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AIMELES Antiféminisme

Il se suicide dans une école, ils n’entendent rien.

Publié le 16 mai 2013 par Léonidas Durandal à 0 h 00 min

 

Un déséquilibré. Connu des services sociaux. Le personnel scolaire a fait son travail. Il n’a pas réussi à entrer. Psychologiquement instable. Un de ses enfants avait été scolarisé dans l’école pendant un temps. Connu des services de police pour des « violences intra-familiale ». Etat dépressif.

Le lexique du mensonge et du déni.

 

Toujours ce même français médiatique odieux qui sert à conforter une foule des crétins féminisés dans leurs certitudes orgueilleuses. Circulez, y-a rien à dire. Grâce aux gardiens de la méganorme qui ont bien fait leur travail, les mots n’existent plus, ou plutôt, on leur donne un sens dysconvenu, comme pour le mariage qui pourrait tout d’un coup, devenir homosexuel, ce à quoi pas mal de gens finissent par adhérer. Des massacreurs de sens, des tueurs de langue, des mangeurs de cerveaux, totalitaires de la rééducation qui élargissent le sens des mots pour mieux nous contrôler. La méganorme doit tout englober, et celui qui l’écoute doit en comprendre le sens caché qui est celle d’une métanorme réductrice au possible. La diversité des mots, laisse place à des mots qui ont tous les sens, mais dont on doit reconnaître la signification, qu’on soit du côté de l’émetteur ou du récepteur. Ce procédé hypocrite a pour but de masquer une vérité qui serait trop difficile à entendre. Ici, l’homme en question, est indirectement dénigré pour que personne ne puisse s’interroger sur ses motivations. Par « connu des services de police », il faut comprendre « veuillez le reconnaître comme un marginal ». Par « violences intra-familiale », ou par « empêché par le personnel de l’établissement », il faut entendre « il voulait s’attaquer aux enfants ». Par « déséquilibré » ou  « mal dans sa peau », il faut se convaincre qu’il n’avait pas de bonnes raisons de faire ce qu’il a fait, alors même qu’il n’a violenté personne, si ce n’est lui-même. Ici, le champ lexical tente de nous convaincre que le suicidé était menaçant et dysfonctionnel. Grâce à ce biais, les détenteurs du langage fabriquent un crime de toutes pièces, pour que tous, nous puissions détourner pudiquement le regard de l’innocence d’une victime qui nous obligerait collectivement à nous remettre en question. Notre société tente ainsi d’échapper à ses responsabilités réelles en se racontant des histoires, en ignorant des faits objectifs, en les passant sous silence. Le forcené est mort, sans avoir tué personne, alors qu’il en aurait eu l’occasion, mais il faut quand même l’assimiler à un probable assassin d’enfants qui a été empêché d’agir, et non qui aurait été provoqué, par tout un système social. Les hommes politiques se montrent rassurants, les journalistes hésitent à retranscrire une forme de panique. Finalement, malgré cet homme, nous sommes en sécurité et nous l’avons toujours été. Il en découle de faux débats qui se multiplient autour de la libre circulation dans les écoles, d’appels à la responsabilité et à la dignité, des attitudes de chacun lors du drame, ou comment nous pourrions soulager nos enfants de leurs angoisses sans toutefois vouloir leur donner une explication plausible. Il faudra donc prendre des mesures pour éviter que de tels faits ne surviennent, encore, surtout devant des enfants. Il faudra barricader les écoles, toujours plus, pour éviter que ce genre de comportement coupable, fou ou marginal ne puisse se reproduire. Barricader toujours plus, pour se poser toujours moins de questions. Ainsi, on s’interrogera toujours moins, en utilisant une langue toujours plus hypocrite, prévenants face aux conséquences de notre échec, mais ignorants des causes de celui-ci.

 

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L’inversion réelle des responsabilités.

 

Il est mort et on le désigne pourtant comme bourreau ou malade. Il s’est fait violence mais d’autres en furent victime. Un petit interviewé l’affirme, face au micro évidemment tendu vers lui par tous ces journalistes qui cherchent à saisir la vérité dans la bouche d’un enfant : « j’ai cru que c’était un terroriste ». Et d’une certaine manière, comme tous les enfants, il dit la vérité. Son jeune esprit préparé, longtemps à l’avance, le ressent ainsi. Il y a cru. Comme tous les autres, il regarde les journaux télévisés, voit des films, écoute ses parents discuter de sujets sérieux, et il a commencé à intégrer la novlangue. Il était prêt à voir un terroriste débouler dans son école. Mais il a tout de suite compris qu’il s’était trompé. Les adultes lui ont expliqué. C’était pas un terroriste. C’était un fou malade. Qu’importe qu’en vérité, il s’agisse d’un papa en détresse comme il y en a eu tant d’autres auparavant. Les papas ne peuvent pas se transformer en fous malades. Et les fous malades, « >

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15 Commentaires

  1. Ping de Léonidas Durandal:

    « Californie: 5 morts dans la fusillade, la femme du tireur première victime », AFP du 16/11/2017.

    Cachez ces souffrances que je ne saurais voir,

    Les drames familiaux, ça n’existe pas

    Retirez les armes du désespoir

    Tant que l’illusion vit, nous pouvoir y croire.

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