affirment qu’il signifie « soumis », soumis à Dieu. Personnellement, en tant que catholique, il m’est interdit de dire que des pratiquants de l’islam, seraient soumis à Dieu. Cela irait contre la vérité en laquelle je crois. Je les appelle donc des disciples de Mohammed, et donc des mohamétans. Qui d’ailleurs est vraiment soumis à Dieu ? Qui croit faire sa volonté en respectant à la lettre un simple texte ? C’est d’une prétention et d’un orgueil sans bornes. Jamais je n’oserais me dire soumis à Dieu. Je dirais plutôt de moi que j’essaie de m’y soumettre, et encore, quand le péché ne me fait pas chuter, c’est à dire tout le temps.

Si vous transposez cette petite aparté spirituelle dans les sentiments humains, il vous sera aisé de comprendre combien la soumission élève. Comme tout croyant, la femme qui investit sa famille, se grandit en s’y soumettant. Elle doit se soumettre à toutes les obligations qui feront d’elle une mère, aux attentes de ses enfants et de son mari. A cette condition seule, elle fera fructifier ce capital humain dont elle est la principale responsable. Car à l’évidence, cette responsabilité lui échoit. Vous n’avez qu’à regarder autour de vous, la médiocrité absolue des hommes modernes. Ceux-là ne peuvent certainement pas concurrencer leur femme sur ce terrain alors qu’ils n’arrivent même pas à en percevoir la dynamique. Ce serait un comble que la nature leur permette d’endosser ce rôle.

Notez d’ailleurs combien toutes ces femmes qui mettent en avant leur soumission, estiment aussi devoir « résister à la tentation de critiquer, rabaisser, ou rejeter votre mari ». Comme si leur mari en relief, était si faible qu’il fut incapable de résister à leur pression. Tel est pourtant bien le cas. Qu’une femme se soumette ou qu’elle ne se soumette pas, vous serez incapable de résister à votre femme dans les rapports intimes. En tant qu’homme, il vaut donc mieux que vous commenciez à l’admettre : vous allez devoir faire avec une femme soumise. Et si elle ne l’est pas, non seulement vous lui serez supérieur, mais en plus, vous serez malheureux.

Car la non soumission d’une femme, et votre propre supériorité morale, est la pire chose qui puisse vous arriver dans la vie. Une femme insoumise, une femme indépendante, c’est une femme stérile, une femme qui fait le malheur des siens, qui vit de relations familiales médiocres et limitées, qui vit aux dépends de ses enfants, enfermée, et qui a le pouvoir de faire perdre la tête à son mari. En ce sens, la non soumission d’une femme comporte bien des stades de dépravation. Et cette femme possède de nos jours un pouvoir social que vous n’imaginez même pas.

Pour revenir à l’exemple de mon commentateur de mari, celui-ci n’avait même pas intégré que sa femme aurait pu l’exclure socialement, juridiquement, tout en conservant le bénéfice d’une vie confortable. Il ne savait pas pourquoi elle l’avait gardé auprès d’elle finalement. Il n’avait pas compris qu’il devait tout à sa soumission qui était pour elle, la marque ultime de son amour. Les hommes devraient en prendre conscience pour ne pas transmettre à leurs filles et à leurs garçons, bien des mensonges sur la vie. Et leur faire apprécier ce qui est beau et vrai. 

Car de nos jours, le mensonge fait florès et l’insoumission des femmes s’étend avec les effets que nous constatons autour de nous : ruptures, pauvreté, baisse du niveau scolaire, diminution des relations sexuelles, augmentation de la pornographie, relations sexuelles déviées.

Chez une femme, il y a ce stade de l’insoumission que Laura Doyle a dû assez bien décrire, c’est à dire une femme qui veut faire le bonheur de sa famille, mais qui exerce un contrôle étouffant, totalitaire et maternant. De celui-là, il me semble facile de revenir. Mais il existe des formes d’insoumissions bien pires, comme rabaisser le père de ses enfants, l’ignorer ou le manipuler.

Tout d’abord, le père de vos enfants aura beau être la plus belle crevure qui soit, la mère ne devra pas l’enfoncer dans son rôle de père. Ce genre de pères s’enfoncent d’ailleurs très bien tous seuls. Au contraire, cette mère devra savoir faire preuve de miséricorde à son égard quand bien même elle aurait dû s’en séparer. Ainsi, la mère devra être soumise à l’image de père, quand bien même le père réel serait défaillant. Voilà qui est identique lorsqu’une personne a eu des parents maltraitants. Il ne faut jamais dire que ces parents là ont fait de belles choses, s’ils en ont fait d’horribles. Toutefois, il faut conserver une image positive en soi de ce rôle, en allant le prendre ailleurs et en demandant à Dieu de nous le faire connaître. Voilà comment s’entend la parole : « Tu honoreras ton père et ta mère. » Tu n’honoreras certainement pas des crevures, et leurs péchés, mais ce rôle qui était le leur et qu’ils n’ont pas su remplir à cause de leurs choix et de leur histoire personnelle. “Tu seras miséricordieux pour ton père et ta mère, car tu auras besoin de cette miséricorde envers toi dans ta propre vie de parent.”

Ignorer le père de ses enfants, c’est priver sa progéniture de bras. Le manipuler, je m’entends, il y a une manipulation positive parce que les hommes sont souvent incapables d’accepter les réalités sentimentales, mais le manipuler pour le détruire, le faire boire, le pousser à l’agressivité, au cancer, à la maladie en général, n’est pas digne d’une mère qui entend devenir une noble femme soumise.

Avoir des enfants avec n’importe qui est aussi une forme d’insoumission. Tous les prétendants se valent alors. Dans ce cas, la femme n’est soumise à aucun de ceux-là spécifiquement. Idem pour la tromperie.

Etre jaloux de ses enfants est une forme d’insoumission, ou encore être jaloux de son mari. Au contraire, une femme doit se réjouir de voir ses filles devenir plus heureuses qu’elle. Et un mari doit se réjouir de voir ses fils devenir plus forts que lui. Il/Elle n’a pas à soumettre ses enfants pour dominer, mais à être soumis à ce qu’ils sont. Ils doivent d’ailleurs les punir sévèrement quand eux-mêmes font preuve d’insoumission. Car une bonne éducation consiste pour partie à apprendre la soumission à Dieu. Il n’y a pas d’êtres violents qui n’aient d’abord été soumis. Notre société et ses êtres apathiques nous montrent tous les jours les dangers d’une éducation non violente. Je préfère encore un peu d’excès en la matière, qui permet le rebond, qui permet la réaction, que cette attitude de veaux qui est un frein absolu aux progrès de l’humanité.

Que dire encore de la working girl qui préfère se soumettre à son patron plutôt qu’à son mari, si ce n’est qu’elle est dans les pires ratées qui soient. Que lui devra l’humanité, qu’un homme n’ait pas pu faire en mieux ? Tandis que dans sa famille, elle aurait pu donner beaucoup de fruits, uniques ? Qu’est-ce que cette femme qui ne sera jamais ni femme ni homme ? Qu’est-ce que cette privée d’utérus, châtrée ou peut-être plus précisément chattée ?

Si la soumission est si connotée négativement de nos jours, c’est parce que nous sommes un peuple d’orgueilleux, qui croit pouvoir faire plier le monde, la nature, et les circonstances, tandis qu’il a subi une ablation du sexe. Il faut les entendre ces « insoumis » de la Nupes, ces politicards racoleurs qui prospèrent sur les complexes des petites gens fonctionnaires. Il faut les entendre ces transhumanistes qui veulent vivre éternellement tandis qu’ils n’arrivent même pas à organiser la cuisson du poulet pour leurs enfants :

(mais où est sa bonne femme à celui-là?)

Il faut les voir ces travailleurs du dimanche parce qu’il n’y a pas assez de la semaine, ou encore ces autres fainéants qui n’iront pas jusqu’à l’Église, car quoi, un être humain a-t-il le besoin de réfléchir à ce genre de choses pour avoir des pattes au beurre dans son assiette ? Tous ridicules dans leur insoumission, et d’autant plus ridicules qu’ils sont insoumis, tout comme ces femmes indépendantes, qui doivent tout aux autres (subventions, logements, innovations, médecine, science…) sans jamais rien faire pour les leurs.

Oui, la soumission d’une femme fait le bonheur de sa famille, et indirectement celui de toute la société. Et la soumission d’une femme précède celle d’un homme, car oui, tel est le rôle particulier d’une épouse. La raison en est simple : cette femme dans la famille a un rôle plus central que celui de l’homme, qu’elle est le phénomène de gravitation grâce à laquelle les planètes tournent correctement, l’esprit saint qui doit guider sa famille à bon port en adulant le capitaine homme qui est à la barre, tout en attendant qu’il ait un peu grandi.

Enfin, loin d’être une faible, la femme soumise est immensément plus forte que la femme insoumise ou indépendante. Les femmes faibles sont incapables d’accueillir un homme tel qu’il est, quand elles ne sont pas incapables d’accueillir leurs enfants, ou qu’il leur faille faire pour cela, des efforts incommensurables. Elles crient, elles éructent, elles se soulagent sur leur environnement familial et même professionnel, usant de tous les avantages d’être une femme dans nos sociétés naïves. Ce sont des oies émotives, qui n’ont jamais appris à se dominer, et qui croient être fortes parce qu’elles imposent leur diktat. Seulement, elles sont incapables d’agir autrement, et de faire des choix qui les rendront heureuses. Leurs sentiments les dominent. Les imbéciles appellent cela “avoir du caractère”. Seule la femme soumise est dotée d’un vrai caractère. 

Car la femme soumise est dotée d’une force morale peu commune, qui l’empêche de se croire inférieure parce qu’elle n’userait pas de son pouvoir totalitaire. Une femme soumise a un objectif de vie difficile à atteindre : la réussite de sa famille. Elle est donc capable de souplesse pour y arriver. Elle ne détruit pas tout, pour rien, parce qu’une idée saugrenue lui a traversé la tête.  Pour elle, la vérité se situe ailleurs, dans la force morale de se dominer tout en apparaissant cachée aux yeux du monde. Son sacrifice n’est jamais vain. Elle est par essence, catholique

Les hommes ne sont pas en reste dans cette histoire. Ils ont un rôle à jouer : être à la hauteur de la soumission de leur femme. Un homme doit réussir à être légitime aux yeux de sa femme. Sans miséricorde, ce n’est pas une mince affaire. L’homme doit donc faire des efforts constants pour s’élever moralement. S’il a misé sur le matériel, qu’il ne s’étonne pas d’être dépassé en tout par sa femme, et d’avoir à en subir les conséquences : tromperie, abandon, mépris. Beaucoup d’hommes de nos jours voudraient avoir une place dans leur famille, simplement en suivant mémère, ou par intérêt. Les premiers n’apportent rien à leur famille, tandis que les seconds ne sont que des animaux qui finiront immanquablement par être méprisés par leur entourage. Tout comme la femme doit être une noble épouse soumise à son mari, l’homme doit apprendre à évoluer dans ce monde des sentiments où il est si peu à l’aise. Il doit donc être capable de s’affirmer, sans abuser, trouver ce juste équilibre. Car il est le garant de ce qui est vrai. Lui-aussi ne progressera donc qu’en devenant catholique, chaque jour que Dieu fait.   

 

17 réponses à “Femme soumise, bonheur pour tous”


  1. Avatar de Que la volonte de Dieu soit faite
    Que la volonte de Dieu soit faite

    Bonjour,

    C est deja tres gentil de ne pas juger negativement mon histoire.

    Pour moi l'amour veritable ce n'est pas le ressenti et n'importe qui peut apprendre a aimer vraiment quelqu'unCe que je pense et que l'amour est une question de volonte ce n est pas que hormonal quand j'entends quelqu'un qui dit divorcer parce qu'elle ne ressent plus de l'amour et des papillons dand le ventre je ne comprends pas cela et je lui dis que l'amour ca se construit et ca se developpe  et comment ?en donnant de soi meme a l'autre .

    Tout ca pour dire que ce que j'ai vecu oblige en quelques sorte a faire naitre a veritable amour c est ce que je ressent meme si il y a d autres moyens.Car donner sans avoir des papillons dans le ventre au tout debut.Ca c est un vrai amour car on fait pour l'autre et non pour soi meme pour se sentir bien soi meme.et je dis pas que les papillons dans le ventre ne viendront pas plus tard.

     

    Si on me comprend pas faudra me le dire je m exprime mal.


    1. Avatar de Léonidas Durandal

      Bonjour madame,

      Vous vous exprimez très bien. On ressent d’ailleurs particulièrement votre personnalité. Vous avez un style très oral. Seulement, vous devez écrire sur un téléphone portable et vous ne mettez pas les accents, les ponctuations, certains espaces. Et ça rend plus difficile la lecture. Respirez un coup. Take it easy comme disent les english. Ralentissez votre écriture. Voilà le conseil que je vous donnerais en tant qu’écrivain professionnel et reconnu par le monde entier, quand bien même vous ne m’auriez rien demandé.

      Bonne journée.

      M.D


  2. Avatar de . Lou
    . Lou

    Bonjour Léonidas,

    Cela fait longtemps. Comment allez-vous ? Bonne année et bonne santé.

    J'avais téléchargé ce bouquin en début de vingtaine. Je l'avais beaucoup aimé à l'époque. Mais, plus j'avance dans la foi catholique  et plus j'ai du mal avec tous ces bouquins anglo-saxons. Très pragmatiques, ils permettent sans doute de commencer quelque part mais très vite on se rend compte qu'ils manquent de nuance. J'imagine que le mot puritain est celui que vous utiliseriez. 

    Le mot soumis est galvaudé. En tout cas ce mot là me fera toujours grincer des dents. Il  renvoie à la défaite militaire honteuse,  à la servitude, à une carpette. Pour moi, les français athées sont soumis.  Je suppose que c'est pour cela que l'auteur  a choisit le mot "surrendered" en anglais et non pas "submissive" qui serait la traduction littérale de "soumise". To surrender, c'est céder, abandonner. Et de surrendered wife, l'épouse qui abandonne une certaine forme de contrôle, s'abandonne à sa famille et s'abandonne à son mari. 

    Et puis les dichotomies "fort caractère" et "soumise" sont à bannir. En général les femmes sont les deux. 

    Vous avez raison de dire que beaucoup de femmes mères au foyer ont une grande force de caractère et une grande capacité de résilience. Mais nous, leurs filles qui les avons observés, ne pouvons nous empêcher de regarder cela avec circonspection. Nous les avons vu pleuré en cachette pendant qu'elles faisaient à manger, nous les avons vu perdre leur éclat, nous les avons vu perdre leur santé etc. Bref nous les avons vu se perdre sans que leur mari ne le remarque forcément. Alors, nous tirons un enseignement de leurs attitudes qui a donné bien des fruits mais nous ne voulons pas nécessairement tout recopier à la lettre. J'ai une amie, qui a fait un contrat prénuptiale avec une pénalité en cas de tromperie venant de son mari et double pénalité si l'autre femme est plus jeune qu'elle.Je pense que c'est maladroit, l'argent ne règlera pas l'affront. Et que se passera t'il si le mari décide que la jeunette "vaut le prix" ? Non, elle aurait mieux fait de se  mettre avec quelqu'un qui évité activement le porno par exemple. On est jamais sur de rien mais c'est déjà plus sur qu'un homme qui ne cherche pas à mener une vie chaste. 

     

    Donc pour en revenir à Laura Doyle : ses conseils fonctionnent à partir du moment ou l'homme en face est sain et nous correspond. Il faut être extrêmement exigeante sur le choix de son mari et c'est quelque chose sur lequel elle n'insiste pas assez. Mais bon, ici, en France,nous sommes bien plus fleurs bleues. Nous nous mettons en ménage parce qu'on a "des papillons dans le ventre".  Ce n'était peut-être pas la peine de le faire pour son public américain.

    Mais il est important de se demander si c'est une personne avec laquelle on se voit vivre dans 10 ans, 20 ans, 30 ans. Pas sous condition, pas en se disant "ah si tel aspect de sa personnalité change on sera si bien". Non tel que vous le voyez là, resterez vous avec lui et dans beaucoup de cas la réponse est non. Et dans l'autre sens aussi il faut plonger en soi. Beaucoup de femmes se construisent une personnalité qu'elles n'ont pas, ou  en cachent des pans pour attirer plus de prétendants. Et puis elles se sentent malheureuses lorsqu'elles se rendent compte qu'elles doivent continuer la performance à vie. Ne faites pas semblant d'être une femme indépendante qui s'en fou de la St Valentin si vous ne l'êtes pas. A contrario, ne faites pas semblant d'être une demoiselle en détresse si vous ne l'êtes pas. 

    Je me suis mariée relativement tard, car je savais que j'avais une personnalité atypique et qu'il me fallait quelqu'un de tout aussi "bizarre" ou du moins très à l'aise avec ma bizarrerie. Et je voulais quelqu'un avec un vrai code moral, ce qui est dur à trouver de nos jours. On m'a reproché d'être difficile. Je l'étais mais ce n'est pas une mauvaise chose à mon avis. On parle de la personne avec qui je suis censée passer le plus clair de mon temps. 

    Il faut avoir des conversations inconfortables aussi. J'étais disposée à faire 50/50 comme un couple dit "moderne" tout comme j'étais disposée à rester au foyer ou en tout cas en faire ma priorité. Nous avons discuté ensemble de l'organisation que nous souhaitions avoir  dans les deux cas. Bien sur, entre la théorie et la pratique, il y a eu des ajustements à faire mais au moins nous avons un idéal en tête. 

    Je terminerai en disant que la soumission  ou l'abandon peut importe comment vous voulez les appeler se méritent. Ils reposent sur la confiance et le fait que le mari, bien qu'imparfait agit pour le bien commun. Donc oui une femme soumise est catholique et son mari ne peut être que catholique aussi. Le catholicisme nous demande de pardonner, ce qu'une femme fera surement pour préserver son foyer. Mais toute action a des conséquences. Si vous vous comportez comme une crevure, votre femme ne vous admirera plus en tant qu'individu, à juste titre. Elle peut éviter de l'exprimer clairement pour le bien de la famille, mais vous ressentirez la différence et il faudra vous y faire.

     

    Ca ne fait pas si longtemps que je suis mariée mais voilà en tout cas les observations que j'ai pu faire. Peut êre qu'avec plus d'expérience , je changerais d'avis. 

    Bonne journée


    1. Avatar de Léonidas Durandal

      Bonne année Lou, ainsi qu’aux vôtres,

      Quand un mot n’existe pas dans une langue, c’est significatif. Entre le “soumission”, et “s’abandonner”, il n’y a rien en français. J’utilise soumission pour parler d’autre chose, qui n’existe pas encore dans la langue, quelque chose qui serait plus “pro-actif” comme disent les modernes.

      Dans la soumission il y a plusieurs niveaux aussi, comme il y a plusieurs niveaux dans l’insoumission. Une femme soumise peut respecter son mari malgré lui, forme encore plus haute de la soumission. Notez combien il faut avoir de caractère pour une femme pour s’extraire de la réalité de son homme et se construire uniquement grâce à Dieu. L’admirer quand même, quand bien même il ne serait pas admirable. Car il y a une attitude très enfantine et qui est commune à nombre de femmes : vouloir “admirer son mari”. Au stade de dépravation le plus avancé, il faut que le mari rapporte l’argent sinon il n’est rien. Il n’y a pas à “admirer” son mari. Votre mari comme tout être humain est très faillible. Cette faillibilité renvoie la femme à la sienne, raison pour laquelle elle se défie de l’envisager, à la considérer. Pourtant, telle est la manière de devenir vraiment une femme forte, soumise. Vos mères ont pleuré sur elles, et elles sont devenues adultes aussi ainsi. Très peu de personnes échappent à la rudesse de la vie en vérité. C’est pour cela qu’avec l’âge, les belles scénographies m’émeuvent de plus en plus. Je suis tombé l’autre jour sur France 14, moi qui ne regarde jamais la télévision, sur une adaptation en ballet librement inspirée de Notre Dame de Paris de Victor Hugo. J’en ai chialé tant c’était beau. En voyant la tronche des gens autour de moi, et ce qu’ils deviennent avec l’âge, je crois qu’il ne faut pas trop s’éloigner du beau. Et même que c’est vital pour l’âme. Qu’on soit une mère de famille nombreuse ou un célibataire qui s’endurcit. L’autre jour, chez une mère de famille nombreuse au foyer qui en bave, j’ai entendu de bons vieux disques de musique classique qui grésillaient. C’était son petit moment de beauté dans la journée. Ca a rempli la maison, c’était merveilleux. Puisse-t-elle acquérir la certitude que la vie, ce n’est que ça.

      M.D


      1. Avatar de Lou
        Lou

        Bonjour Monsieur Léonidas,

        Vous avez raison beaucoup de femmes veulent admirer leurs maris mais l'inverse est vrai aussi beaucoup de maris veulent être admirés car ils confondent ça avec du respect.

        Nous n'échappons pas à la rudesse de la vie. Vous avez raison. Mais j'ai décidé que mon mari devait la personne avec qui je devais affronter l'adversité. Il ne doit pas en être la cause. En fait, je crois que subir en silence et pleurer dans son coin, n'est pas de la soumission ou du "surrendering" , c'est de la faiblesse pure et simple. Et de la manipulation émotionnelle d'ailleurs. Au lieu d'accepter que c'est l'heure de la confrontation avec son mari et de régler tout cela rapidement, voilà que toute la maisonnée se sent responsables de leurs sentiments. 

        J'ai toujours aimé le beau. C'est ce qui fait que je n'ai jamais pu être une gauchiste à 100 pour cent convaincue. 


        1. Avatar de Léonidas Durandal

          Bonjour Lou,

          Vous pensez donc que cette femme au foyer doit affronter son mari. Mais si celui-ci n’est pas prêt ? Il a une vision enfantine de la vie, très droitarde, très je travaille et c’est ça le sens de la vie, un peu comme les masculinistes américains, mgtow et autres… Et sa femme essaye de lui tendre des perches. Mais il ne les saisit pas. Il sent qu’il y quelque chose à changer, mais c’est un exalté, un peu comme M Cyrus, un fonceur, qui s’effondrerait peut-être s’il s’arrêtait de courir ? Tout le monde n’a pas eu la “chance” si c’en est une, d’anticiper sur le choix de son mari avec rigueur. La plupart des gens se marient rapidement et doivent en assumer les conséquences. Et ils finissent par se raidir avec l’âge. Je me demande d’ailleurs où vous avez puisez la force d’attendre, vous et votre mari. Mais c’est un autre problème. Vous devez bien voir autour de vous, que ça ne se passe pas du tout comme ça. Surtout dans les milieux cathos où l’abstinence pousse à l’engagement. Vous avez peut-être raison, mais vous êtes d’une rugosité Lou. Je l’étais trop, je ne le suis peut-être plus assez… C’est un grand danger pour elle de poser les choses, j’imagine. En tout cas, c’est comme cela que je le vois en tant qu’homme mal à l’aise avec ce genre de choses. Elle ne veut pas faire cela d’ailleurs car elle a peur de perdre son admiration pour lui. Et c’est vrai qu’il est admirable en un sens. Mais elle perdra son admiration pour lui, comme beaucoup de femmes, quand elle s’apercevra qu’elle le domine dans les sentiments. Voilà ce que j’en pense. Je vous demande votre avis, et celui des femmes qui liront cela.

          M.D


          1. Avatar de Lou
            Lou

            "Elle ne veut pas faire cela d’ailleurs car elle a peur de perdre son admiration pour lui." Cette perte d'admiration est inéluctable. Elle la perde tout autant lorsqu'elles se rendent comptent que leurs maris est complètement aveuglé. Je ne pense pas qu'on puisse être proche de quelqu'un et l'admirer pendant bien longtemps. Nous devenons conscients de son humanité. Donc quitte à perdre cette admiration, autant que cela soit fait sans ressentiment parce qu'elles ont eu à subir jusqu'à en avoir assez et ensuite traiter le mari avec mépris et indifférence dans son grand âge ou même à en divorcer chez les non catholiques. 

            Il y a des moyens de parler clairement sans offenser. Après, encore une fois, il faut se connaître. j'ai choisi quelqu'un qui est humble pour deux car je suis orgueilleuse pour deux. 

            Mon mari et moi avaons eu une enfance assez similaires : nous étions le second enfant bon élève qui ne parle pas et qui obsersve les dynamiques familiales en silence. Très cérébraux, nous comprenons et pouvons adopter assez bien les mécanismes du sexe opposé tout en se sentant plus à l'aise dans la sphère masculine pour lui et féminine pour moi.  Et les dynamiques étaient similaires : un père "pourvoyeur" et "chef de famille". Une maman "soumise" et un peu étouffante avec ses enfants qui finit par au final faire la pluie et le beau temps dans la maisonnée. Nous en sommes tout deux arrivés aux mêmes conclusions : une famille traditionelle oui, mais avec une femme qui se prend un peu plus en charge au lieu de jouer les perpétuelles victimes et un mari qui accepte d'écouter véritablement ce que sa femme a à dire.

            Nous sommes certes  pas des prudes mais nous étions tous deux assez autonomes. Je ne sais pas comment expliquer. Je ne voulais pas finir seule mais je préférais la solitude à une relation qui ne me convenait pas. Donc, ce n'était pas tellement un effort. La présence d'hommes d'avec qui je savais que je ne formerais pas un bon couple m'agaçait au bout de quelques mois. Je ne sais pas d'où ça me vient. Je n'ai jamais vraiment rêvé d'enfant non plus. Je n'était pas contre l'idée d'en avoir mais je n'ai jamais ressenti le besoin viscéral que certaines femmes décrivent. C'était juste la suite logique de mon mariage. Même maintenant je pense que si ma vie avait tourné autrement j'aurais été parfaitement satisfaite, d'être célibataire, abstinente, à étudier et mener une vie un peu recluse. 

            Après,  je ne dis pas que nous avons la science infuse, c'est très personnel ces choses là. Peut-être que Mr Cyrus a besoin de quelqu'un comme ma soeur qui elle a décidé de jouer les demoiselles en détresse et de manipuler/flatter sans vergogne son mari. Ce dernier en est  parfaitement conscient et préfère cela à du franc parler venant d'une femme. 


          2. Avatar de Léonidas Durandal

            Bonjour Lou,

            “elle a décidé de jouer les demoiselles en détresse et de manipuler/flatter sans vergogne son mari. Ce dernier en est parfaitement conscient et préfère cela à du franc parler venant d’une femme.”
            Très attachant ce genre de faiblesse.

            Vous vivez l’idéal politique que je promeus. Mais tout le monde ne suit pas/n’a pas la chance de suivre ce chemin. Vous étiez probablement faite pour le bonheur / Vous avez choisi le bonheur très tôt.

            M.D


          3. Avatar de Cyrus
            Cyrus

            Bonsoir Mme Lou,

            J'espère que vous allez bien. J'ai besoin d'une femme mature et respectueuse, qui demeure à sa place, et qui sait m'encourager, mais qui saura faire preuve de beaucoup de tact en me disant quelque chose, surtout la vérité. Une femme qui me parle brutalement me met hors de moi, alors que venant d'un homme, je l'accepte plus facilement, à l'intérieur de certaines limites. 

            Il est vrai que je ne suis pas insensible à une demoiselle en détresse qui saura me flatter. Cependant, à cause du manque d'énergie, je n'ai pas envie de sauver une demoiselle, mais plutôt de l'intégrer comme une partenaire dans une aventure qui soit à la fois amoureuse, intellectuelle et religieuse. Elle doit être, d'une certaine manière, ma Lara Croft pour que je sois son Alex West…à vie. 

            Il ne faut pas oublier, Mme Lou, que je ne suis nullement une personne normale aux yeux de beaucoup de gens ayant croisé ma route. J'ai le profil d'un dirigeant politique iranien à l'ancienne, du temps de la monarchie des Pahlavi, vivant en Occident comme descendant d'une personne ayant fui la Révolution islamique de 1979 (donc, pas par choix) et ayant été frustrée dans son ambition de gouverner par Dieu.

            Comment une femme peut aimer un profil comme le mien ? Je sais que je peux aimer une femme. Mais une femme peut-elle m'aimer ? 

            Un cerveau hors-normes fait pour gouverner peut-il vivre les joies et les peines de l'intimité amoureuse comme si de rien n'était ?

            Je me reconnais dans votre phrase vers la fin de votre texte : '' j'aurais été parfaitement satisfaite, d'être célibataire, abstinente, à étudier et mener une vie un peu recluse. ''

            C'est déjà pas mal ma vie. Ce le sera fort probablement jusqu'à ma mort. Dieu merci, je ne suis pas obsédé par le sexe. Je peux passer de nombreuses années sans avoir de relations sexuelles. La plupart des gens deviendraient fous sans avoir des relations sexuelles sur une base régulière. 

            Bref, je me sens béni par Dieu de ce point de vue. 

            Cordialement,

            Cyrus


          4. Avatar de Lou

            Bonjour M.Cyrus,

            Je suis convaincue qu'une femme pourrait vous aimer. Encore faut-il que vous en laissiez une vous approcher ! (Emotionnellement). 

            C'est pour ça que je dis "qui joue" les demoiselles en détresse pas qui en est une. Par bien des côtés ma soeur est bien plus forte et résiliente que moi. Tant physiquement que mentalement. Elle est ingénieure civile et commande des hommes sur des chantiers. C'est le genre qui demande à son mari de lui ouvrir son pot de cornichons pace qu'elle sait qu'il aime se sentir utile alors qu'elle pourrait très bien le faire seule.

            Je suis curieuse : pourquoi le franc parler vous dérange venant d'une femme ? 

            Si vous étiez catholique, vous auriez l'option de devenir moine (j'ai pensé à devenir nonne un temps).

            Bien à vous,

             


          5. Avatar de
            Anonyme

            Bonjour M. Léonidas,

            J'ai en effet choisi le bonheur jeune. Ma mère nous a élevé avec l'idée que Dieu voulait notre bonheur et que les temps tristes sont là pour nous raffermir dans notre foi et/ou sont la conséquence de nos péchés.

            Autant vous dire, qu'aller à l'université publique après avoir été entourée de personnes qui pensent comme moi, ça a été un choque. 


          6. Avatar de Léonidas Durandal

            Bonjour Lou,

            La joute intellectuelle n’a pas eu une emprise totale sur vous ?

            M.D


          7. Avatar de Lou
            Lou

            Bonjour Monsieur Léonidas,

            Plus jeune oui beaucoup. Vous savez quand on est du genre bonne élève, avec une intelligence académique un peu supérieure à la moyenne, parfois on développe un complexe de supériorité. 

            Mais, je me suis rendue compte qu'au final l'intelligence comparée à la sagesse, ce n'es pas grand chose.

            Et puis, plus j'avance en âge, plus je suis sûre de moi et moins je me sens justement obligée d'avoir toujours raison pour me rassurer. 


    2. Avatar de que la Volonté de Dieu soit faite
      que la Volonté de Dieu soit faite

      Bonjour,Lou

       

      Avec mon mari j'ai l'impression d'avoir vécue un mariage arrangée même c'était pas vraiment cela mais c'est le plus proche comment decrire,mais on se connaissait tellement peu et le vrai amour et venu par la suite.C'est vraiment très byzarre mon histoire et peu commune et je me suis souvent dit que j'étais trop jeune et que j'aurais du bien choisir comme vous dites,prendre plus le temps.

      Je voulais juste rajouter que quand je parle de mariage arrangée qui se rapproche le plus de ce que j’ai eu l’impression de vivre quand j’entends des témoignages etc mais ce sont pas nos deux familles qui se sont concertés.C’est plus que on se connaissait pas bien,on avait vécu peut être une semaine ensemble c’est tout, etc .. et que j’ai appris à bien le connaitre après,on avait juste parler de sujet majeur ce qu’on voulait ou pas,nos croyances,les trucs les plus important par exemple il y avait des sentiments mais pas tant que ça.


      1. Avatar de Léonidas Durandal

        Bonjour madame,

        Je me permets d’intervenir dans votre conversation pour évoquer juste un petit souvenir. Votre histoire, me rappelle que c’est comme cela que les gens se mariaient avant parmi ma classe sociale (pauvre). La société était chargée de protéger l’engagement ou de l’empêcher dans le pire des cas. Désormais, nous sommes bien seuls quand nous suivons ce chemin.

        M.D


      2. Avatar de Lou
        Lou

        Bonjour Madame,

        Je pense qu'il n'y a pas de règle. Je connais des personnes qui se sont rencontrées à des soirées (rallyes mondain avec danse de salon, boites de nuit, concerts technos etc) et qui ne se sont pas quittées depuis et qui sont très épanouies dans leurs couples. Le point commun que je vois parmi eux c'est qu'ils étaient vraiment bien dans leurs baskets à ce moment là. Ils étaient ouvert à la rencontre sans la chercher activement et ils connaissaient bien leur personnalité et quelle type de personne leur conviendrait.

        A l'inverse en tout début de vingtaine, j'avais rencontré quelqu'un avec qui la relation était très toxique. Nous avons eu un "coup de foudre"et "des papillons dans le ventre".  Il voulait se marier vite, avoir un enfant vite et j'ai toujours trainé des pieds parce qu'au fond dès le 3e mois je savais qu'on avait rien à faire ensemble. Mais j'étais très mal dans ma peau alors et, je me sentais flattée qu'une personne qui correspondait à tous les critères de succès de notre époque s'intéresse à moi. Donc je me laissais faire car j'appréciais l'image que nous donnions en société. Et pareil pour lui. Ce "coup de foudre" c'était la rencontre de deux failles narcissiques.

        Bref j'ai mis un terme à la relation et il m'a accusée de ne l'avoir j'amais aimé. Il n'a pas tort. Ce qu'il ne veut pas admettre, c'est qu'il ne m'aimait pas non plus et que s’il souffrait de la rupture, c’est parce qu'il était blessé dans son orgueil que je le quitte et non parce que je ne l'aimais pas.Mon amour, il s’en fichait.

        Avec mon mari, c'était différent. Un coup de foudre aussi mais pas de papillons dans le ventre. Au contraire, une grande tranquillité, tout allait de soi. Comme si nous avions toujours été en couple. D'ailleurs le lendemain du jour où on s'est rencontrés tous nos proches nous ont dit séparément qu'ils attendaient avec impatience notre mariage.

        Du coup, je pense que l'amour romantique durable existe mais nous le confondons avec une attirance sexuelle mêlée de névroses. 

        Bonne journée,

        Lou

        Ps : Monsieur Léonidas, la petite Chiara a bien fait de vous demander plus de temps pour éditer les commentaires. C’est assez agréable de se relire sans se presser ! Je fais peu de fautes en écrivant sur papier mais sur écran j’ai besoin de beaucoup de temps pour me relire !


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