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Antiféminisme Aimeles

Il n’y a pas les bonnes et les mauvaises féministes

Publié le 3 janvier 2010 par Léonidas Durandal à 0 h 00 min

Il y a de très grandes différences entre le mouvement hoministe et féministe. Par beaucoup d’aspects, ces deux mouvements sont irrémédiablement opposés sur la forme et souvent par le fond. En effet, le mouvement dit féministe, est :

_ Un mouvement indépendantiste par nature : cette indépendance se conçoit dans une lutte contre les hommes et leur pouvoir, ou pour une affirmation du droit des femmes, jamais dans la perspective d’une société plus harmonieuse. Les féministes égocentrées sur le combat des femmes, en ont, naturellement oublié, les hommes et les enfants, comme des composantes inutiles à leur libre épanouissement (les féministes n’ont-elles pas été jusqu’à combattre la notion même de maternité) ou qui devaient leur être soumis (la souffrance des hommes n’existe pas, celle des enfants doit se résumer à celle de la mère). Les enfants doivent être avortés s’ils dérangent une femme, s’ils ne sont pas parfaits (eugénisme). Les enfants doivent être «gardés» par la femme, quand bien même celle-ci serait malade, incapable ou une mauvaise mère (terme que les féministes ont en horreur, car il ne peut exister de mauvaises mères). Les hommes sont ici pour payer une pension, les papas-portefeuilles, au mieux et pour aller en prison s’il trouve le système injuste, ou s’ils gênent une femme malade.

 

_ Le féminisme a toujours évité la confrontation entre ses différentes cellules :

http://sisyphe.org/spip.php?article3208.  

Elles se sont concentrées à lutter contre les hommes, oubliant bizarrement leurs oppositions radicales. Je dis que cet oubli n’est pas innocent. Aucune féministe n’a jamais cherché la vérité mais à imposer sa domination sur l’ensemble de la société. Or, attaquer les hommes sur plusieurs fronts, sans s’opposer entre elles, était le bon moyen pour y arriver. En effet qu’y-a-t-il de commun entre une féministe qui prône une libération sexuelle totale de la femme, d’une autre qui pense que certaines images dégradent la femme, d’une autre qui pense que la sexualité avec un homme perpétue la domination des femmes. Il devrait y avoir une opposition frontale, et pourtant il n’en est rien. On peut multiplier les exemples sur de nombreux autres sujets : la prostitution (liberté ou dégradation du corps?), l’avortement (sans conscience ou rationalisé), le mariage (protecteur ou entrave profonde). En fait sur tous les sujets que les féministes ont abordé, on pourrait faire émerger l’opposition profonde qui existe entre tous les mouvements féministes. Si cette opposition sans affrontement s’est perpétuée, il n’y a qu’une explication possible : les féministes se sont entendues tacitement pour éviter l’affrontement idéologique et pouvoir assoir leur domination culturelle, contre les hommes.

 

_ Le féminisme déteste la féminité, car alors, il faudrait reconnaître que les rapports entre hommes et femmes pourraient être complémentaires, alors qu’elles ne peuvent les percevoir qu’opposés. S’il fallait admettre la complémentarité des hommes et des femmes, il faudrait contester la notion même d’égalité. Or c’est bien connu, hommes et femmes sont égaux, réfléchissent pareils, leur cerveau est culturellement sexué et donc cette différence est factice, et il faudrait qu’on soit tous identiques, des individus qui ne connaîtraient pas l’altérité, finalement des individus sectaires qui ne reconnaîtraient pas la différence chez l’autre. Les féministes confondent, en fait, la notion de citoyen, à celle d’être psychologique. Elles calquent des représentations politiques dans le domaine culturel et naturel et ne comprennent pas que, et la culture, et la nature ne répondent pas à leurs demandes. Alors il faut, dans leur folie totalitaire, que, et la culture, et la nature, leurs soient soumis. Cette folie totalitaire abouti, comme on le voit aujourd’hui, à la destruction de la cellule familiale, à l’augmentation des dépressions, à la mise à la rue de millions de personnes, au meurtre de millions d’enfants, au développement d’un esprit eugéniste… les féministes sont des tyrans déguisés en êtres faibles. Bref le féminisme est et a toujours été un mouvement totalitaire, communautariste et sectaire (puisque personne ne peut s’y opposer, même entre elles). A côté, de cela, le mouvement hoministe s’est développé dans une tentative de réconciliation (qui échoue) :

 

_ L’hominisme s’est construit, non pas dans une volonté de domination de la part des hommes sur les femmes ou dans un désir d’indépendance par rapport aux femmes, mais en opposition à un féminisme dit radical. Jamais les hommes ne se seraient érigés en association de lutte pour la reconnaissance de leur sexe, si les féministes ne les avaient pas provoqué à le faire. Les hommes s’ils ont établi une domination sur la société, ce qui reste à prouver (en particulier dans la cellule familiale), l’ont toujours fait “>

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20 Commentaires

  1. Ping de Lou de sexe femelle:

    Je ne peux pas répondre au commentaire sur le patriarcat et l'islam. Je commente donc ici : le patriarcat n'est ce pas une organisation dans laquelle l'homme a l'autorité sur la famille et est chargé de subvenir aux besoins de sa famille ? Dans ce cas l' islam est bien un patriarcat.

    • Ping de Léonidas Durandal:

      Bon, eh bien, il va falloir que je finisse par le faire cet article sur le livre de Sylvain Durain, “ce sang qui nous lie”…

      Pour donner un début de réponse : si un homme est mis à la tête de sa famille par sa mère et qu’il respecte les attentes de la mère de ses enfants, nous ne sommes évidemment pas dans un patriarcat.

      Il y a encore pleins de signes qui montrent que nous n’avons pas affaire à un patriarcat dans l’Islam. Songez seulement à la peur de la femme amante chez eux et à la glorification de la femme mère, de la déesse mère devrais-je dire plutôt.

      Comme je l’ai déjà précisé dans un autre de mes articles, il s’agit ici d’un combat entre les mères et les amantes, entre l’Occident et l’Islam féminisés, sachant qu’en Occident, des forces soutiennent aussi les mères et qu’en Islam, contrairement à ce que nous pourrions imaginer, des forces soutiennent aussi l’amante. Mais ce n’est qu’un combat de femmes par hommes interposés. D’où l’immense difficulté à débattre sérieusement sur le sujet actuellement. Les amantes qui veulent devenir mères ou les sont déjà, ont des difficultés à s’attaquer aux mères. Quant aux mères, parfois, elles voudraient bien laisser l’amante vivre. Du coup, nous avons des débats surréalistes qui n’ont ni queue ni tête. Les uns et les autres disent vouloir défendre la femme… et ils ont tous raisons en fait. Ils veulent bien défendre la femme, mais cela dépend de laquelle on parle.

      L’entente, le compromis est impossible entre ces deux plaques tectoniques. Cependant, comme je l’ai déjà précisé, ce devrait être la mère qui l’emportera. La mère l’emporte toujours, simplement d’un point de vue démographique, mais de bien d’autres points de vue encore.

  2. Ping de Léonidas Durandal:

    "Fatiha Agag-Boudjahlat : « On ne peut pas être féministe quand on se soumet au patriarcat arabo-musulman » [Vidéo]" Breizh du 21/10/2019.

    Il faudrait déjà que l'Islam soit un patriarcat pour avoir une discussion sérieuse de ce point de vue. 

  3. Ping de Léonidas Durandal:

    “Peggy Sastre : « #MeToo a été accaparé par un féminisme aux allures de religion »”, Le Point du 03/10/2018.

    Ce qui est dingue, c’est de voir celles-là servir de caution aux autres, sans qu’elles ne s’aperçussent du rôle qu’elles jouaient.

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